Ordre Royal des Chevaliers de la Licorne


 
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 [Lieu] Auberge du Vieux François

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Zalina

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MessageSujet: Re: [Lieu] Auberge du Vieux François   Ven 13 Fév 2009 - 23:29

Tout en attendant la réponse de la jeune Lionne, Zalina ne put retenir une fuite de son regard sur la discussion entre Enguerrand et ce fameux messager. Mackx avait piqué sa curiosité avec cette histoire et cette missive avait finit par la titiller.
Devait elle pour autant céder à la tentation et foncer sur le Capitaine pour lui prendre le parchemin des mains ? Non. Elle attendrait patiemment. Difficilement mais patiemment.
Dieu que la patience n’était pas son fort !
Enguerrand finit enfin par décacheter la précieuse et mystérieuse lettre et la parcourut. La Peste ne le quitta pas du coin de l’œil, se foutant royalement de la discrétion, politesse et autres choses de ce type. Elle voulait savoir ce que cette lettre contenait pour que ce messager ait mit son Responsable du Poste de Garde dans un tel état.

Et elle finit par le savoir.
Sans même avoir vu l’écriture y figurant, sans même y avoir vu le sceau de près. Un simple échange oculaire avec le Maistre de Guerre suffit.
Il lui offrit le même regard qu’avait Guillaume au moment de les mener au combat. Le même regard qui s’était tourné vers la Peste avant de lancer son étalon à la charge le jour de sa disparition. Le regard qui dit qu’il va falloir y retourner. Parce que c’est notre mission, notre vie et que l’on ne saurait faire autre chose.
La jeune femme ne savait ni où, ni quand, ni qui. Mais elle savait que les armes allaient devoir être vérifiées et aiguisées, que les chevaux allaient devoir être ferrés et le matériel préparé. Une nouvelle mission venait de leur être confiée.

Zalina soupira, hocha la tête en direction de son Frère et reprit une bonne rasade de Génépi.
Le Maistre de Guerre commandant deux chopes de bière et de quoi écrire, elle avait encore quelques minutes devant elle. Peut être les dernières de relatif repos avant un long moment. Peut être les dernières avant un repos plus définitif.
Ayant obtenu la réponse qu’elle attendait de la missive, elle laissa le Capitaine gérer ses affaires. Autant profité de ces quelques minutes pour s’assurer qu’Adrian et Bérénice lui disaient tout. Si elle devait partir vers sa mort, elle ne pouvait plus attendre que le Fauconnier se décide à lever le mystère sur les raisons de leur présence, les vraies raisons de leur présence à Ryes.

Adrian jouait avec son verre et le précieux contenu. Tant que le dit contenu ne finissait pas sur la table elle n’avait rien à dire. Mais la Peste surveilla la moindre goutte perdue. Cela aurait été un sacrilège que de gaspiller du Génépi. Surtout qu’elle n’avait pas encore eu le temps de fouiller chaque pierre du bureau de Bralic et des catacombes pour y trouver les réserves du Destructeur.
Le jeune homme semblait plus intéressé par une autre étude. Tant mieux me direz vous. Il vaut mieux qu’il s’intéresse au travail des forgerons de Ryes qu’à l’alcool.
Mais cela ne répondait toujours pas à sa question. Que venaient ils chercher tous les deux à Ryes ? Protection ? Racines ? ou juste un passe temps ?
La technique de l’observation tout en faisant comme si on ne savait rien pour tout se faire expliquer, et par la même apprendre quelques détails intéressants non connus jusque là, était efficace, mais pas assez rapide au goût de la Peste ce jour. Elle devrait sûrement suivre Enguerrand dès qu’il sortira de cette auberge. Et elle n’avait pas du tout envie de partir sans savoir.

Le fauconnier se décida enfin à reprendre la parole. Sa mère était chez son frère en Condé et pas au mieux de ses capacités, çà il lui avait déjà dit.
Que son oncle ne s’occuperait pas de sa nièce, une nouvelle information mais qui ne faisait pas vraiment avancer le problème de base. Quoi que…
Visiblement le sujet touchait le jeune Riddeermark plus qu’il ne voulait le laisser paraître. Mais quelle partie exactement ? Et pourquoi ? Zalina fit comme si elle n’avait rien remarqué. Un petit jeu tout simple qui consiste à jouer les aveugles naïves pour obtenir la confiance et les confidences. Une simple habitude quand on le pratique depuis ses 5 ans.

Allez Fauconnier. Protection ou Racines ? Le simple passe temps ne cadrait plus avec son regard humide. La visite était officielle et d’importance pour lui. Et même capitale d’après l’hésitation dans le choix des mots.

Protection donc…
Zalina aurait préféré que ce soit Racines. Elle ne se sentait plus apte à protéger quoi ni qui que ce soit depuis la disparition de son Maistre. Si Lui, elle n’avait pas pu le garder libre et en bonne santé, que pouvait elle faire pour les autres ?
Elle ouvrit la bouche pour vérifier s’il n’y avait pas d’autres solutions quand Adrian l’acheva avec son « seul recours en ce monde ».
Et ba mes pauvres gamins, vous n’êtes pas dans la merde.

Bon on reprend.
Les services du Destructeur, oui. Ca, la Peste ne va pas le contredire. C’est lui qui a mis en place toutes les défenses de la forteresse. Et il était loin d’avoir réaliser que cet ouvrage et tout citer serait trop long. Mais essayer cette méthode avec la Peste était plus que risqué. Les résultats se résumaient principalement avec un renvoi à coup de pied dans le troufion.
Bérénice prise en écuyère à Ryes. Ca ne se fait pas comme çà. La gamine est bien gentille mais peu bavarde, ne lâchant pas son frère et n’aimant pas monter à cheval. Que sait elle du travail d’écuyère et saura t’elle tenir la cadence de la Licorne ? Intégrer la Licorne est loin d’être une sinécure.
Par contre, si c’est pour la mettre en sécurité loin des querelles de sa famille… là effectivement…
Les émeraudes de Zalina passèrent de la jeune fille à son frère à plusieurs reprises avant qu’elle ne prenne la parole.


Mmm.
Je ne puis vous donner de réponse sans en avoir référé au Haut Conseil. Mais j’ai deux questions avant. Une pour chacun d’entre vous.


Encore un balayement des deux paires d’yeux avant de se fixer dans ceux de la jeune Lionne. Honneur aux Dames parait il.

Jeune fille, votre frère m’a fait part de son souhait. Mais quand est il du votre ?
Avez-vous compris ce qu’il vient de demander ?


Bon oui, çà fait deux questions, mais qui n’en fait qu’une si on y regarde de près.
Quand à la réponse, la Prévôte la connaissait sûrement déjà. Vu le jeune âge de l’héritière et la façon dont elle s’accrochait à son frère, elle ne serait probablement pas emballée par l’idée et n’avait certainement jamais eu à prendre de décision.
Mais Zalina devait savoir. Ryes était un monde à part où les filles choisissent leur destin. Aucune n’était en ces murs suite à la décision qu’un chef de famille avait prise pour elle.

Il y avait aussi le cas d’Adrian à régler. La Haisneuse plongea son regard dans le sien. Elle attendit encore quelques secondes, tentant d’y lire tout ce qu’il essayait de lui cacher.


Et vous Vicomte ? Vous me parlez de la sécurité de votre sœur, des querelles de votre famille et des difficultés inhérentes au domaine… et de votre mère.
Si nous gardons votre sœur en sécurité à Ryes, qu’avez-vous prévu pour votre propre protection ? Ne me dites pas que vous comptez sur vos quatre amis.
regard qui se porte sur la porte par laquelle était sortis les hommes d'Adrien peu avant Ils sont très dévoués, à n’en point douter. Mais si vous pensiez que leur présence suffisait, vous leur auriez confié votre jeune sœur tout en la gardant à vos cotés. Et vous ne seriez pas ici.

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Bérénice de Jeneffe

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MessageSujet: Re: [Lieu] Auberge du Vieux François   Sam 14 Fév 2009 - 10:22

Pour seule réponse de la jeune lionne flamande, Zalina reçu un étrange son impossible à retranscrire par une onomatopée comme c'est le cas pour la plupart de ses cousins, plus ou moins éloignés. Pour plus de précision et pour encourager les imaginations à se représenter la scène et la dite réponse lionesque, il faut imaginer la jeune de Jeneffe, toujours son menton collé sur la table et ses lèvres légèrement avancées et plissées comme un baiser qui se serait voulu exagéré. Si elle avait eu quelques années de moins, elle aurait pu faire des bulles comme les porteurs de langes en font régulièrement tout en se bavant inévitablement dessus. Mais elle se contenta seulement de son bruit buccal accompagné d'un regard en biais à la brune.

'Toute façon, elle avait rien à dire. A part attendre la tambouille qui se faisait attendre, mais qu'elle attendrait parce qu'elle avait pas vraiment le choix. N’empêche si on lui avait demandé son avis, elle n’aurait cessé de répété qu’elle avait fin et ça n’aurait pas fait avancé les choses mais qu’importe. Et re n'empeche, dans une histoire de maman, ben y en avait un qui avait une lampe magique qu’'il suffisait de gratouiller et hop ! Y avait un monsieur qui en sortait et qui exauçait tout ce qu’on demandait. Y a pas ça là? Non? Nan parce que bon, ça fait vraiment fin et ça grouillote la dessous. Pfff...
Et 'toute façon, le vieux lui a coupé l'envie de causer. Ben oui hein, elle a fait un effort et que dalle en retour. Mais il sait pas encore qu'elle lui en veut la mioche. Oh que non... Mais on dit rien. On dit rien! Comme pour le reste d'ailleurs. Parce que là, elle saurait pas quoi répondre de toute façon.


Bah... suis avec 'Drian.... Ben ouai quoi. Ils sont ensemble depuis des jours et des jours, même si pour ça il a fallu passer des heures à se faire peler la peau des fesses sur un canasson inconfortable : et ça on cessera jamais de le répéter. C'était bien parce que c'était lui mais quand même ! Ok elle le referait encore s'il fallait mais là… humm… Elle avait faim. Elle adressa un très léger sourire amusé à la brunette et la regarda avec ses grands yeux vert d’eau pétillants d’une étrange lueur : bêtise en approche ? Moquerie en puissance dans le genre « cause tant que tu veux, je m’en fous, parce que je suis avec mon frère » ? Elle en avait pas rien à faire de la brune, la trouvant gentille ET s’intéressant à elle. Mais c’était pas normal qu’elle soit gentille, personne l’était en dehors de sa maman – mais ça, c’était plus possible- et de son frère. A Condé, les servantes elles se forçaient à être gentilles pour éviter de se retrouver écarteler en place publique (non par le Condé qui en avait strictement rien à secouer, mais plutôt par la Rose en train de partir dans une crise de démence hystérique). Puis c’était pas pareil quoi. Nan alors donc elle l’aimait bien la brunette. Mais fallait pas le montrer ni le dire. Nan parce qu’on sait JAMAIS . Une ruse j’vous dis. Une ruse à tous les coups…

Ouai. Et elle est obligée de la fixer comme ça l’autre là ? L’héritière esquissa une moue de désapprobation lorsque la brune fixa son regard dans le sien. Son petit nez se mit à bouger sous l’effet de la réflexion, si tant est qu’elle réfléchissait la môme. ET non elle lâcherait pas son regard. Quoique là, elle aurait bien été se réfugier dans les bras de son frère. A la réflexion, même les gueuses du prinçouillet étaient moins méchantes. Elle avait rien fait pourtant ! Pour une fois… Elle tenta de glisser un regard d’appel à son aîné, mais n’y arriva pas. Gardant son air sévère, elle se carra finalement dans le fond de sa chaise, ses pieds balançant dans le vide, le bout de ses petites bottes venant taper volontairement contre le dessous de la table en une infantile provocation. Ne serait-il pas un léger sourire amusé qui se dessina sur ses jeunes traits ?


Han han… Finalement une réponse sortie, teintée d’un brin d’indifférence. Elle alla pour en rajouter mais l’autre s’était tourné vers son frère. Ouai alors là non. Non c’est pas potib ma ptite dame hein ! Non non non. Un long raclement de gorge de mécontentement se fit entendre. Non elle se laisserait pas faire de toute façon. Ca va bien. Groumph ! Et le frangin qui la regardait toujours pas ! Mais il avait causé… Juste avant que la brune intervienne.
Ah cette voix, unique repère dans ce monde comme son être si précieux. Elle le buvait en regards pétillants d'une admiration excessive. Elle buvait ses paroles même si elle n’en comprenait pas tous les sens. Sans doute le vocabulaire utilisé qui ne lui était pas accessible. Ou alors son incommensurable contemplation qui lui prenait toute sa concentration.

Ses pieds cessèrent de taper sur la table quelques secondes, le temps qu’elle le regarde. Lui et plus rien n’existait. Tout cela durerait-il ? Dans sa tête oui. Ils seraient toujours tous les deux. Ca ne pouvait être autrement. Mais ça serait inévitablement autrement, tôt ou tard. Lequel valait mieux pour elle ? Ce tôt si proche ? Ce tard toujours trop tôt ? Tout simplement, l’inévitable approchait plus vite qu’elle ne le croyait. A cause des affaires de grands vous voyez…. C'est toujours les affaires de grand qui pèchent de toute façon.

