Ordre Royal des Chevaliers de la Licorne


 
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 Un cavalier isolé...

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Guillaume_de_Jeneffe

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MessageSujet: Un cavalier isolé...   Mer 2 Avr 2008 - 9:58

Guillaume avait pris une monture, sans réellement faire attention à son choix, au sein du haras. Lui jettant la selle sur le dos, l'harnachant comme cela était de mise, accrochant une épée à l'arçon, il la mena ensuite par la bride hors de la forteresse. Saluant au passage les gardes de Ryes, il fit encore quelques mètres avant que de se mettre en selle. Et ne pas bouger...

A quelques encablures, la forêt, et ses mystères mystérieux, dans son dos, dominant le paysage par sa masse comme il espérait que la Licorne dominerait la chevalerie par ses qualités, la forteresse. Et au milieu, un chevalier, fatigué, cible des vents normands comme des passagers découragements. Chemise de cuir bouilli, comme souvent, cape sombre qui le recouvre, et avec lui l'arrière-train de son cheval, fusionnant les deux êtres en une masse étrange, et barbe qui n'a plus été rasée depuis trop longtemps...

Et chevalier qui pense, qui songe à tous ses modèles, tous ses amis, aujourd'hui disparu. Eux qui lui ont tant appris, eux qui n'ont cessé de transmettre leur savoir, eux qui l'écrasaient par leur présence, malgré leur mort. Et chevalier qui se maudit de vivre alors qu'ils ont disparus, eux qui, certainement, auraient fait bien mieux que lui... Eux qui menaient leurs actions jusqu'au bout, eux qui savaient fédérer les hommes par leurs actes et leurs paroles... Alors que lui ne savait que parler, parler et encore parler, sans agir comme il le devrait, oubliant sa mission... La seule pour laquelle il donnerait tout...

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MarieAlice a écrit:
Ensuite, pas mieux que Guillaume

Cerridween, un jour qu'elle regrettera probablement longtemps, a écrit:
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Guillaume_de_Jeneffe

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MessageSujet: Re: Un cavalier isolé...   Jeu 3 Avr 2008 - 9:23

Seule mission... et chevalier seul. Guillaume ressassait encore et toujours ces mêmes pensées, ces mêmes visages, ces mêmes regrets. Ce qu'il se sentait usé aujourd'hui, usé et fatigué jusqu'à la corde par les années, les guerres, les trahisons, les déceptions, les insultes, les échecs. Usure qu'il ne pouvait, qu'il ne devait laisser transparaître, jamais. Usure qu'il avait toujours dissimulé derrière un rempart de dissimulation. Ne rien laisser paraître, pour ne décourager aucun de ses proches. Depuis des années, il en avait vu des chefs qui réduisaient leurs troupes à néant en laissant percer leurs hésitations, leurs craintes, voire leur incompétence.

Chevalier qui s'était de plus en plus isolé pour éviter que cela ne se passe ici. Au point que peu nombreux devaient être les vivants sachant le percer à jour... Y en avait-il encore seulement? Qui savaient lire en lui comme les antiques chevaliers le pouvaient, anticipant ses réactions, ses hésitations, ses actions... Personne, visiblement, ou du moins personne qui n'osait le dire...

Et toujours, le chevalier restait seul, comme abandonné de ses soeurs et de ses frères...

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Cerridween

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MessageSujet: Re: Un cavalier isolé...   Jeu 3 Avr 2008 - 12:16

De l’air !

