Ordre Royal des Chevaliers de la Licorne


 
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 [RP] L'incendie de Ryes

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Fournaise

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MessageSujet: Re: [RP] L'incendie de Ryes   Ven 8 Jan 2010 - 23:42

Prisonnière.

Elle était prisonnière depuis si longtemps.
Tout juste bonne à osciller de dextre et de senestre à mesure que les courants d'air la portaient, menaçant à tout instant de la faire mourir une fois de plus, elle, petite flamme tremblotante qui ne devait sa vie qu'à ce fin fil d'ariane la reliant à la cire accueillante, cette mèche ténue et qu'elle consumait lentement.

Elle se souvenait d'un temps passé où elle avait été brasier fumant, flammes rugissantes, tempête brulant tout sur son passage.
Elle se rappelait la chaleur infernale qui faisait fondre l'acier, se consumer la moindre parcelle de bois, éclater la pierre pourtant robuste et massive.
Elle entendait encore cris et hurlements, cavalcades et bruits de fuite éperdue.
Elle revoyait les hommes vainement tenter de l'éteindre, l'étouffer, la dompter.

Elle avait été cela.
Avant.
Avant l'obscurité.
Avant le sommeil.
Avant qu'un briquet d'amadou ne la réveille, lui faisant renouer avec la vie. Sa vie.
Et dès l'instant où, mince et fragile étincelle elle avait bondi sur la mèche de chanvre, elle s'était rappelé. De ce qu'elle était. De ce qu'elle serait. De ce qu'elle avait toujours été.

Et elle avait lutté. Toute une nuit durant, espérant souffle d'air qui la ferait bondir hors de sa prison de cire, mouvement brusque de quelque convive qui ferait choir le bougeoir sur cette nappe de tissu rappée et sèche assez pour qu'elle reprenne force.
Elle avait attendu. Espéré. Résisté.

Et c'est au petit matin, alors que le monde encore était baigné dans une semi pénombre, le pâle soleil d'hiver commençant tout juste sa lente ascension, que les événements avaient une fois de plus rencontré son destin.

Un volet qui claque.
Une bourrasque glaciale qui brutalement force la fenêtre mal fermée et qui, s'insinuant et cherchant en tous sens dégâts à causer, rencontre cette bougie presque entièrement consumée, maladroitement posée sur le rebord de la table de chêne.

Et dans un silence de mort, la bougie a basculé, entrainant la flamme avec elle dans sa chute.
Elle devait tenir. Encore quelques secondes. Résister. Ne pas céder maintenant, ne pas s'essouffler. Ne pas s'éteindre.
Et soudain ce fut le choc. Brutal. Réception sur un épais tapis. Elle n'en demandait pas tant.
Au contact de ces fibres accueillantes, elle sentit la force en elle soudainement ressurgir.

Le temps était venu.

Déjà elle n'était plus cette petite flamme famélique sur le point de disparaitre.
Des quelques flammèches qu'elle était rapidement devenue, elle était maintenant véritable feu, s'étendant sur l'ensemble du tapis à présent à moitié réduit en cendre.
Elle vivait. Elle bondissait. Dansait. Virevoltait.
Le ballet destructeur lançait maintenant ses premiers pas et nombreux allaient en être ses figurants.

Remontant lentement le long d'un pied de la table sur laquelle un instant plus tôt elle s'étiolait, elle prenait à présent force et ampleur sans discontinuer.

La pièce qui voyait en cet instant sa renaissance, ce petit cabinet situé au rez de chaussé de l'auberge, était à présent emplie d'une âcre fumée noirâtre qui telle ombre nocturne s'échappait par l'ouverture de la fenêtre.
Entre ces quatre murs désormais son domaine s'étendait. Elle avait englouti la table, les chaise et le bancs, dévoré tapis, avalé le rideau qui fermait la fenêtre complice.
Ses bras rougeoyant avaient atteints les poutres s'élançant vers le plafond.
Elle avait besoin d'espace. Elle devait poursuivre sa progression.

Elle avait faim.
Une faim destructrice.
Une faim si longtemps retenue captive.




Endormi.