N'empêche que là, elle avait quand même pas dit son dernier mot la demoiselle. Elle avait de qui tenir, son sang était bien celui de ses parents. Et si elle les renierait avec le temps, les haïssant, les maudissant de les avoir laissés, abandonnés alors qu'ils avaient besoin d'eux... Elle avait besoin d'eux, de leurs repères. Adrian était devenu un pilier solide, mais remplacerait-il vraiment une mère et un père? Après tout, il n'était qu'un frère, lié uniquement à elle par le sang de leur mère. C'était la Rose et la Licorne les uniques déclencheurs de ce Destin qui approchait en trombe sur chacun des deux enfants. Si la Licorne d'Or était toujours là, ils ne seraient pas ici. Pas maintenant. Plus tard au moins pour Adrian. Pour elle... une vie terriblement différente l'aurait enveloppée. Mais ce ne sont que des suppositions.

Avec fougue, sautant au bas de son siège et le faisant tomber à terre dans un bruit lourd de bois claquant sur le sol, elle se précipita vers son frère. Nouvelle étrange lueur qui brûlait dans son regard, une lueur qui n'avait jamais brillé jusque là. Elle se posta devant son frère autant que faire se peut - c'est que bon, elle avait beau pas avoir la corpulence d'une baleine blanche, l'espace laissé entre son frère et la table était pas très très grand, et capta le regard de la brune.
Ca allait maintenant. Les mains sur les hanches, elle dévisagea la brunette. C'était un duel de femme. Fin, d'une femme et d'une même pas demi femme. Un petit quart et encore. Mais qui promettait d'être un sacré morceau avec le temps.


- Et tu laisses 'Drian tranquille toi! T'embêtes pas mon frère! Tu l'laisses tranquille!
Papa y te dirait de nous laisser tranquille! Ouai papa l'était chevalier! Et moi aussi je l'serais passque pour pas qu'on embête Drian! Ni ma maman!

Et vala que les yeux commençaient à piquer... Bordel elle pleurerait pas et personne approcherait son frère. namého!

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Bérénice Elisae Albane de Jeneffe
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Le vieux François

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MessageSujet: Re: [Lieu] Auberge du Vieux François   Sam 14 Fév 2009 - 11:22

Le Vieux est en cuisine...
Son domaine a lui de calme mais pas vraiment de volupté. Volupté dans le sens de soieries, de silence... du silence ? Pas vraiment. Dans la cheminée ronfle un grand feu ronflant et crépitant dans lequel une broche sur laquelle deux poulets dorent. Près de l'âtre sur les pierres une grande marmite se garde au chaud, protégeant dans ses entrailles un riche brouet avec un grand morceau de lard. Dans le fond au bout d'un couleur la porte du four à pain... François revient avec la grande pelle en bois sur laquelle la croute de grands pains continue de se fendre. Ils viennent reposer sur un linge posé sur la grande table qui est au centre de la pièce.
La servante revient du garde manger avec un grand bout de fromage, un peu de beurre et des pommes séchées. Un grognement du vieux. Elle doit préparer des verres et une cruche de lait. Puis les apporter sur la table du nobliaux, de la petiote et du chevalier Zalina. Enfin il avait retrouvé son nom. Tu te fais vieux, pense-t-il avec un sourire en coin, comme pour souligner l'euphémisme de sa pensée. Elle s'exécute, la jeunette, et dispose trois verres ainsi que la jatte avant de disparaître dans la salle où elle les posera sur la table.

Le Vieux sort quelques assiettes et entreprend de trancher de larges tranches de pain. Il n'ira pas encore en salle. Toute tempête est suivi d'un calme. Il n'est pas dupe, le jeune homme, il l'a offensé. Offensé dans son orgueil, dans sa position. Il aura le revers de la pièce qu'il a donné, il le sait déjà. Mais il est un vieux loup de mer, un observateur secret de la scène humaine. Il sait que pour l'instant , il ne fera rien. Il n'a pas passé outre les ordres des deux licornes... d'ailleurs il a cru noté dans son flair de vieux briscard que la jeune femme avait une certaine emprise sur lui. D'où la tenait-elle et pourquoi, François n'est pas devin, ni sorcier il ne le sait pas.... mais tout se sait ici, tout se sait et il le saura bien un jour.
Pendant qu'il pense le vieux, dans son mutisme habituel, il a disposé les grandes tranches de pain dans une corbeille tressée. Un poulet est sorti de l'âtre et a été découpé avec soin avant qu'une partie ne rejoigne un plat en terre et de se faire arrosée d'une sauce à l'hydromel. La servante a continué à dresser la table, amenant trois assiettes et des couteaux. Le plat avec quelques morceaux de poulets rejoint le reste entre les mains de la servante, suivi dans le cortège culinaire par le bout de fromage, le beurre et les pommes séchées. Le vieux sort enfin de sa tanière avec un gros pot de brouet et des cuillères et s'en va la poser sur la table.


Et tu laisses 'Drian tranquille toi! T'embêtes pas mon frère! Tu l'laisses tranquille!
Papa y te dirait de nous laisser tranquille! Ouai papa l'était chevalier! Et moi aussi je l'serais passque pour pas qu'on embête Drian! Ni ma maman!

La demi portion semble avoir pris la défensive... il faudrait être aveugle avec un bandeau sur les yeux pour ne pas le voir. Le tabouret est au sol, les poings sur les hanches et la voix se veut menaçante même si vibre à l'intérieur des trémolos de pleurs qui ne devraient pas tarder à descendre. Le Vieux ne dit rien et pose le pot de brouet sur la table avant de remettre le tabouret sur ses pieds.

François. Apporte moi de quoi écrire et deux chopes de bière s'il te plait. Mon messager en aura bien besoin.

Grognement intérieur. Ah ça ils écrivent oui... foutredieu d'merde, il se ruine en vélin. Mais le vieux s'exécute et va chercher le petit écritoire portatif, qui lui a couté les yeux et la tête, qui cache sous la planche qui sert d'appui au scribe, un pot d'encre, trois plumes, le nécessaire pour les tailler, un bout de cire rouge et du parchemin valable. Il le pose près du capitaine avant de retourner vers son comptoir servir deux verres de bières et en poser l'un devant le capitaine et l'autre devant le moineau qui a visiblement repris des plumes. Petit sourire du Vieux, presque imperceptible sous sa barbe...

Autre chose Capitaine ? De quoi manger ?

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Du rhum, des femmes et d'la bière... mais en silence foutredieu....
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Adrian

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MessageSujet: Re: [Lieu] Auberge du Vieux François   Sam 14 Fév 2009 - 17:19

Il regarde la jeune brune, et la réponse de sa soeur. Il se tend en arrière, et remonte l'une de ses jambes, plaçant le genou plié contre la table, en une attitude très djeuns. Il fait basculer légèrement la chaise en arrière, et entame un balancier lent sur les deux pieds arrières, ne quittant pas sa soeur des yeux. Il ouvre le bras droit, dans sa direction. La petite fille vient s'y nicher. Contact bref et éphémère de deux peaux qui se connaissent bien sans avoir longtemps vécues ensemble. Il l'attire contre lui, et lui baille baiser sur le front, lent, doux. Le Faucon aime beaucoup sa soeur, et fera tout pour elle. Il avait pris la décision qui favoriserait le mieux sa sécurité, et ferait en sorte qu'elle aille toujours bien. Il était plus que son frère. Plus que le père qu'il remplaçait. L'un pour l'autre, ils étaient un univers. Ils était comme l'Alpha et l'Oméga. Ils étaient deux présences, enlacées pour la vie, se séparant avec difficulté pour mieux se retrouver. Certains les nommaient âmes soeurs, âmes jumelles. Qui sait? Ils n'étaient peut être que deux âmes attachées, d'une façon ou d'une autre. Platon n'eut peut être pas formulé sa théorie de la même façon, s'il avait vu ces deux enfants enlacés, en un amour qui paraissait presque trop... adulte aux yeux du monde.

Il avait de la chance, le jeune Faucon. Le saurait-il jamais? Sa soeur aurait pu être vendue comme bougresse au bordeau du coin, elle aurait pu devenir nonne et faire cesser les problèmes qu'elle créait. A dire le vrai, elle aurait pu être détruite en d'autres temps, en d'autres lieux. Simplement parce que son frère ne pouvait tout assumer seul. Simplement parce qu'il n'était peut être pas aussi fort que son père...

Souvenir.

* Face à face bucolique avec son père. Son corps est toujous inanimé, en Franche-Comté, alors que son esprit sent un vent frais lui parcourir le visage. Il est face à son père, ce père redouté dont il n'a que très peu de souvenirs, et pas d'image. Il le voit blanc, livide, presque bleui, comme le Destructeur était lors de la présentation de son corps à la veuve. Il le regarde, souriant.

- " Fais toujours attention, petit, à toujours te montrer digne de ton père. Fais respecter le nom de tes ancêtres, et respectes toi-même ces armes qui te sont transmises. Celle-ci se nomme Tümnofengh, et a connu plus de porteurs que tu ne peux sans doute l'imaginer. Aussi dois-tu respecter à la fois ta famille, et ceux qui l'ont portée avant toi.

Souviens toi toujours de la devise de ton père, et de son visage. "


Le souvenir des yeux délavés. Le souvenir des pupilles dilatées à l'extrême. Le souvenir des cheveux collés par la sueur et le sang. Le souvenir de l'odeur de son père. De sa main. De sa présence. Puis... plus rien. *


Il était là, aujourd'hui. Il était à un tournant de sa vie. Allons, Adrian! En avant!


Et vous Vicomte ? Vous me parlez de la sécurité de votre sœur, des querelles de votre famille et des difficultés inhérentes au domaine… et de votre mère.
Si nous gardons votre sœur en sécurité à Ryes, qu’avez-vous prévu pour votre propre protection ? Ne me dites pas que vous comptez sur vos quatre amis. regard qui se porte sur la porte par laquelle était sortis les hommes d'Adrien peu avant Ils sont très dévoués, à n’en point douter. Mais si vous pensiez que leur présence suffisait, vous leur auriez confié votre jeune sœur tout en la gardant à vos cotés. Et vous ne seriez pas ici.

Il réfléchit à ces paroles, logiques entre toutes. Il réfléchit à sa vie passée, si courte mais si longue pour lui. Il se sent vieillard dans une peau d'enfant, se sent vécu alors qu'il n'est qu'à l'entrée du tunnel, au départ de la route. Il se souvient de l'entrevue avec sa mère à Marchiennes, après le mariage. Il se souvient de la mort de son père. Il se souvient de la disparition du chevalier. Il se souvient des mois passés chez son cousin, Sirius, maintenant décédé. Il se remémore ce pour quoi on l'a préparé. Il déglutit, et parle enfin.

- " Je... suis partie prenante de la demande que je te fais, Zalina. Ce que je te demande pour ma soeur vaut aussi pour moi-même. Je... sais les démarches à accomplir pour moi, je sais les demandes inhérentes à l'Ordre. Je suis prêt à en passer par là."

Voilà, c'est fait. Il la regarde, le jeune Faucon, et ne peut camoufler une tristesse, et une peur aussi. Tristesse que le jeune neveu du Prince de Condé ne puisse s'occuper seul de lui-même et des siens, et Peur de l'inconnu. Peur de se dévoiler. Peur de se montrer faible, ou bien tel qu'il était réellement. Peur de ne pas être à la hauteur. Peur de faire ce qu'il désirait. Les charbons se plongent dans les yeux de la Peste, ne décillant presque pas.

- " Je pourrais... faire n'importe quoi. Récurer les douves, panser les bêtes, même enterrer les morts. Je pourrais donner argent, terres, à l'Ordre. J'en ai le pouvoir. La seule chose que je demande, avec l'examen de ma demande... Ce serait d'autoriser ma soeur à vivre à Ryes. "

Zalina n'imaginera sans doute pas ce qu'il lui en coûte. Il est à sa merci. Il est tel les vaincus qui, après avoir confié leur épée au vainqueur, se plaquent face contre terre en espérant la clémence. C'est peut être la première fois de sa vie qu'il s'incline devant quiconque autre que sa famille, parce qu'il n'a pas le choix. Non, il ne s'incline pas. Il se prosterne. Il se met aux pieds. Ce jeune adolescent bouillonnant de vie et de morgue n'est rien de plus qu'un petit être trahi par ses proches, blessé par la vie, qui cherche une terre, une maison, une famille. Rien de plus que tous ces enfants qui, désespérés par les morts, les guerres, les combats, les déceptions, cherchent à survivre. Il a simplement eu la chance de naître dans des draps de soie.

Lentement, le jeune Faucon cesse son balancier. Il entrouvre son pourpoint, et en tire d'une poche intérieure feuille de vélin, qu'il appose sur la table, devant le Capitaine de l'Ordre mythique. Il retient sa respiration. Car là se profilera tout son avenir.

En plongée.


Citation :
De Condé, fief du Prince Almaric de Bourbon-Condé, dict Coluche, avant-dernier jour des ides de février de l'An de Grasce du Seigneur Dieu MCDLVII, Anus XVI du Règne de Sa Très Aristotélicienne Majesté Lévan, IIIe du nom, Rex Franciae Dei Gratias (Roi de France par la Grâce de Dieu).

Au Haut-Conseil de l'Ordre Royal de Chevalerie de la Licorne, que Dieu veille éternellement, Salut et Connaissance de Vérité, à la Citadelle de Ryes, que Dieu Veille et Assiste, Duché de Normandie, Royaume de France.