La rousse toujours de noir vêtue descend les escaliers menant à la chambre de son frère avec une impression d’oppression. Trop d’évènements, trop de pression, trop de douleur refoulée aujourd’hui, trop d’émotion, trop de secrets et trop d’interrogations. Le cas d’Enguerrand la tracasse… pour l’instant il dort, emporté par Morphée qu’il n’a pas vu depuis un éternité. Cet espace de répit, sans que l’Autre ait emprise sur lui, devrait lui permettre de prendre un repos que la rouquine juge indispensable. Se battre sans avoir dormi contre un assaillant parait plus difficile à tout bon combattant qui se respecte. Il n’en était pas autrement pour Enguerrand et ses visions… et il est si pâle et si maigre… et que lui administrer après le pavot ? La solution qu’elle a trouvée ne peut être que temporaire. Trop dangereuse à manier, trop hasardeuse, il pourrait ne plus se réveiller… elle n’a pas dormi de la nuit à se brûler les yeux à la lueur d’une bougies sur des parchemins et des livres, traités de médecines et d’herboristeries, sans avoir une once de réponse ou une toise de piste de remède valable…


L’air froid du dehors lui arrive au visage et elle prend une grande respiration, aussi profonde que celle d’un naufragé qui sort la tête de l’eau après une apnée trop prolongée… de l’air… elle ferme les yeux un instant… elle a oublié. La notion du temps, le printemps qui s’annonce avec les chants des oiseaux qui se font plus présents, les forêts, Beaumont… Laïs… sa fille toujours à Bazas et dont elle a peu de nouvelle… elle s’est oublié dans les autres et le travail, cherchant à se perdre à travers les lignes de livres, les mots de son frère Errant, les veilles, les insomnies, pour tenter de laver le deuil et la douleur, oublier son absence si oppressante… que de devoirs oubliés et refoulés… Cerridween ouvre ses yeux fatigués et cernés par la fatigue. Elle regarde les alentours de la forteresse… les écuries… Hadès… elle l’a négligé ce grand shire, beaucoup trop. Elle se mord la lèvre inférieure… une promenade serait un bon moyen d’oublier doutes et peurs pour un moment.

Les pas de la rousse la mènent jusqu’au boxe de la monture sable qui hennit à son arrivée.


Je sais, je suis impardonnable… lui murmure Cerridween, caressant avec délicatesse la tâche blanche qui orne son chanfrein.

Hadès l’avait adopté facilement avec tout le bon caractère dévolu à sa race… était-ce également parce qu’elle était la sœur de son propriétaire ? Nul ne saurait le dire et qu’importe. Cerridween passe doucement la main sur le flan de la monture… décrassage obligatoire… qui s’avère long vu la taille de la monture et celle de la cavalière qui doit même monter sur un tabouret pour pouvoir brosser convenablement la croupe du l’immense quadrupède. Une fois le pansage accompli, la rouquine harnache Hadès qui trop content de sortir se laisse faire avec une docilité militaire. La rouquine empoigne les rênes et après avoir trouvé un promontoire enfourche le shire qui piaffe d’impatience avant de partir au petit trot sans avoir attendu l’ordre de sa cavalière.

Cerridween laisse faire… lâcher prise… laisser faire sa monture… épouser ses mouvements, qui sous la foulée de plus en plus rapide, s’amplifient… sentir le vent sur son visage… fermer les yeux… faire confiance à cette masse de muscle qui l’emmène loin…n’entendre que les pas lourds du shire qui piétinent la terre comme sur un roulement de tambour… partir loin… la rousse lâche les rênes et se cramponne à la scelle…

Oublier...

Lorsqu’elle ouvre les yeux, la forteresse a largement rétrécie… Hadès ralentit lentement, comme rassasié par la course effrénée qu’il vient d’effectuer. La rousse s’étend sur l’encolure puissante de l’animal et le flatte de quelques tapes qui résonnent sur la peau marbrée d’écume. Elle reste là, allongée, humant l’odeur fauve du cheval, les yeux fermés, laissant son corps se vider un instant des tensions qui l'habitent et son esprit vagabonder sans peur ni doute qui viennent le noircir… puis elle réouvre les yeux et soupire. Il faut rentrer. Enguerrand se réveillera bientôt et elle ne veut pas le laisser seul trop longtemps.