Chevaliers,

Je, fils de Hubert Victor Abel Fauconnier dict Bralic, dict "Le Destructeur", ancien Prévôt de l'Ordre, nommé Adrian Fauconnier de Riddermark sur les fonds baptismaux, me présente lors à vous, gens d'honneur autant que de gloire, pour, parmi tant d'autres estimables personnes, demander séant entrant en le noble Ordre que vous représentez.

Il serait justice que de demander raison de ce choix, certes impétueux pour jeune homme de mon âge à peine en charge de terres, consistant à choisir voie de Chevalerie ce jourd'hui. Il fut en vérité nourri chez moi par les récits de bataille servis à la fois par mon père, Hubert Fauconnier, autant que par mon beau-père, le Chevalier Guillaume de Jeneffe. Je sais qu'il peut paraître orgueilleux ou futile que de dépeindre les exploits passés d'un Ordre tel que le vôtre, mais je ne puis que tâcher de vous exprimer par ces quelques vains mots les enseignements prodigués par mes aînés sur les vertus chevaleresques, sur l'Honneur, sur la Bravoure et la Justice de ces hommes qui aidèrent le Roy et son prédécesseur. Il fut nourri par cette image fameuse des bannières quittant Marchiennes ou Montbarrey, chevauchant au combat, les armures rutilantes et lustrées marchant au combat sur caparaçons chromés, et par la volonté de ressemblance à ces hommes et ces femmes qui risquaient leur vie chaque jour pour les faibles, sans attendre de retour.
Mais l'image n'existe pas seule. Elle n'est que coquille, à ce qui est réellement contenu de cette envie viscérale matérialisée lors en cette missive. Je reçus tôt formation de guerrier, et me targue de pouvoir manier correctement l'épée comme tout noble digne de ce nom. Je fus élevé tôt dans l'idée de poursuivre les oeuvres de mon père, et m'appliquais à retenir ce qu'il était, et ce pour quoi il s'était battu.

Qu'est ce qu'un Chevalier? Que doit-il incarner séant? Quels sacrifices nécessite lors cette voie? Quel renoncement implique t-elle? Là sont principalement les questions dont il faut répondre, mes seigneurs.

Un Chevalier est plus que l'image pieuse des Bibles arborant l'archange Michel face au Dragon. Il est plus que l'image populaire du défenseur de la veuve et de l'orphelin. Je le conçois comme celui qui fait régner Paix, Justice, et Honneur en notre beau royaume. Et je ne peux qu'adhérer à cette idée, depuis la mort de mon père et les circonstances qui s'en ensuivirent.
Il doit être un exemple pour la noblesse, et montrer avant tout Miséricorde, Humilité, Obéissance et Don de lui-même.
Il doit accepter de perdre la vie, sa famille, peut être ceux qu'il aime, et accepter parfois de perdre la face pour défendre ce en quoi il croit, ce qu'il estime juste et respecte. Il doit accepter de vivre chichement, sans chercher à tirer profit et Gloire de ce qu'il accomplira. Il doit lors bannir l'Envie de son coeur. Plus encore, peut être, que la Colère, que la Paresse. Il doit être l'Arche d'Espérance des faibles, et ce au prix que coûtera les sacrifices qu'il importe.

C'est lors cette voie que je veux emprunter, mes seigneurs. Pour la Gloire du Roy, celle du Royaume, celle de Dieu et celle de la Licorne. Je veux aider à la paix en le biau royaume de France, devenir l'être honorable et désintéressé qui secourt les faibles dans la nécessité. Je consens aux sacrifices, à la patience, à l'humilité qui en découle. Ad vitam et ultra(1).

Et si me le refusez, gentils seigneurs, de savoir que je mettrais tous moyens honorables en oeuvre pour m'enquérir de cette tâche, et devenir lors digne de l'Ordre, et de ce qu'il est, fut, et sera.

Longue vie à Ryes, à la Licorne, au Roy de France, au Royaume et à vous, mes seigneurs.

Vive la Licorne.
Vive le Roy.

Adrian Fauconnier de Riddermark,
Vicomte d'Isles et de Montbarrey,
Seigneur de Parcey,
Gardien des fiefs de Scye, Marchiennes, Wavrin, Calmont de Plancatge, et Saint-Laurent en Grandvaux.

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(1) : Pour la vie, et Au-delà.

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Zalina

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MessageSujet: Re: [Lieu] Auberge du Vieux François   Sam 14 Fév 2009 - 20:06

Bah... suis avec 'Drian....
Ca, c’est de la réponse ou je ne m’y connais pas. Cela dit, Zalina y avait sa confirmation : ces deux là fonctionnaient par paire. On prend un, on prend les deux ou on avait droit à la marée de larmes. Elle suivrait son frère au bout du monde s’il ne lui faisait que la demande d’un regard.
Seulement là, c’était son avis à elle que la Peste voulait. Bien sûr qu’elle mettra tout en œuvre pour mettre la fille de son Maistre en sécurité. Mais elle ne pouvait pas non plus passer son temps à la surveiller pour éviter qu’elle ne fugue pour rejoindre son aîné. L’enchaîner dans une des cellules des catacombes était probablement le plus sûre, mais loin d’être l’idéal pour résoudre le problème.
Quoi que si elle continue à taper dans la table au risque de renverser le trésor de Génépi, çà pouvait encore s’arranger. C’est que la Peste a été enfant aussi, et pas des plus tendres. Elle ne compte pas se laisser faire par une gamine qui ressemblait beaucoup à celle qu’elle était il n’y a pas si longtemps que çà… Enfin un peu quant même.

Laissant la gamine bouder dans son coin, il parait qu’il n’y a rien de mieux pour embêter les enfants capricieux, Zalina s’était tournée vers le frère pour poser sa question.
Le bruit du siège tombant à terre lui détourna de nouveau les prunelles. La Lionne était déjà revenu près de son aîné, les mains sur les hanches.


- Et tu laisses 'Drian tranquille toi! T'embêtes pas mon frère! Tu l'laisses tranquille!
Papa y te dirait de nous laisser tranquille! Ouai papa l'était chevalier! Et moi aussi je l'serais passque pour pas qu'on embête Drian! Ni ma maman!

Ne pas éclater de rire… Ne pas rire du tout…
Nom d’une pipe que c’est dur de ne pas vexer une enfant voulant jouer les protectrices. La Peste ne put retenir un sourire. L’éclat de rire ne fut retenu qu’à l’image de Guillaume disparaissant de son champ de vision qui s’invita une nouvelle fois dans sa mémoire.
Ainsi ce petit bout de femme voulait devenir chevalier. Elle l’avait la réponse à sa question finalement. Pas vraiment comme elle s’y attendait, mais le résultat était bien là.


Ton père EST l’un des meilleurs Chevaliers du Royaume.
Et vouloir devenir chevalier toi aussi pour défendre ton frère et ta mère est honorable. Je te souhaite d’y parvenir, surtout à les protéger… C’est là une chose bien difficile.


Ba ouais, Guillaume n’est pas mort, juste introuvable. Il doit être en train de se prendre quelques jours de vacances quelque part pendant que sa filleule se fait un sang d’encre pour lui. Il va l’entendre d’ailleurs à son retour. La laisser comme çà, en pleine forêt et morte d’inquiétude aussi longtemps, sans parler de son épouse et de sa famille. Nanmé !

Famille qui allait pouvoir se remplir l’estomac.
Zalina remercie serveuse et tavernier d’un signe de tête. Puis elle indique la table à Bérénice qui avait si faim peu auparavant. Depuis, les évènements avaient peut être changé cet état de fait. Mais à son age, on s’emporte aussi vite que l’on pardonne. Du moins Zalina l’espérait. Elle pourrait ainsi se concentrer sur Adrian.
Petit sourire en coin lorsqu’il se décide à donner les vraies raisons de sa venue. Pas l’un sans l’autre. Et il était motivé. C’est vrai que les douves n’avaient pas été récurées depuis plusieurs années. L’enterrement des morts, la Peste ne voulait plus en entendre parler. Ni parler, ni voir d’enterrement ou de morts. Elle en avait assez de passer sa vie à enterrer les gens qu’elle aime.
Par contre, donner argent et terres à l’Ordre ? Zalina plissa les yeux, peu contente de ce qu’elle entendait. Essayait il d’acheter son intégration ? Son père et son beau père ne lui avaient ils jamais parlé de cette règle ? Les terres, les titres, l’argent et les relations ne donnent et ne donneront jamais aucun pouvoir ou passe droit à Ryes !
Gueux et Princes, riches et pauvres, valets ou Comtes avaient les mêmes chances d’intégrer les rangs. Seul la loyauté et le travail effectué étaient pris en compte. Et rien d’autre. C’était ainsi depuis la nuit des temps et le serait toujours. De même, tout ceux qui demandaient aide à l’Ordre verraient leur missive étudiée avec la même attention, sans aucune distinction de rang, quel qu’il soit.
Le jeune Fauconnier ne pouvait l’ignorer. Etait il à se point désespérer pour proposer argent et terre ?

La Peste se dérida en le voyant lui tendre un vélin. Elle le prit et le parcourut avec la plus grande attention. Elle jeta un coup d’œil à Enguerrand, toujours attablé un peu plus loin, puis le rangea soigneusement dans une fente de son mantel.


Je vais transmettre votre demande et cette missive au Haut Conseil dès mon retour à la Forteresse. Vous êtes bien moins avare de mots écrits que parlés, jeune Vicomte.
Les douves auraient bien besoin d’être récurées et les bêtes pansées… mais quel age avez-vous tous les deux ?

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MessageSujet: Re: [Lieu] Auberge du Vieux François   Sam 14 Fév 2009 - 20:49

Le vieux reparaît, et dispose ses denrées sur la table. Petite interruption, alors que le jeune garçon lui tend un regard discret. Il plonge une main à sa ceinture. Bruit de cuir que l'on décroche.

- " Merci... "Point. Il a un minimum de conscience du don, et remercie donc en conséquence le don. Il est noble, mais sait ce que peut vouloir dire donner. Il remercie donc d'autant plus facilement. On le lui a appris. Un noble ne dit pas "s'il vous plaît", car on doit lui obéir. Mais il a devoir de remercier, car rien n'est dû et tout demande travail. Et toute peine mérite salaire, de même...

Le jeune homme fait apparaître une bourse en cuir, ronde, qu'il ouvre, et en extirpe 4 ou 5 écus qu'il prend entre deux doigts, et tend au vieux, le regardant au passage. Que comprendre? Cela peut se voir comme un "tu m'as cassé les roubignoles, mais il n'y a plus de problèmes!", ou bien comme un "tu as vu Zalina? J'suis super chevaleresque, en plus!". Qui sait? Le Vicomte ne réfléchit pas à cela. Calculateur, mais il a 12 ans. Il balbutie, dans la manipulation. Il sait que s'il doit rester dans le coin, se mettre le vieux à dos n'est pas la meilleure des idées. Aussi est-ce autant par automatisme que par réflexe pavlovien qu'il remercie, et tend pourboire. Puis, se tournant vers Zalina, il prend tranche de pain qu'il pose devant lui, de façon à s'en servir d'assiette. Il y appose beurre, fromage et pommes séchées, et sert grand verre de lait, avant d'apposer le tout devant sa soeur. Elle en premier. Elle est jeune, elle a besoin de forces, et il est là pour elle. Elle prime.

Puis il se sert, posant sur sa tranche de pain du fromage, du poulet en sauce et des pommes, avec un peu de beurre par dessus qu'il laissera fondre avant de manger le tout avec ses doigts. Sortant sa dague, il se permet de ne pas se servir de couteaux que la plupart des hommes ont sur eux, et se sert de ses propres ustensiles. Il découpe un morceau de poulet, et le porte à sa bouche, appréciant l'ineffable douceur au goût de miel de la sauce à l'hydromel. Il a de la chance: il s'est servi une cuisse, l'un des endroits les plus goûtus de la bête, son préféré. Avec l'épaule/hanche (l'auteur n'ayant pas de notions en anatomie poulaillère), cela lui faisait une bonne part, la sauce imbibant progressivement la large tranche de pain devant lui. Il fait un petit bruit de gorge, le genre de "MMMMMMHHHHH..." de celui qui apprécie une bonne nourriture, et écarquille légèrement les yeux, montrant ainsi à Zalina son appréciation de la cuisine du lieu. Sa bouchée finie, il regarde sa soeur manger quelques instants, puis se pourlèche les doigts quelque peu, guettant les restes de sauce. Il n'a pas spécialement faim: mais sait apprécier quelque chose de bon. Gourmet plutôt qu'ogre, devrait-on dire.
Comme d'habitude, il prend beaucoup de temps pour répondre, laissant passer un long moment où Zalina se sert, où il apprécie son repas. Il se ressert en génépi, et brusquement répond:


- " J'ai eu 12 ans voilà peu. Bérénice a 5 ans. "

Il retombe dans le laconique, en y étant sorti. On ne change pas si aisément la nature des gens...

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MessageSujet: Re: [Lieu] Auberge du Vieux François   Dim 15 Fév 2009 - 14:28

Elle ne quitta pas la brunette des yeux. C’était à la première qui baisserait le regard et de toute façon ça serait pas elle. Hors de question. C’est que bon, elle avait de qui tenir : têtue comme une mule, action avant réflexion, je gueule et je parle après… Ah ben le mélange à corne et gênes floraux, c’est peut-être pas le meilleur du monde. Mais en même temps, en matière scientifique, niveau analyse des résultats faut quand même attendre un sacré bail pour en avoir des probants. Donc là on peut dire qu’on a qu’un aperçu d’une petite lionne en devenir. Et oui ma p’tite dame, on fait avec ce qu’on peut et ce qu’on a. Le truc c’est qu’il fallait peut être dire non le jour ou le chevalier a épousé la Rose… M’enfin on se serait ennuyé non ?

Elle aurait pu rester des heures et des heures et des heures à regarder une Zalina fortement impressionnée – oui on y croit dur comme fer. Mais c’était sans compter une interruption imprévue mais pas dénuée de charme. Comme une barrière symbolisant une frontière entre son monde et celui des autres, le bras de son ainé vint se refermer autours d’elle. Ca aurait été quelqu’un d’autre, ces cordes vocales se seraient probablement emballées en un cri perçant et fulgurant. Mais comme c’était pas quelqu’un d’autre, la question de posait pas. Elle se laissa faire d’autant qu’il y avait au bout le sésame suprême : un baiser fraternel.
Un regard acéré aurait blâmé une telle attitude, trop proche, beaucoup trop proche ; trop immorale. Et chaque contact, même rapide et léger, ne faisait que renforcer le lien déjà incassable qui les avait liés.

Ce n’était que quelques secondes mais cela suffit à calmer ses ardeurs. Mais ce n’était que quelques secondes et lorsqu’il fallut se séparer, son petit cœur se remplit d’un grand vide. Bon, oui, ce n’était pas une séparation comme on peut l’imaginer, mais du haut du regard d’une petite fille d’à peine cinq printemps, c’était une vraie séparation.
Elle lui jeta un regard en biais mais il était à nouveau ailleurs. Bientôt, hein ? Bientôt ? Oui c’était forcé que bientôt elle l’aurait pour elle toute seule. Haussant les épaules d’impatience, elle ne répondit même pas à la brune. Bah, elle connaissait pas papa, mais ça elle l’avait toujours pas compris. A ce stade, la lionne flamande, pouvait pas faire grand-chose pour elle.

Son petit nez remua lorsque des odeurs de tambouille remontèrent jusqu’à lui. Un grand grouillement d’estomac vide se fit entendre et elle le mit sur la pointe de ses pieds pour jeter un coup d’œil rapide à ce qui venait d’arriver. Elle constata en plissant son regard que le vieux était revenu… Non elle avait pas oublié. Et non, la tambouille appétissante apaiserait pas son ressentiment. Mais l’estomac vide, on peut pas tout faire quoi…
Mais heureusement qu’il y avait le frangin. Avec son regard curieux, elle examina chacun de ses faits et gestes avec une grande attention. Ça avait beau être pour elle, fallait quand même pas qu’il oublie quelque chose… elle le gratifia d’un grand sourire comme lui seul serait sans doute voué à en recevoir dans les jours à venir. Mais comme une petite fille bien élevée – c’est surtout que les coups sur les doigts pour avoir osé mangé avant autorisation c’était pas le top-, elle attendit que tout le monde se soit servi. Mais fallait quand même pas qu’ils attendent trop… Et le tout le monde se résuma essentiellement a son Faucon. Dès qu’il se fut servi, elle s’attaqua sans demander son reste à ce qui se trouvait devant elle.

D’abord le grand verre de lait : causer ça donne soif, on notera que cette constatation est d’ordre général et irréfutable. Mais les autres, ça avait l’air meilleur… Regard qui se veut discret : elle gouterait bien, elle, c’est possible ? Enfin bon pour le moment c’est le lait qui laissa une grande trace blanche autours de ses lèvres.

Hummm…
Dilemme, dilemme, dilemme… Plus loin, que la nuit et le rouge… Dilemme, dilemme… Pomme, pim, poire, abricot, y en a une, y en a une, pomme, pim poire, abricot, y en a une de trop c’est l’abricot… Bon fromage éliminé. Oui mais non. Bon on recommence… Le choix est dur. Mais au finalement en piquant un coup des fruits, un coup du fromage, on finit par s’arranger.
Et les scrountch, scrountch, scrountch gourmands et peu silencieux fusèrent à sa grande satisfaction.

Mais c’est pas pour ça qu’elle gardait pas un œil autours d’elle. Pas folle le lionceau. Elle est pas née de la dernière pluie. Et il a l’air apetissant le volatile.. Elle peut elle aussi ? Allongeant une main discrète elle réussit à en attraper un morceau sans rien faire tomber. Miracle ! Miracle ! Miracle ! Haem, pardon la narratrice se calme c’est promis.
Et les scrountch, scroutch, se firent bien pire. Puis dans un élan de je me même de tout, elle releva son nez, montra ses neuf doigts – parce que le pouce de la dextre tenait maladroitement le morceau de viande – et regarda fièrement la brune.

Chinq ans… chais chinq ans…
Bon, causer la bouche pleine c’est pas le top hein… Et des morceau de poulaille à moitié machée volèrent sur la table, sans que l’héritère n’en ai fichtrement que faire…

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MessageSujet: Re: [Lieu] Auberge du Vieux François   Dim 15 Fév 2009 - 22:57

Rassurée par le « don » du pourboire au tavernier, Zalina n’en reste pas moins sur ses gardes. Elle sait trop combien un simple mot prononcé ou compris de travers peut déclancher des guerres. Et elle ne tient pas spécialement à revoir les copains du Faucon débarquer. Bon oui, le premier coup elle avait fait bonne figure. Ca pour gueuler, elle sait faire. Mais s’il avait fallut se battre, cela n’aurait peut être pas été la même histoire.
La Peste a beau foncer tête baissée dans tous les conflits possibles et inimaginables en espérant que la Faucheuse l’emportera enfin, un combat dans une taverne devant deux gamins ne l’emballe pas des masses. Un coup mal placé est si vite arrivé.

Mais pour l’heure, le conflit semble bien loin et les enfants sont bien occupés à se remplir l’estomac. A entendre les Mmmm et les Scrountch, l’on pourrait dire que le repas était très apprécié par ces deux affamés.
La capitaine ne peut s’empêcher de remarquer qu’Adrian fait de nouveau passer sa sœur avant lui. Début de sens Chevaleresque ou grand sens de la Famille ? Seul l’avenir le lui apprendra. Mais son attention pour sa jeune sœur, demi-sœur pour être plus exact, la touche. Il fait parfois preuve d’une telle éducation de la Haute et pourtant si proche de sa sœur alors que les Nobles sont souvent froids et distants, y compris avec les membres de leur famille. C’est étrange et intrigue la Peste.

Perdue dans ses réflexions, pour un peu elle piquerait le surnom du Perplexe, Zalina finit par revenir à la table et ses virtuailles. Elle ne se sert qu’un peu de fromage et du pain. Cela fait des mois qu’elle a perdu l’appétit. Ces enfants finiront bien la totalité de ce qui leur a été servi sans elle.
En silence, elle déguste ce qui sera probablement son seul dîner, attendant que les invités finissent leur repas. Quand enfin Adrian, suivi par Bérénice, lui indiqua leur âge respectif. Là, il avait donné le sien avant celui de sa sœur.


12 et 5… Mmmm…

Il était encore plus jeune qu’elle ne le croyait. Trop jeune…
Zalina soupira avant de reprendre la parole.


Si vous savez les démarches à accomplir pour les demandes d’intégration à l’Ordre, vous n’êtes certainement pas sans savoir qu’il y a un âge minimum pour être intronisé Ecuyer de la Licorne. Et que vous n’avez pas l’âge requis pour y prétendre. Il existe une alternative pour les personnes dans votre cas, mais…

La jeune femme fit une pause et se pencha légèrement vers Adrian après un regard en coin à la Lionne. Puis elle reprit un peu plus bas. Autant qu’ils l’apprennent maintenant. La décision du Haut conseil était en l’occurrence dictée par les règles de l’Ordre et ne faisait que peu de doute.

Mais un Chevalier ne pourra vous prendre en charge tous les deux. Vous devrez être confiés à deux personnes différentes… et donc séparés.


C’était lâché… Le Haut Conseil décidera des suites à donner mais deux enfants, dont une de cinq printemps, pour un seul Chevalier, c’était impossible. Ils se croiseront sûrement à Ryes, mais les Chevaliers sont plus souvent en mission que dans les murs de la Forteresse. Pour accéder à leurs demandes, c’était inévitable. Ils ne pourront rester ensemble.

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MessageSujet: Re: [Lieu] Auberge du Vieux François   Dim 15 Fév 2009 - 23:35

La bouchée démarrée reste dans la bouche, attendant la bascule de la glotte. Les pupilles s'écarquillent, les mains se figent. Une mouche passe, et trépasse. N'oublions pas que le froid de l'hiver est encore mordant. Surpris, le Faucon? Nooooonnnn... Disons que même s'il n'était pas dupe et savait qu'il serait séparé de sa soeur, ce n'était pas forcément la même paire de manches que de se l'entendre dire. Il y avait... pas mal de manque de contrôle, en fait, dans la situation. Il s'était imaginé pouvoir le lui dire de lui-même, à Bérénice, alors qu'elle serait installée, alors qu'elle aurait lit chaud, affaires, nouveau terrain de jeu. Pas vraiment dans une taverne rudimentaire du bourg de Ryes, pas vraiment par la bouche de Zalina. Il s'était imaginé pouvoir prendre du temps, pour mettre les formes, préparer les mots, permettre à son idée de s'élaborer et de se construire. Plus encore que d'un tuteur pour continuer à grandir, ce petit avait d'énormes besoins d'un cours de rhétorique. Bref. On peut imaginer donc la surprise inonder peu à peu les traits du jeune homme, la bouche légèrement entrouverte vite clapée pour empêcher les sauces de bailler hors de la gueule, les borborygmes créant quasiment bulles dans le potage dans le genre du "Mmmmaaaaaiiiiiiiibleub!".

Déglutition. Non, il ne faut quand même pas exagérer. Nous sommes noble, môôssieur de Riddermark. Un peu de tenue, que diable! Que penserait-donc votre père? Ferme-la. N'empêche. Je croyais t'avoir dis de la FER-MER. Roooh, un peu facile, jeune coq. J'ai donné un ordre. Cesse, tout de suite. Oooooh, on est importuné par ma présence. C'est mignooooonnnn... PAR LE CHRIST ET LES 14 CULOTTES DECREPITES D'ARISTOTE, J'AI DIS SUFFIT!

Et suffit.

Tout de même pas sorcier, non? On demande, et on s'exécute. C'est beau, l'obéissance.

Le jeune Faucon reprend sa mastication. Il cherche ses mots. Peu à peu, avec âpreté, les mots quittent sa bouche entrouverte, au milieu du poulet, des pommes cuites et du beurre fondu.


- " Je... je n'en pensais point d'autre sorte. Ma soeur a besoin de jouer, et... je ne doute donc point qu'elle puisse gagner sa... pitance. Mais... Pas réellement en âge de vous servir, ou de servir à Chevalier. Ce qui... lors n'est assurément pas mon cas. Je n'ai point expérience en la matière, je l'ai dis, mais... Adoncques, pensais-je pouvoir... suffire à un maistre qui pût... vouloir traiter du mien. "

Le tout étant entrecoupé de "Marf, miom, chop" propres à la digestion et l'ingurgition, et de "slurp, gasp, lip" marquant la descente significative du génépi. N'allez pas vous imaginer des choses: le jeune garçon n'avait pas le dixième de la résistance de son père au breuvage. Mais vous pouvez m'en accroire: habitué depuis jeunesse, s'il y avait bien un alcool qu'il pouvait boire tranquille, sans craintes de rejets, ce serait bien le génépi. Mais revenons à autre chose que ces bas instincts culinaires et éthyliques, voulez-vous? Car ceci étant dit, le jeune Faucon se saisit de la main de sa petite soeur par-dessus la table, même si l'étiquette interdirait furieusement cette sorte de marque d'attachement. Il sert les doigts de sa soeur, et caresse la paume du pouce.

Oui, décidément, il y avait proximité trop extraordinaire entre ces deux êtres pour qu'elle pût être anodine.

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MessageSujet: Re: [Lieu] Auberge du Vieux François   Mer 18 Fév 2009 - 15:53

Matériel commandé apporté prestement par le Vieux. Deux bières dans la foulée et un fin sourire en prime.
Hochement de tête du chevalier en réponse à la question.


Merci à toi François, mais ce que tu viens d'apporter suffira amplement.

Fin sourire au tavernier adressé avant de reporter un instant son attention sur le reste de la salle. Réfléchissant à ce qu'il allait écrire sur le vélin, il écoutait distraitement la conversation entre Zalina et les deux mômes. Quelques paroles à lui amenées, portées au gré du hasard d’une discussion visiblement des plus soutenue.
Apparemment ces deux là voulaient entrer à la Licorne. Léger froncement de sourcils au souvenir du récent accrochage entre le vieux et le jeune garçon. Celui là allait devoir apprendre quelques bases de survie et de chevalerie si il voulait entrer en la forteresse et surtout en sortir autrement qu'à coup de pieds dans le fondement.
Toutefois, quelque chose en lui se dégageait. Intérieurement, le Capitaine se disait que celui là, mené correctement, saurait devenir un jour un grand. Un de ces chevaliers qui avaient forgé l'histoire de Ryes.