La rousse tourne bride pour entamer le retour… passer par la forêt pour prendre un raccourci. Au pas, elle commence à traverser l’immensité dont les frondaisons verdissent sous le souffle du printemps… un instant elle trésaille… il y a un cavalier. Elle se croyait seule. Une simple inspection suffit à le reconnaître. C’est le Grand Maistre, Guillaume De Jeneffe… le Flamand est seul et perdu dans ses pensées. Il semble si seul à cet instant et en ce lieu… Un maistre est toujours seul et celui-ci lui a toujours paru énigmatique… La rousse hésite un instant… le laisser ou aller le sortir de sa rêverie ? Cette solitude si pesante ne dit rien qui vaille à la rousse qui décide de s’avancer. Au pire le Grand Maistre la renverra avec fracas s’il ne veut pas de sa présence. Ne voulant pas arriver en traître, la rousse pousse son cheval au petit trot pour s’approcher bruyamment, ce qui ne manque pas de faire tourner la tête du Flamand.

La rousse ralentie sa monture et une fois arrivée à sa hauteur, fait un signe de la tête et le salue :


Le bonjour, Grand Maistre…

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Guillaume_de_Jeneffe

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MessageSujet: Re: Un cavalier isolé...   Mer 16 Avr 2008 - 0:04

Voila. Cela y était, le calme était brisé. Pas qu'il le regrettait, bien au contraire. Mais bien qu'il ne s'y attendait pas. Et qu'il se sentait toujours pris en défaut lorsqu'il n'avait pas anticipé quelque événement que ce fut. Aujourd'hui, c'était à la jeune Vergy de venir jouer les trouble-solitude.

Quoiqu'elle semble estre elle aussi dans une situation bien semblable. Isolée, comme perdue dans cette existence qu'elle a choisi et qui lui offre le soulagement de l'oubli. Oubli dans l'effort, oubli dans la douleur, oubli dans l'ouvrage. Et peine qui se sublime dans l'Ordre, qui lui donne l'énergie d'estre celle que tous voient, et admirent.

Les deux cavaliers, les deux isolés, poursuivis par un destin qu'ils se sont eux-mesmes choisis, qu'ils avaient eux-mesmes forgés, qu'ils avaient eux-mesmes accepté, se retrouvaient donc. Sous un soleil bien faible, bien incapable de réchauffer la Normandie, les deux longues chevelures flottaient au vent, ceignant deux guerriers.

Guerriers dont les paroles restent mesurées. Peu loquaces dans cet environnement qui incite plus à la méditation qu'aux babillages. Heureusement, aucun des deux n'avait cette envie.


- Le bonjour damoiselle, je ne vous avais point entendu, sourit ironiquement le Flamand. Cela fait bien longtemps que nous n'avons su nous parler... depuis Beaumont je pense...

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Cerridween

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MessageSujet: Re: Un cavalier isolé...   Ven 18 Avr 2008 - 9:46

Le Grand Maistre semble surpris…

Il faut dire qu’on a vite fait de se sentir seuls dans cette mer de frondaisons naissantes. Ryes n’attire pas beaucoup de voyageurs, ni de villageois. La forteresse est l’objet de légendes, de rumeurs sur ses murs et ses habitants qui lui conférait une aura à la fois inquiétante et légendaire. Le fait que ce soit une des forteresses du Royaume les mieux gardées ne devait qu’amplifier l’effet…

Le Grand Maistre orne son visage de son léger sourire habituel, qu’il semble utiliser de la même façon que la rousse, rempart et arme à la fois…


Le bonjour damoiselle, je ne vous avais point entendu. Cela fait bien longtemps que nous n'avons su nous parler... depuis Beaumont je pense...