Regard se reportant sur l'autre gamin, celui assis devant lui, le regardant avec fin sourire affiché sur son visage.
La lettre, de prime.
L’avenir ensuite.

Etendant le vélin à plat devant lui, il tailla d’un geste sur et habitué l’une des plume apportée, avant de la tremper légèrement dans le pot d’encre noire.
Légère pause, plume suspendue en l’air, dans l’attente de sa besogne à venir, tandis que le licorneux rassemblait ses esprits et réfléchissait une dernière fois aux mots qu’il allait tracer sur la surface encore vierge et immaculée.
Regard vers l’autre parchemin, celui qui avait parcouru tant et tant de lieues, portant stigmates de sa traversée des terres du Royaume.
Profonde inspiration avant que, sans plus de pause aucune, il rédigea la lettre à l’attention de la vicomtesse. Pendant quelques instants, il n’y eu autour de leur table plus que le grattement de la plume sur le vélin, interrompu par instant pour recharger celle-ci en encre, suspension provisoire des mots tracés, avant que le fil ne reprenne, les phrases se formant peu à peu.
Dernière lecture. Plume replongée dans le pot d’encre afin de n’en point tacher la table de bois.
D’une main le chevalier approcha chandelle sur celle-ci se consumant, tandis que de l’autre il passa au dessus de la flamme le pain de cire par le vieux apporté. Quelques gouttes tombant sur le parchemin, étalant leur écarlate marque. Prenant ensuite en bourse de cuir fixée à sa ceinture sceau de l’Ordre, il scella le parchemin, l’intégrité de celui-là assurant à sa destinataire parfaite confidentialité des propos écrits.

Tendant la missive d’une main ferme au gamin, il reprit enfin la parole.


Louis. Ainsi que tu l’as accepté, voici maintenant nouvelle mission à toi confiée. Tu en connais la destinataire et je ne doute pas que tu ne saches où la trouver. Inutile de te rappeler de faire vite et de rester des plus discret. Prends soin de toi gamin. Et au nom de l’Ordre, merci.

Signe de tête rapide. L’homme était des plus préoccupé. Par les nouvelles apportées, par ce qu’elles allaient impliquer pour les mois à venir. Et, au fond de lui, également à l’idée de savoir ce gamin à nouveau sur les chemins, seul, porteur d’une réponse qu’il avait voulu la plus neutre possible afin que la vicomtesse n’ait nulle ennui si d’aventure le messager venait à se faire capturer ou dérober.
Un instant il se retint de lui proposer de prendre quelque repos afin d’affronter au mieux le chemin retour.
Un instant il manqua se raviser et envoyer détachement de licorneux porter cette missive là.
Un instant.

Mais il avait donné mission et ce petit lui avait prouvé sa valeur. Ainsi en était-il.
Dernier regard pour le môme avant de quitter la table, non sans avoir déposé sans mots dire pièces devant le gamin pour ses frais de retour et quantité égale devant l’encrier afin que de rembourser le Vieux de son matériel et payer boisson et repas.

Quelques pas en direction de la table de Zalina, la missive de la Vicomtesse fermement tenue à la main. Signe de tête en guise de salut aux deux jeunes enfants puis, à voix basse à l’oreille de la Capitaine, lui tendant le parchemin.


Zalina. J’ai reçu cette missive de la plus haute importance. Je t’en laisse prendre connaissance au plus vite, je vais pour ma part rejoindre le haut conseil sur le champ afin d’y préparer réunion. Nul besoin bien évidemment de te dire combien ce courrier là doit rester pour tous méconnu tant les faits rapportés sont possiblement de la plus haute importance.

La missive en la main de la jeune femme, le chevalier se redressa puis reprit à voix haute cette fois ci, à l’attention du petit groupe.

Pardonnez moi cette impolitesse, mais je ne peux honorer votre invitation à votre table, faits nouveaux et par trop pressants m’obligeant à regagner au plus vite la forteresse.

Signe de tête en guise de salut.

Je vous souhaite la bonne journée et espère avoir occasion de vous rendre votre invitation…Froncements de sourcils à peine perceptibles tandis que le regard du capitaine se posait sur le gamin…sans toutefois plus avoir à croiser les quatre coquins entraperçus tantôt.

Sans plus un mot, l’homme tourna les talons et, s’emmitouflant en sa cape sortit de la taverne à grands pas.

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MessageSujet: Re: [Lieu] Auberge du Vieux François   Mer 18 Fév 2009 - 20:09

Beh… Elle a quoi la brune ? L’est sourde ? Haussement de sourcil interrogateur alors qu’elle jette un regard en biais à son ainé. Il comprendra peut-être lui. Mais en tout cas, ça lui donne plus vraiment faim. Reposant négligemment le morceau de volaille moins qu’à moitié entamé par ses quenottes, elle s’essuya avec une manière soignée –parce que vous pensez sincèrement qu’une choupinette de cinq printemps peut réellement jouer de délicatesse vous ? – ses mains poisseuses sur sa tunique. ‘Reusement que les fibres du précieux tissu de sa tunique étaient noires, ça ferait du ni vu ni personne (Copyrigth Bijou avec tous les droits cédés généreusement à moi-même). Elle aurait été vêtue de couleur plus claire, ça aurait été beaucoup plus gênant. Mais là, pas d’problème ! Y a que des soluces de toute façon. Et probable que ça l’aurait pas vraiment traumatisée plus que ça d’avoir des tâches de graisses sur sa tenue. Dans d’autres temps, d’autres lieux, la question aurait été toute autre et ses esgourdes comme ses fesses auraient probablement chauffé, mais ça nous ne le saurons jamais…

‘Tout cas, y avait un truc qui allait pas franchement tout net. Elle savait pas pourquoi, mais le pourquoi c’est pas vraiment un truc important. C’est le fond qui compte. Fin dans un premier temps. Mais pas sur que le second temps l’attire vraiment. Mais elle y est encore pas. Vaut peut être mieux pas… ‘Tout cas, L’est pas stupide la loupiotte. Y a des affaires de grands pas toutes nettes ! Même pas moyen de moyenner de grailler en paix, j’vous jure !
Un ‘Drian apeuré s’arrêta au bord de ses lèvres à moitié ouvertes, mais n’en franchit pas le seuil pour arriver à son but : attirer son attention. Penchant sa tête sur le côté, elle chercha en vain à capter son regard.

Deux perles vertes d’eau pétillantes de peur allèrent et vinrent entre la brune et le Faucon songeur. Elle n’avait pas compris les mots échangés ni leur implication pour eux, pour les jours à venir si Ryes leur ouvrait ses portes. Elle n’avait aucune conscience de ce qui allait se jouer. La réalité du monde réel n’interférait pas dans son petit monde fermé dans une bulle increvable. Du moins le croyait elle seulement. Pour combien de temps encore ?
Mais elle n’eut pas vraiment le temps de la réflexion. Et même si elle l’avait eu, pas sur qu’elle y aurait eu recours de toute façon ? Autre chose à faire… Puis on vous rappelle ni son âge, ni le nom de son géniteur et encore moins celui de sa maternelle….

- Drian… Elle ravala sa salive alors que la précieuse et fraternelle main se referma sur la sienne. Oui là ça va dejà un peu mieux. Vous savez l’effet psychologique comme les bisous à mamounette sur une légère égratignure et qu’on s’imagine que c’est le meilleur effet du monde. Ben là, c’est pareil. Sauf que c’est pas les bisous de la vieille. C’est le contact de la peau du faucon contre la sienne. Elle posa ses jeunes perles admiratives sur cet état de fait sacré. Il lui avait apporté son attention ! Bon elle en doutait pas, mais faut jamais être sur de rien . Puis la brunette là, elle l’a quand même pas mal monopolisé le frangin ! Et trop d’ailleurs. Trop de chez trop. C’est toujours trop. Et trop peu qu’elle l’a pour elle son grand frère. Mais bon les affaires de grands, comme toujours… Si c’est ça d’être grand, ben elle veut pas grandir.
Fin bref…

Comme c’était bien ! Fin oui sur le fond. Parce que c’était pas comme d’habitude là. Bien que l’étreinte fut douce, son pouce jouant contre sa paume, elle en était pas moins ferme et faisait un chtit peu mal… mais on dit rien… parce que c’est le frangin.. Et on attend. Aussi sagement que possible. En déglutissant tant bien que mal. Et en regardant le m’sieur qui vient de causer. Léger signe de tête qui sert de bonjour. Faut être un minimum polie quoi. Mais bon y a un truc, et c’est pas lui qui dira quoi, ça sert donc a rien d’insister…

Drian…

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MessageSujet: Re: [Lieu] Auberge du Vieux François   Mer 18 Fév 2009 - 22:11

Il n’en pensait point d’autre sorte… mais il s’emble surpris de l’entendre.
Zalina jette immédiatement un coup d’œil à la jeune fille. Si Adrian était surpris par son annonce, qu’allait être la réaction de la Lionne ? Quoi que, si elle s’occupait plus de son estomac que de la conversation entre les plus de 10 ans, elle n’avait peut être rien remarqué. Ou juste le fait que la Peste s’était penchée sur son frère chéri ?
Finalement, rien de tout cela. Ou du moins n’en dit elle rien. Aucun cri autre que le nom de son aîné répété.

La capitaine reporta donc son attention sur le Faucon qui en avait profité pour reprendre contenance.


Le Haut Conseil va étudier attentivement votre demande, à tous les deux. Vous recevrez réponse sous huitaine, maximum. Je ne pourrai vous en dire d’avantage d’ici là.

Haut Conseil qui la rappelait à l’Ordre en la personne d’Enguerrand venant lui murmurer à l’oreille. Le fameux parchemin atterrit entre ses mains.
La Peste ne répondit que d’un regard et un simple hochement de la tête. Message comprit et elle arrivait de suite.

A peine le Chevalier avait il passé la porte qu’elle parcourut rapidement le vélin si précieux.
Voici donc le où et le qui. Et bien qu’il en soit ainsi…
Elle releva les yeux vers le messager. Il n’aurait pas dut tant attendre avant de leur transmettre. Tout çà parce qu’il n’avait pas eu confiance dans les hommes de la Licorne et l’intégrité de l’Ordre. Mais bon, il devait avoir ses raisons. Et elle n’avait pas le temps d’aller en débattre avec lui.
Le parchemin rejoint celui d’Adrian. Il fallait elle aussi qu’elle prenne congés. Cependant, il restait une dernière petite chose à régler avant. La jeune femme se dressa pour attirer l’attention de François.


Aubergiste ? Pourriez vous installer ces jeunes gens, et leur escorte, dans quelques bonnes chambres de l’établissement ? Le tout à mes frais propres bien sûr.
Ce sont mes invités.


Zalina sortit une bourse de sous son mantel et la posa sur la table. Pas vraiment très lourde, mais la Gamine n’avait jamais été douée pour rester en place assez longtemps et parvenir à amasser fortune. Quémander encore moins.
Cela ne l’avait jamais empêché d’avoir un grand sens de l’hospitalité.
Commande et règlement passé, la Peste se leva et salua Bérénice et Adrian. La suite ne dépendra pas d’elle seule, mais encore fallait il qu’elle rapporte les deux missives au Haut Conseil.


Excusez moi, je dois également remonter à la Forteresse. Restez ici aussi longtemps que vous le désirez. Et peut être à bientôt.

La Licorneuse s’inclina et prit la direction de la sortie, laissant les Riddermark se reposer de leur voyage.

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MessageSujet: Re: [Lieu] Auberge du Vieux François   Mer 18 Fév 2009 - 23:27

Grincement de dents.

On peut être noble, et avoir un amour propre. Il est même possible que l'on vous pousse à en avoir un, et même un gros. Il est intéressant de considérer cela par les yeux d'occidentaux, n'ayant aucune conscience du rapport aux ancêtres invoqué par la notion de noblesse, qu'elle soit asiatique ou européenne. En effet, le concept de noblesse basculât bien vite, au fil du temps, pour être remplacé par le seul pouvoir de l'argent. Mais il signifiait à la base, le pouvoir du sang. Pouvoir de la vie, avant tout. Pouvoir du nom, et de ce qu'il représentait. Pouvoir des ancêtres, et de leurs actes passés. Il ne pouvait y avoir de poids plus éprouvant que celui d'une famille reconnue et réputée, autant qu'énorme va-tout. Le jeune Faucon se retrouvait avec un sang des plus réputés, celui de l'un des chefs de guerre qui faisaient la terreur des Royaumes quelques quinze ans encore plus tôt. Un nom bien difficile à porter, et à égaler, pour un si jeune garçon. On ne lui avait pas demandé s'il voulait faire comme son père. On le lui avait fait comprendre, et il avait acquiescé, sans poser de questions. Il s'était engorgé de ce patrimoine paternel, et voulait à tout prix le faire revivre, et s'en montrer digne. C'était là le dernier message paternel, lors de leur dernière confrontation, dans un univers fantasmatique né de son esprit, dans une épée qui avait appartenu à son père.

Avait-il peur? Plus ou moins. Il avait peur de ce poids qu'il avait sur les épaules. Car malgré les apparences, on ne l'avait pas autorisé à attendre, pour se voir bercé de responsabilités. Chance, peut être? Comparé à ceux qui crevaient la faim. Ou perspective encore plus horrible, de celui qui comprend dès sa naissance, qu'il n'aura pas un instant pour lui? Serais-tu jamais pleinement maître de ton destin, Adrian Fauconnier de Riddermark, Chevalier-Faucon? Toi, qui aurais tant de mal à devenir humble, à ployer le cou, à respecter tes aînés.
Avait-il un sort dont on pouvait rêver? Peut être bien. Ou peut être pas. Les hommes sont si étranges qu'ils ne se satisfont jamais de leur sort, en demandant toujours un supérieur, ou un différent.

Une chose est donc sûre, à ce moment. Adrian est vexé de l'attitude de celui qui vient de sortir de la pièce, qui n'a pas respecté son rang. Il n'a pas l'habitude. Imaginez vous, être perpétuellement entouré de gens qui répondent à la moindre de vos attentes. Comment vous comporteriez-vous, face à quelqu'un qui vous dédaigne? Comment le prendriez-vous?
Il y a un sens qu'il ne comprend pas. Il y a... quelque chose, dans l'air de cet endroit, de ce lieu, qu'il ne comprend pas. C'était quoi, cette chose qui permettait le manque de respect des élus, de ceux que Dieu avait déterminé pour protéger les faibles? De ceux qui gouvernaient les hommes? C'était quoi, cette électricité amplissant l'air, provoquant des valeurs aussi absurdes selon lui que l'altruisme, l'honnêteté? L'homme n'était pas honnête! Les malandrins détroussent des gens, les paysans sont centrés sur leurs problèmes propres, ou ceux de leur famille. Comment des hommes pouvaient-ils réfléchir simplement sans penser à eux-même? C'était là une chose qu'il ne comprenait pas. Mais qui l'intriguait plus que tout au monde...

Il a incliné la tête au passage du capitaine de la Licorne. Il ne l'a pas regardé sortir. Il a simplement noté combien une simple lettre pouvait créer du mouvement. Il écoute Zalina. Incline la tête, acquiesçant. Il sourit. Il a réquisitionné, et de facto, les meilleures chambres. Leurs affaires y sont déjà. Zalina ne leur accorde que ce qu'ils ont déjà pris. Il se lève à sa suite, et la raccompagne jusqu'au dehors. Pour deux choses: s'assurer qu'il n'y a personne autour de l'auberge de suspect, et jouer la courtoisie. Aussi la suit-il, et arrivé à la porte, la laisse-t-il descendre au bas des marches.
Il prend sa ceinture, et dégrafe sa bourse. Une bourse frappée des écussons des Riddermark, et du sien. Il la prend en main, et lance:


- " Zalina! "

Puis, ceci étant dit, de la lui lancer en main. Oui. On ne DONNE PAS l'hospitalité aux Riddermark. Une fois qu'elle l'a bien en main, de rajouter:

- " Veuillez ne pas m'insulter en sous-entendant que je ne saurais subvenir aux besoins de mon escorte, et des miens. Vous en faites déjà beaucoup. "

Elle pourrait même tenter de lui rendre la bourse, il ne la reprendrait pas. De quoi aurait-il l'air, si le neveu du prince de Condé se faisait offrir le gite et le couvert par l'Ordre, gracieusement? Condé peut payer. Donc Condé paye. Point. Certes, la situation serait différente, une fois l'Ordre incorporé. Mais tant que réponse officielle n'est pas donnée, il n'acceptera pas n'importe quoi. Et pense encore, comme toujours, à sa famille, et à son honneur: sous-entendait elle qu'ils étaient pauvres? Sans le sou? Adrian demandait l'aide d'adultes. Pas d'argent. Il s'était montré faible. Il refuserait fermement que l'on expose au grand jour cet état de fait, et surtout de la sorte.

Il la regarde, et lui sourit. Il est malgré tous les évènements de la soirée heureux de l'avoir revue. Quelques souvenirs heureux accompagnent la demoiselle, et cette soirée, même mitigée, ne sera pas parmi les plus mauvais. Sur le pas de la porte, il achève par un:


- " Merci. Je... vous dois beaucoup. Sincèrement. "

Ceci étant dit, le jeune Faucon rentre à l'intérieur, et va s'assurer que le repas est bel et bien fini pour la Lionne, sa soeur. Une fois seulement ce constat fait, il ira se coucher.

C'est alors que sur ces entrefaites, Rufus rentre, attendant les ordres de fin de journée. Allant se poster à côté de la table, derrière la lionne. La soirée n'était pas réellement entièrement finie...

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MessageSujet: Re: [Lieu] Auberge du Vieux François   Jeu 19 Fév 2009 - 22:39

Arrivée au bas des marches de l’auberge, Zalina entend son nom. On l’appelle.
Et que fait on quand quelqu’un vous appelle dans votre dos ? Ba on se retourne. Ce qui fit la jeune femme. Juste à temps pour voir un objet volant non identifié se diriger vers elle.
Elle l’attrapa et sourit. Ca, elle s’en doutait un peu. L’hospitalité de la Licorneuse n’allait pas dans le sens de la fierté du jeune noble ni de ses valeurs.
La générosité contre l’honneur.
Et ce fut l’honneur qui l’emporta. Elle l’avait assez titillé au cours de la soirée sans y rajouter une nouvelle blessure. Cela pourrait être celle de trop et la Haisneuse ne souhaitait en rien vexer le Fauconnier.

Zalina soupesa la bourse joliment frappée et la rangea dans son mantel avec le reste de sa précieuse cargaison. Puis elle remercie Adrian d’un signe de tête.


Merci Vicomte. Je saurai faire bonne usage de ces écus, soyez en sûr.

Petit sourire en coin, mi taquineur, mi complice. Elle acceptait le remboursement tout en ne gardant rien pour elle. Le contenu de la bourse irait dans le trésor de l’Ordre et le contenant sera remit à son propriétaire une fois vidé. Avec de si beaux écussons, il devait revenir à son propriétaire.

Elle avait fait beaucoup ? Tien donc. Elle ne pensait avoir que prit un verre, ou une demi bouteille en l’occurrence, avec un vieil ami trop peu rencontré depuis des années.
Lui devoir… Mouais. Voilà bien quelque chose qu’elle n’aimait pas entendre. Son regard sombre n'en demandait pas plus pour faire son retour.
Personne ne lui devait rien et elle n’attendait plus rien de personne. Et c'était très bien ainsi. A compter sur les autre, on finit par passer son temps à attendre qu'ils se décident. Zalina n'a jamais aimer attendre, surtout quand au final, rien ne vient.
La Peste ne faisait que ce qui devait être fait. Le reste importait peu, pas du tout même.


Vous ne me devez rien du tout, Vicomte.
Je ne vous ai encore rien donné et ne vous offrirai que ce que vous méritez. Rien de plus. Rien de moins. Tout dépendra de vous.


Un dernier hochement de tête pour le saluer et elle partie au pas de course à la Forteresse.

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MessageSujet: Re: [Lieu] Auberge du Vieux François   Ven 20 Fév 2009 - 19:49

Chevelure brune contre chevelure châtain clair.
Yeux bleus contre yeux verts d'eau.
Ou l'histoire qui prend fin alors qu'elle n'a même pas encore commencé.
Il n'aura pas fallu longtemps pour consommer la rupture.
Elle avait l'air gentille pourtant... Elle lui avait parlé. Et c'était quand même pas rien! En dehors du Faucon, personne ne la considérait réellement en tant que telle, lui portant une attention sincère; personne non plus ne la voyait autrement que ce qu'elle était selon la vision commune: une petite fille issue de noblesse qui n'avait pas encore passé ses sept ans et qui n'avait donc aucun intérêt pour le moment. Lorsqu'elle aurait quelques années de plus, qu'on la considèrerait apte à la vie et à l'utilité reconnue aux jeunes filles comme elles, là ça serait différent. Mais pour le moment fallait se contenter du tais-toi et obéis et fais pas de bruit. Enfin plus maintenant : y avait Adrian.
Fin bref...

La brune, l'avait quand même bien eue! Elle lui avait pris soin frère! Suffisait de voir comment il avait lâché sa main pour lui courir après... sans même la regarder!
Elle avait suivi la scène de son regard interrogateur. Elle l'avait même vécu au ralenti, vous savez ce terrible ralenti qui exacerbe vos sens et contre lequel vous ne pouvez rien faire? Ben là c'était la même chose. Elle avait senti sa main se délier de la sienne sans pouvoir la retenir. Elle l'avait vu regarder Zalina et se relever pour la rejoindre sans qu'elle puisse le retenir à table... Du revers de sa manche, elle avait essuyé son nez reniflant et avait refoulé difficilement une larme. Ca avait commencé pareil avec maman... Cette sensation de vide, d'abandon qui vous pique le coeur et vous fait tordre votre ventre de douleur.
Mais à chaque fois il revenait non? Mais s'il revenait pas? Elle guetta la porte sans bouger, déglutissant difficilement à chaque respiration, épiant le moindre de ses gestes qui l'aurait conduit à franchir sans retour possible le seuil de la baraque. Elle voulait pas qui parte... Sinon elle aurait qui dans sa vie, hein? Et qui veillerait sur lui?

Elle repoussa devant elle les restes de nourriture plus ou moins entamés, selon que sa gourmandise et son attrait l'avaient poussée à ingurgiter. Elle avait plus faim, mais vraiment plus. Elle baissa son regard triste sur un morceau de pain et joua distraitement avec, détachant la mie et en faisant des miettes qui s'éparpillaient non seulement sur la table, mais également au sol... Bien fait pour le vieux, soit dit en passant.
La lionne en devenir releva à peine son museau lorsqu'elle entendit des pas se rapprocher. Elle reconnut tout d'abord le gros aux ordres de son frère. Mais bon elle saurait pas son nom : de toute façon, elle en avait strictement rien à faire. En gros, il existait à peine le bonhomme. Normal, il avait aucun intéret. Seulement quand il était un peu trop prêt à surveiller ses faits et gestes. Comme là;, d'ailleurs. Sauf qu'elle avait même pas l'envie de l'envoyer valser...

Haussant les épaules, elle s'avachit dans son siège et attendit que le temps passe, tapant à nouveau le bout de ses petites bottes contre la table. C'est agaçant n'est il pas? En même temps, c'était un peu le but. Attirer d'une manière ou d'une autre une attention digne de ce nom sur elle. Et elle faisait selon l'inspiration du moment, inspiration qu'elle avait pas vraiment d'ailleurs...
Mais c'était non sans jeter un regard discret à son ainé. Elle aurait pourtant pu tailler une bavette bien saignante avec lui mais non. Non. Non elle avait décidé que non. Elle lui en voulait de lui avoir préféré la brune. Et d'avoir failli l'abandonner. Et parce qu'elle avait eu peur. Et parce que c'est tout, d'abord. Et parce qu'elle avait plus faim. Et aussi parce que là, elle commençait sérieusement à s'enquiquiner.....





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MessageSujet: Re: [Lieu] Auberge du Vieux François   Sam 21 Fév 2009 - 15:56

Revenu, il sourit au spectacle de sa jeune demoiselle de Lorgiès, en train d'égrener au plancher des morceaux de son pain du soir. Rien que quelques mois plus tard, l'écuyer en cours de formation aurait sûrement mal pris ce gaspillage de nourriture, cet éparpillement de biens que les hommes arrachaient durement à la Terre. Quand Adrian aurait vu les ravages de la faim, de la guerre, qu'il aurait posé des réalités sur ses croyances, sans doute penserait-il différemment. A l'heure actuelle... Il n'était qu'un noble. Il ne savait rien des jours à s'échiner sur les terres parfois difficiles du Royaume, ni des nuits passées en prière pour le beau temps, un temps agréable et doux sans trop de pluie. Il ne savait rien du manque, des extrémités auxquelles peuvent en être réduits les hommes venant à manquer de tout et de rien. Comment un homme, qui n'avait pas encore vu les bandes de brigands, souvent constituées de familles de journaliers ne trouvant plus travail et subsistance, pourrait-il avoir le moindre égard pour le gaspillage?

De plus, il était assez satisfait par l'aide inopinée que lui apportait sa soeur. Il n'était pas assez stupide pour chercher à punir à nouveau l'aubergiste, qui ne manquerait pas d'aller les dénoncer ensuite au seigneur du lieu. Mais il n'était pas non plus assez sage, et mûr pour lui pardonner. Aussi se montra-t-il heureux de ce travail supplémentaire qu'il lui apporterait. Il aurait presque volontiers proposé à sa soeur de barbouiller l'auberge entière de sauce, en faisant voler les assiettes dans la salle, et en vomissant, urinant et déféquant sur les planchers et tables.

Adrian observait sa soeur, et lui sourit. Il se rapprocha de la table, sans paraître faire attention à Rufus, qui ne s'en offusqua pas, étant coutumier du fait. Il attendait, les bras le long du corps, le regard au ciel (on ne regarde pas son seigneur en face lorsqu'il vous donne des ordres), à attendre patiemment qu'il l'ait remarqué. Le jeune Faucon se rapprocha de sa soeur, s'accroupit à côté de sa chaise, chose qu'il ne ferait assurément pas souvent, et continua à la fixer.