Coup dans le cœur de la rousse et rappel de blessures physiques et morales…
Elle l’avait presque oublié…
Accrochée à ses rênes, loin de Ryes et de tout, le noir du deuil, glu indélébile, avait pour un temps lâché son emprise sur son âme qui cicatrisait difficilement comme un plaie soumise sans cesse aux accros et aux mouvements. Le nom de ce lieu si cher était devenu pénible à entendre, théâtre d’un drame, d’un deuil, d’une perte…

Beaumont oui… ils n’avaient pas parlé depuis Beaumont… elle se rendit compte qu’elle n’avait remercié personne. Ils étaient tous venus… tous ceux qui le pouvaient, encore blessés pour certains, depuis fort loin pour d’autres. Pour lui et son souvenir, pour la Licorne, pour elle et ses proches. Malgré les larmes, la douleur et la peine, elle avait senti la puissance de ce symbole qu’elle portait sur le dos, la force de la cohésion de l’ordre, la fraternité qui n’était pas qu’un vague mot creux sans résonance. Elle avait été entourée par eux, soutien tous à leur façon et selon leurs moyens, de sa douleur.

La rouquine serre les dents. Faible sourire et mine blanche :


Oui Beaumont… je vous sais gré d’être venu comme tous et toutes de Ryes qui ont fait le déplacement. Tout cela reste encore… fort douloureux. Mais c’est ainsi et aux vues des derniers mois, je n’ai pas l’exclusivité des malheurs et peines.

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MessageSujet: Re: Un cavalier isolé...   Lun 5 Mai 2008 - 22:33

Son coeur saignait. On pouvait presque le deviner à travers ses cheveux plus flamboyant que de coutume, dans ses yeux qui se plissent quand ses machoires se serrent. L'errante en avait beaucoup vu, trop diraient certains, mais ceux-là connaissaient-ils la chevalerie? Guillaume était persuadé du contraire. Qui savait d'ailleurs ce qu'était la chevalerie avant d'avoir suivi pendant de longues années les aléas de l'existence d'un tortil fièrement porté? Avant d'avoir perdu ses amis, ses frères, dans des guerres qui anéantissent bien des maisons? Avant d'avoir vu et fait couler le sang? Avant de s'estre oublié dans la bataille? Avant d'avoir fusionné avec son épée et son écu pour ne devenir qu'un métal vivant, formé à vaincre et à mourir dans l'honneur?

Et la rousse, comme les autres dames de l'Ordre avant elle - étrange fatalité que celle-ci, ne faisait pas exception à la règle. Frère, modèle, qui lui fut enlevé bien trop vite, devant ses yeux. Elle était sur la falaise entre la vie et la chute, entre l'honneur et la perte de soi. Et le Grand Maistre, comme tout un chacun en Ryes, avait pour devoir de l'empescher de disparaistre. Cette solidarité que certains ne peuvent comprendre, elle vivait ainsi, éprouvée et renforcée dans la douleur, seul endroit où elle pouvait réellement s'exprimer.


- Le malheur... La peine... Oui, ils ne nous quitteront jamais. Comme ils ne quitteront jamais ce monde si nous les laissons vaincre. Là est notre destin, faire de nos souffrances nos armes futures. Belles paroles que celles-ci, n'est-ce pas? Pour un peu, je pourrais passer pour quelque trouvère dépourvu de talent. Mais mesme lui saurait mieux chanter les tristes règles de notre existence avec plus de force.

Petite respiration, dont il profite pour éloigner son regard de la Vergy, et se perdre dans la contemplation des environs.

"Mais eux ne savent pas ce que nous vivons. Et le sauraient-ils qu'ils le refuseraient. Là est la triste vérité, la seule qui doit estre souvenue, et répétée à ceux qui viendront après moi, après vous. La chevalerie a quitté les banquets et les bals pour reprendre possession de la vie, de l'existence réelle. Elle a aujourd'hui les pieds dans la douleur et la teste dans la réflexion. Et si cette douleur, un jour, submerge notre esprit, alors, seulement, le tortil aura perdu sa valeur."

Et voila, il avait encore réfléchi à voix haute... Mais cette fois, il n'était plus seul et venait de se confier à quelqu'un, inconsciemment, se reposant sur elle, confiant en son interlocutrice, mais lui faisant endosser plus énorme responsabilité encore.

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MarieAlice a écrit:
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