- " Pardon, ma damoiselle. "Et ainsi commença-t-il, le coin des lèvres relevé, un regard d'amour pur posé sur sa jeune soeur. " Je t'ai quelque peu négligée ce soir. Tu sauras parvenir à me pardonner? " Il la regarde, alors, presque implorant, le sourire toujours aux lèvres. Il ouvre alors les bras, et effectue un calin digne des petits enfants entre eux. Baisers de sa soeur, puis, se relevant: " Il va être temps de dormir, Bérénice. La journée a été longue. On va monter se coucher. D'accord? " Puis l'accord est donné. La jeune fille quitte la table. Elle est laissée telle qu'elle, pour les bons soins de l'aubergiste. Là, le jeune vicomte se tourne enfin vers Rufus, qui commençait à trouver le temps long. Il le regarde, et décrit ses ordres:

- " Les hommes s'installent dans la grange. La paille est sèche, ils ne devraient pas être dérangés. Ils ont autorisation d'aller au bordeau(*), mais en faisant attention à ne pas créer querelles: je ne veux pas d'histoires. Qu'aucune catin ne vienne me faire d'histoires: ce n'est pas ce dont nous avons besoin. "

Rufus, inquiet de sa propre personne, plisse son gros visage, et regardant son maître:

- " Et... Et moi, seigneur? "

- " Toi, Rufus? Tu dors devant notre porte. Grande-Echine s'assurera qu'ils ne fassent pas d'esclandre. "

- " Bien, monseigneur. "

Le message est passé. Une chandelle est allumée au feu de l'auberge, qui couve encore un peu. Les deux enfançons, suivis de Rufus, montent à l'étage, une chandelle à la main, laissant Rufus devant la porte de leur chambre. Celle-ci est meublée du minimum: une table, deux chaises, un coffre/banc, un lit double. Une bassine sert de moyen d'urgence, si besoin pendant la nuit. Un broc d'étain contenant de l'eau fraiche permet de se laver sommairement, et de se désaltérer. La chambre est la seule munie de vitres, ce qui explique son choix. Une petit cheminée alimente en chaleur la pièce. Un feu, préparé à l'avance par les hommes du Faucon, a permis à la pièce d'être accueillante. Le lit est tendu de couvertures aux couleurs défraichies, et le sol a des lattes de bois disjointes, preuve que l'aubergiste ne manque pas d'or. Adrian se dit que instinctivement, s'il était Grand Maistre, il augmenterait sûrement les taxes et impôts du bourg: il n'était pas normal que des paysans puissent vivre dans une quasi-opulence, apanage des seuls nobles.

Les deux enfants ouvrirent alors le coffre de leurs affaires, et se mirent en habits de nuit. Leurs vêtements, pour ce soir secs et sans boue, ne seraient pas confiés à des lavandières pour les nettoyer. Ils allèrent dans le coffre, pliés avec soin par le jeune Vicomte qui, pour cette tâche au moins, se débrouillât seul. Adrian retira quelques vêtements, qu'il sortit sur la table, pour être sûr d'avoir ses plus beaux atours lorsqu'il rencontrerait son chevalier. Il se repéra à la chandelle, en tâtonnant, se fiant aux motifs et aux touchers plus qu'au visuel des habits. Car il pensait bien être confié à quelque homme de guerre, pour parfaire son éducation. Dans le pire des cas, quitter ces lieux avec ses plus beaux vêtements ne serait pas déchoir. Aussi y mit-il une chemise écrue, lui tombant à mi-cuisse, avec des braies bleues, et des bas de couleur crème. Il y apposa une tunique jaune, avec des galons brodés sur le pourtour de couleur argent et azur. Elle lui allait jusqu'aux genoux. Par-dessus, il y apposa une ceinture de cuir bouilli ocre, avec Tumnüfengh, et l'autre épée de son père, Emnulith, une épée courte où était visible le quatrain d'invocation de Lilith, première femme de l'humanité, épouse de Lucifer: "La chair elle mordra, le sang elle boira". Vieux souvenir païen d'un père trop absent. Par-dessus le tout, une paire de brassards de cuir pyrogravés sur des motifs d'entrelacs complèteraient ses atours, avec un mantel anthracite et un tabard aux couleurs de Parcey.

Heureux de ses préparatifs, il regarda sa soeur, qui, mise en chemise de nuit attendait déjà sous les draps. Il se glissa à sa suite, de son côté. Il éteignit alors bruyamment la chandelle qui l'avait éclairé, signifiant ainsi à Rufus que lui aussi pouvait se coucher.

Et ainsi se finit cette journée, éprouvante entre toutes s'il en était, sur les terres normandes de Ryes, où soleil, vent du large, brumes matinales et rosée sont les seuls perturbateurs du calme ambiant.


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(*) : Pour qui ne l'aurait pas compris, le bordeau est la version médiévale du bordel.

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MessageSujet: Re: [Lieu] Auberge du Vieux François   Dim 22 Fév 2009 - 20:25

Et voila. C'était évident comme les deux yeux au milieu de la figure. Y avait même pas de quoi parier. C'était trop facile. TROP facile on vous dit.
Abus de confiance.
Tricherie.
Trucage.
Bottage de touche interdit.
CARTON ROUGE.
Nan mais regardez le... Ce sourire...Ces deux yeux attendris... Ces attentions rien que pour elle et toutes adorables...
Ben oui. Elle a craqué. CRAQUE. Elle lui en voulait pourtant. Ben oui, il avait quand même couru après la Brune, on vous le rappelle pas. Mais ça avait pas duré longtemps. Tricherie on vous dit. Tricherie. Mais elle résistera, sisi. C'était prévu. Mais non. Il aura pas fallu longtemps au Faucon pour faire tomber les boucliers de sa soeur.
Et le pompon, le câlin. Il sait vraiment y faire lui. TRICHERIE dedieu!
'Fin bon, on va laisser passer hein? Mais la prochaine fois, il y coupera pas. Là elle a pas envie, elle est fatiguée, elle s'ennuit... La bonne excuse pour pas reconnaitre qu'elle est heureuse de l'avoir enfin tout à elle.

A regarder ce visage d'ange entouré de fines boucles claires enfantine qui suit et obéit sagement à son ainé, on lui donnerait le bon dieu sans confession. Mais en même temps, c'est pas faux. De Jeneffe est synonyme d'angélique, on vous l'avait pas dit? Ben vous savez maintenant. Et tachez de pas l'oublier sinon c'est flagellage-mutilation en place publique illico presto.

'Fin bref. On verra ça plus tard, là c'est l'heure d'aller au pieu. Et à voir le bâillement délicatement silencieux que laisse échapper la jeune lionne, ça tombe plutot bien. Et pour une fois, elle ne se laisse pas prier. Il faut dire qu'il y a de quoi ne pas faire des siennes : la compagnie est loin d'être désagréable. Mais si elle avait su ce que le lendemain lui réservait, elle n'aurait sans doute pas été pressée de retrouver d'aller se coucher afin d'étendre la nuitée à son maximum. Mais elle n'a aucun don de divination. Et s'endort , après s'etre changée , au son de la respiration fraternelle.
Demain est un autre jour...


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MessageSujet: Re: [Lieu] Auberge du Vieux François   Ven 27 Fév 2009 - 16:43

Ryes:

Pataclop. Pataclop. Pataclop. Pataclop. Pataclop.

faisaient les sabots de son cheval, posés au hasard sur le chemin tortueux qui menait à Ryes. L'animal avançait d'un pas calme, posé. Nul besoin de se presser en effet. Fabien avait reçu une convocation de l'ordre pour le seize du mois de mars. Dans dix-sept longs jours. Temps qu'il fallait tuer, ou occuper utilement, c'est selon. Ne sachant pas encore à quoi il allait employer ces précieuses journées, le jeune homme entreprit d'aller se désaltérer à l'auberge du village: sans doute que le gosier humide et l'estomac plein, il saurait faire un choix.

C'est donc un homme juché sur un cheval placide qui entra dans le village. Ryes était un petit village de montagne. Comment pouvait-il en être autrement lorsque l'on était accolé à la forteresse de la Licorne. Un village à vocation particulière, qui avait du voir nombre de sièges, nombre de pillages, d'incendies et autres malheurs. Un village qui imposait le respect. D'aspect aussi rude que les paysans qui l'habitaient, certainement, il n'en émanait pourtant pas moins un petit quelque chose d'acceuillant. De construction brute mais solide, Ryes inspira une certaine confiance à Fabien. On y était certainement en sécurité.

Tout pensant, il finit par arriver sous une enseigne qui décrivait le bâtiment auquel elle pendait comme une auberge. Une auberge, quelle aubaine! Il attacha donc sa monture à la structure de fer toute proche et respira un grand coup avant de pénétrer dans la bâtisse.


Dans l'auberge:

L'établissement faisait honneur à son état, une atmosphère saturée mais plaisante, lumières tamisées et rires et discussions fusants. En tout point le lieu ressemblait à 100 autres dans tous le royaume, à cela de près que le lieu était en majorité fréquenté par la Licorne, ce qui ajoutait de suite une autre dimension à l'endroit. Fabien se dirigea, le pas assuré vers le comptoir, saluant d'un signe de tête les personnes qui s'étaient aperçus de sa présence. Il enleva son chapeau, et s'accouda au comptoir. Il fit ensuite un petit signe de la main au tavernier, se demandant à l'avance la pitance qu'il allait demander.
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MessageSujet: Re: [Lieu] Auberge du Vieux François   Lun 16 Mar 2009 - 20:50

[Lendemain de la première nuit d'Adrian et Bérénice à Ryes]

Demain est toujours un autre jour, avec ses surprises, ses joies et surtout ses déceptions. La petite lionne dormit comme un loir. C'est que la journée avait été longue, surtout pour une petite fille de son âge, plus habituée aux quatre murs d'un riche castel qu'à de longues chevauchées, même en compagnie d'un frère vénéré. Le pire de tout avait été de se faire tanner les fesses par une saloperie de canasson inconfortable... Mais si l'endormissement se fit sans douleur, le réveil fut une tout autre paire de manches. Du moins, ce qui s'en suivi. Avec les mots les plus doux et les plus adaptés, son Faucon lui avait expliqué qu'il allait devoir s'absenter. Pour la journée. Même si à cinq ans les notions temporelles ont une vague définition, elle se doutait que cela allait être très très long. Mais elle ne pleura pas. Pas même sur les marches de l'auberge alors qu'elle le regarda partir, le coeur lourd.

Lorsque la fraternelle silhouette ne fut plus qu'un point indistinct, elle soupira tristement et s'assit sur la première des marches, sans se préoccuper de savoir si elle gênait ou non le passage. De toute façon, même si ça avait été le cas, elle n'aurait pas bougé d'un poil. Faut pas abuser non plus. La politesse n'était pas vraiment un sport pratiqué par la jeune donzelle, surtout quand elle n'en avait pas envie. Et encore moins, lorsqu'elle se coupait du monde, puisque dans sa bulle, plus rien n'existait. Et encore moins le garde auquel elle avait été confiée. Alors celui là, dieu seul sait combien elle en avait cure! Mademoiselle, faut pas faire ci, faux pas faire ça, restez ici et blablabla, et blablabla... Elle savait qu'il était pas jouasse de jouer les nounous a héritière qui sortait à peine de ses langes, mais en même temps, elle avait pas demandé à l'avoir collé aux chausses.

Ses coudes en appui sur ses genoux, son menton dans ses paumes, elle ne daigna pas bouger, ses jeunes perles vert d'eau se promenant au fil de l'animation diverse et variée qui passait devant elle. Il n'y avait rien de bien passionnant , mais en même temps, fallait faire avec : un homme avec le dos vouté qui s'évertuait à faire avancer une mule beuglante et chargée de bois, des jeunes filles qui riaient bêtement alors que des garçons leur tournaient autours; une femme qui portait un énorme panier débordant de linge et avec deux enfants pendus à ses jupons. Elle s'arrêta sur ces derniers et renifla bruyamment. Insidieusement s'implantaient en elle certains sentiments qui fleuriraient avec le temps. Haussant les épaules, elle détourna la tête et posa son attention sur un petit groupe turbulent qui criait à tout va après quelques passants. Redressant le bout de son museau, elle observa les quelques gamins braillards et mal fagotés qui s'agitaient non loin d'elle.

D'abord on observe, ensuite on avise...

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MessageSujet: Re: [Lieu] Auberge du Vieux François   Sam 21 Mar 2009 - 23:42

[ venant de la forteresse ]

Elle avait passé la journée quasiment à cet entretien t la faim commençait à lui tenailler le ventre. D'ailleurs la possibilité de l'entendre lors de l'entretien l'aurait quelque peu gêné.
Aussi en voyant au loin se profiler le village puis la taverne, tout de suite elle se sentit mieux .
La jeune femme stoppa sa monture au devant, confia son cheval en ayant pris soin de prendre son paquetage qu'elle jeta sur son épaule .
Peu féminin comme attitude, mais l'Ost habitue à beaucoup de situations et au côté pratique et simple des choses.

D'un pas assuré, elle se dirige vers l'entrée de l'auberge et y pousse la porte .
Tout d'abord, elle s'habitue a la luminosité, puis a repérer les lieux après avoir fermé la porte .

Elle s'avança puis demanda :


Bonjour l'aubergiste ! Gite et couvert, trouvez moi cela pour cette nuit.


Celui ci de suite appela une fillette qui la conduisit à une chambre ou elle jeta à terre son bardat sans plus de manières .
La chambre sans être coquette était simple et propre. Cela lui convenait... Elle regarda tout de même le lit: une envie de se jeter dessus la prit mais résistance ou plutot appel du ventre la rappela.
Elle rejoignit alors la salle et s'installa à une table, le diner arrivant fort à point .
Ainsi elle passa sa première soirée d'attente à Ryes, tout en observant chacun et chacune.
Elle prendrait le temps de parcourir le village demain ... En attendant la réponse suite à son entretien.

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MessageSujet: Re: [Lieu] Auberge du Vieux François   Mer 8 Avr 2009 - 23:57


[ devant l'auberge ]


Dans cette forteresse, Lenanceen avait perdu la notion du temps, mais surtout il n'avait l'habitude de ces long instant d'immobilité. Sur le chemin pour se rendre au village en contrebas, il appréciait ce moment ou seul il se retrouvait mais surtout il pouvait là se dégourdir les jambes. Comme le lui avait aimablement conseillé l'homme, Lenanceen passerait les quelques jours qui suivrait dans cette auberge. Il n'avait d'obligations et il serait plus aisé pour répondre à un éventuelle appel.

Sur le péron, face à cette porte qu'il s'apprêtait à poussé, Len. s'immobilisa un court instant afin de se familiarisé des alentours. Ryes ressemblait à tous ces Bourgs qu'il avait traversé, alors qu'il menait sa section sur le lieu d'éventuels combats...

La lune se profilait au loin, la main sur la clanche Len. se détourna du spectacle et poussa cette porte...

Très vite Len. repèrait le lieu, et d'un pas assuré se dirigea vers le zinc... il éprouvait le besoin de se désaltèrer.
S'adressant à l'homme affairé derrière le comptoir...

Bonjour ! une biere pour commencer ...
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MessageSujet: Re: [Lieu] Auberge du Vieux François   Mer 20 Mai 2009 - 9:30

[à l' Auberge]

Alexandre descendait de la forteresse à pied tenant Sultan par les rênes. Il faisait beau et Alexandre de bonne humeur avait decidé de prendre son temps.

D' ailleurs c' est ce qu' il avait de mieux a faire en attendant le résultat de son entretien.

Il avait décidé de rester à l' Auberge de Ryes et d' y prendre gite et nourriture, sans oublier qu' il avait soif après avoir tant parlé sans qu' on lui donna la moindre goutte.

Il attacha son destrier à côté de l' entrée et entra donc dans la seule et unique Auberge , mais a quelques minutes de la forteresse.

Bien le bonjour , Tavernier pouvez vous me donner une bonne bière ?

Alexandre continua sur son idée pendant que le tavernier le servait.

Auriez vous gite et couvert pour quelques jours ? Et puis si on pouvait s' occuper de mon cheval...
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MessageSujet: Re: [Lieu] Auberge du Vieux François   Dim 7 Juin 2009 - 22:56

La route fut longue de Dié jusqu’à Ryes.
Aux vus des missives échangées, le haut conseil de l’ordre l’avait prié de venir à la forteresse pour un entretien et le délai ne lui avait guère laissé le temps de se retourner.
Malgré son état, elle avait décidé de faire le voyage à cheval, bien plus rapide que la voiture familiale.
Aussi gardait-elle en mémoire le regard empli d’inquiétude de son aimé qui, même s’il savait qu’Alexian, fidèle à sa charge, prendrait soin de son bien être tout au long du chemin, avait essayé de la dissuader de prendre la route.
Souriante elle l’avait rassuré. Elle était soldat pas midinette.

Le temps clément de ce printemps avait heureusement rendu le voyage plus que supportable et son homme de confiance avait toujours eu le don de dégotter l’auberge accueillante et tranquille qui avait favorisé ses nuits.

Côte à côte ils entrèrent dans le village de Ryes et Alexian s’enquerra immédiatement d’un endroit où dormir.
Il n’était pas indiqué dans l’invitation qu’elle put être hébergée à la forteresse et un bon lit lui était nécessaire.

Ils étaient repartis de Lisieux très tôt le matin et venait de traverser une très belle forêt quand ils arrivèrent en vue de la bourgade qui semblait pour le moins très active. Chacun s’affairait sans prêter la moindre attention aux voyageurs.

Toujours à cheval la jeune femme suivait le hongre gris d’Alexian à travers un dédale de rues plutôt bien entretenue.
Son œil militaire s’était étonné de voir cette ville sans fortifications, la présence de la forteresse était sans doute suffisante à sa protection.

Drapée d’une cape assortie à ses cheveux d’ébène, Nynaève attendit un instant que son ange gardien finisse de se renseigner.


Nous arrivons Ma dame l’auberge est juste à une rue plus loin…

Epuisée, la vicomtesse lui lança un sourire reconnaissant.


Allons-y donc jeune ami...


Quelques minutes plus tard, ils démontaient devant l’auberge du Vieux François…
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MessageSujet: Re: [Lieu] Auberge du Vieux François   Lun 8 Juin 2009 - 14:34

Alexian entra dans l’auberge ayant attaché son hongre juste devant l’abreuvoir.
La jeune femme flattait l’encolure d’Isis et lui murmurait quelques mots doux à l’oreille.
Sa complicité avec la jument, qui s’était fortifié à travers les ans était un trésor qu’elle ne partageait pas.
Elle s’en occuperait donc elle-même, comme à l’habitude avant de se reposer.
Quelques instant encore, de savoir s’ils pourraient trouver ici le gite et le couvert…
Le jeune homme brun au regard malicieux ressortit le sourire aux lèvres et d’une courbette lui indiqua les écuries en riant.
Ce garçon qu’elle avait ramassé dans les rues d’Embrun lors de son premier mandat de maire devenait un page plus qu’acceptable, si jeune encore mais plein d’avenir…

Une fois les chevaux dessellés et pansés, ils allèrent se sustenter. L’aubergiste leur avait choisi une table à l’écart et la nourriture était soignée.


J’irais seule à la forteresse demain Alexian… tu as quartier libre… juste on ne repart pas avec une normande dans nos bagages hein…

Nyna fronça les sourcils, cachant le sourire qui pointait…
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MessageSujet: Re: [Lieu] Auberge du Vieux François   Lun 9 Nov 2009 - 11:26

[Quelques jours après la fin de l'élection de la nouvelle Licorne d'or]

Bande sonore

Il se leva de bon matin ce jour-là, au chant des cognées fendant le bois de chauffage, et aux cris des coqs enroués qui faisaient office de réveil-matin pour les habitants de Ryes. Il se leva vers matines, les cheveux encore éparpillés sur sa couche comme des algues blanches sur un gros rocher plat. Les travaux agricoles avaient commencés depuis plusieurs heures. Il faisait ainsi partie des rares privilégiés qui pouvaient, à cette époque de l'année, se lever après le soleil. Il se leva comme à son habitude, dans cette sorte d'émerveillement ponctué d'habitude qui faisait se réveiller les hommes de guerre chaque matin, et trouver presque étonnant d'être encore en vie. Les échoppes étaient ouvertes depuis un bon moment, et les attroupements de la rue s'entendaient très distinctement dans sa petite chambre de l'auberge du Vieux François. A l'époque, il n'y avait pas de vitres aux fenêtres. Et l'isolation phonique n'était encore qu'une pure imagination. Les rues s'emplissaient de matrones, de commis et de jeunes enfants dans le petit bourg médiéval, s'affairant comme en une gigantesque ruche dont la reyne aurait été le vaisseau de pierre qui les surplombait tous. L'automne en était à son apogée. Les potimarrons et les courges se vendaient comme des petits pains. Les derniers légumes de l'été se monnayaient à prix d'or. La viande et le poisson, comme toujours, étaient une denrée rare. C'était l'époque où l'on commençait à envisager des réserves pour l'hiver ; où l'on sarclait massivement des tonneaux ; où l'on colmatait les maisons ; où on ravaudait les habits. Une époque de préparation.
Le chevalier s'était levé à son habitude et, une fois après s'être habillé, il était descendu et avait demandé à François de l'eau fraiche et un linge. Avec quoi il avait entrepris une rapide toilette de sa figure, ainsi que de se raser.
Et ce rasage n'était que l'une des raisons pour lesquelles il inspirait le respect au vieux François. Car il était rare que des hommes de cet âge, avec cette prestance et cette allure, dédaignent les conforts dont on s'accommoderait volontiers à leur âge, et, mieux encore, recherchent la frugalité et l'austérité. Erwyn, ainsi, alors qu'il aurait bien entendu pu faire chauffer de l'eau pour se raser, n'en faisait chaque matin rien, se disant qu'il pouvait bien se raser à l'eau froide pour permettre au vieux François de faire quelque chose de plus urgent. Et il se rasait ainsi, chaque matin, à l'eau froide, ses joues battues pendant des années par les vents froids de Normandie ne ressentant guère plus la froideur et l'irritation inhérente à ce type de rasage. Et c'était cela que le vieux François avait su respecter ; cette volonté d'être toujours sans tâches, même quand les circonstances ne le commandaient pas forcément ; et qui plus est, sans aucun confort.(1)
Cette toilette faite, le Chevalier allait alors fréquemment se promener. Il était sur certains aspects un homme d'habitude, qui aimait parfois certaines petites routines que la vie permettait, comme des jalons qui permettaient de ne pas se sentir perdu lorsque l'on ne contrôlait pas parfaitement une situation. Il se promenait souvent dans le bourg de Ryes, la forteresse lui étant pour l'heure officiellement interdite. Il discutait avec quelques commerçants, parlant de la pluie et du beau temps ; il dissertait sur des sujets sans intérêts avec des vieillards qui observaient le monde, assis sur des bancs devant l'église du bourg ; il plaisantait avec des femmes d'intérieur qui allaient au puit ; il jouait, plus rarement, avec des enfants. Mais le contact des jeunes enfants lui était toujours chose pénible, tout particulièrement par les souvenirs difficiles qui lui revenaient à l'évocation d'un simple mot. "Enfant".

Lucas...

Il s'accommodait de la situation actuelle avec calme et détachement, comme à son habitude. René, lui rendant parfois visite, lui parlait des nouvelles de la Forteresse.
Il était ainsi sorti de la salle du Chapitre et de la Forteresse, lorsque le Perplexe avait ainsi exécuté son premier acte de commandement spontané, sans aucune opposition, ni aucune remarque. Il s'était soumis à la décision de celui qui, nommé par ses pairs, déciderait bientôt de son sort. Il était ainsi ressorti, et avait attendu.
Il avait redonné ses gantelets au garde pour qu'il les transmette, comme preuve de qui il était. Bien.
Mais il avait aussi fait transmettre une lettre, par René. Une lettre à l'adresse d'un capitaine nouvellement désigné. Un capitaine à la crinière de feu. Une de Vergy. Une bâtarde, comme lui. Une lettre qui avait attendu sur un bureau, à côté de gantelets qui symbolisaient toute la fierté des hommes qui les avaient portés. Des symboles magiques ; des artefacts uniques.


Citation :
De Ryes, quelques jours après la fête de tous les saints (2).

Au Chevalier Cerridween de Vergy, Capitaine de l'Ordre Royal de Chevalerie de la Licorne,

Respect et salutations.

Qu'il vous soit chose connue de par la présente que nous, Chevalier Erwyn of Kylebonhamm, 35e du nom, demandons autorisation d'entrant et de déplacement en les murs de la Citadelle de Ryes, fief de l'honorable, juste et brave Ordre Royal de Chevalerie de la Licorne ; qu'à ce titre demandons qu'il soit effectuée reconnaissance de nos personnes et qualités ; attestons des personnes pouvant établir ces dernières, à savoir

la Duchesse Akane de Clairval, Duchesse de Caux, Vicomtesse de Vernon, Bolbec et Carentan, Dame de Massy,
le Chevalier Zalina de Montmorency, Damoiselle de Haisnes et de Colombiers,
Le Chevalier Simonin d'Albizzi,

entre autres possibles.
Qu'il soit su qu'avec cette demande, vous faisons savoir que nous aimerions vivement avoir entretien avec votre personne, concernant un certain nombre de faits de la plus grave des importances, qui, s'ils ne sont pas énoncés, pourraient nuire à l'Ordre, au Roy, au Royaume, et à l'Honneur général de tous.
Insistons tout particulièrement sur ce dernier point.

Vous faisons savoir que vous attendrons ainsi, de façon intemporelle, à l'Auberge dicte "du Vieux François", sise à Ryes, en la grand-rue montant à la Forteresse. Qu'à celui-ci, demanderez le frère Edouard de Mortemont.

Vous transmettant toutes nos plus ferventes salutations, et nos félicitations pour votre nomination par vos pairs,

Chevalier Erwyn of Kylebonhamm, 35e du nom,
Chevalier d'Inzinzac Lochrist.

Et c'était ainsi, en une belle journée d'automne, qu'allait avoir lieu dans l'auberge du Vieux François l'un des évènements qui allait probablement encore une fois plonger le royaume dans des troubles chaotiques dont personne, Dieu m'en est témoin, ne pourrait prévoir les tenants et les aboutissants. C'était ainsi qu'un Chevalier, qu'une relique vivante, attendait avec patience un autre Chevalier, le Diable roux.

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(1) : Hommage au personnage de Roger Mortimer, Chapitre 1 du tome 4 des "Rois maudits".

(2) : la Toussaint, dans son sens premier.

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