Assoupi à son comptoir, le vieux François terminait sereinement sa nuit. Il avait fermé tard la vieille au soir.
Si tard qu'il en était tombé d'épuisement sur le bois usé par des années d'utilisation.
Si tard qu'il en avait à peine tiré le loquet de la porte d'entrée de son auberge.
Si tard qu'il avait sombré dans un sommeil lourd et en apparence inviolable.

Si ce n'était ce picotement qui lui irritait les narines.
Et cette chaleur, de prime réconfortante et des plus agréables, mais qui désormais semblait comme bruler sa peau.
Alors il se résolut à émerger de ses songes.
Alors il ouvrit un œil.
Et lui, l'homme ancien, qui avait tant et tant vécu, affronté mille et un danger. Alors, cet homme eut peur.
Car il savait ce que le feu pouvait faire lorsqu'il était lâché tel fauve affamé en quelque bergerie.
Il l'avait vu. De si nombreuses fois. Détruire villes immenses et villages minuscules. Balayer châteaux perdus et forteresses les plus puissantes. Faire se débander armées les plus aguerries et combattants les plus vaillants.

En un instant éveillé, il avait compris qu'il était déjà trop tard pour qu'il puisse battre seul cet ennemi. La porte du petit cabinet était la proie des flammes, et celles ci ondulaient au plafond vers la grande salle, tels tentacules infernaux cherchant à capturer nouvelle proie.
Se dirigeant à grands pas vers la porte extérieure, il l'ouvrit lentement car il savait à quel point le brasier aimait l'air entrant en quelconque pièce.
Le froid mordant du dehors lui piqua le visage, presque aussi brulant que la fournaise dans son dos.
Le village alentours était endormi, la nuit luttant encore contre le jour en cette heure des plus matinale. Seule une lumière orangée illuminait la pénombre, irradiant depuis les fenêtres du rez de chaussée de l'auberge, tel le signe du malin annonçant sa présence en ces lieux voués à la perte.

Il lui fallait demander de l'aide.
Chercher secours et bras alliés.
Traversant la place du marché en courant, il se mit à hurler à pleins poumons, de toute la force qu'il pouvait trouver, le froid lui brulant les poumons de l'intérieur à chaque nouvelle goulée d'air. Il hurlait au feu, frappant sur les portes des maisons voisines, tambourinant de ses larges poings sur les volets pour l'heure encore clos.

Et dans son dos, le brasier, seul occupant le champ de bataille par l'ennemi déserté, continuait sa rapide avancée, les premières flammes léchant à présent les tables et chaises de la grande salle de l'auberge.
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Mackx

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MessageSujet: Re: [RP] L'incendie de Ryes   Sam 9 Jan 2010 - 11:14

le Cavalier n'était pas du genre de ceux qui passent des nuits blanches pour le simple but de passer des nuits blanches ... Bon, bien sur, quand il le fallait vraiment, il savait les tenir, mais il fallait pour ça d'autres circonstances que son unique volonté. Sur les remparts de Mayenne, par exemple, sur ceux de la Rochelle ou sur tous ceux où il avait déjà mis le pied alors qu'ils étaient menacés. Pour ça, il acceptait la nuit blanche mais pour le reste ...

Cette nuit là, il n'avait en rien passé une nuit blanche. Il s'était plutôt retrouvé dans l'auberge de Ryes, où il avait croisé un groupe de pèlerins teutoniques cherchant le Mont Saint Michel. Comme il n'avait rien d'autre à faire, il leur expliqua le chemin, entrecoupant chaque phrase d'une nouvelle tournée que les pièces sonnantes et trébuchantes de ces braves teutons faisaient affluer vers lui en échange de ses informations.
La conversation avait rapidement évolué vers des sphères moins logiques au fur et à mesure que les verres se vidaient et ils finirent, alors qu'il faisait pleine nuit noire, par parler de la chasse aux canards sur les lacs gelés de Bavière avant de terminer sur la question théologique, physique et historique de savoir qui de la cane ou de l'oeuf était arrivé en premier.

Ils s'étaient séparés peu après le coup de minuit, alors que deux des boches dormaient sur la table et les pèlerins avaient rejoint leurs quartiers. En effet, ceux-ci étaient d'une race d'extrémistes qui pensaient qu'ils affermiraient leur foy en couchant chaque nuit sous une tente durant tout leur pèlerinage. N'ayant pas réussi à les convaincre que l'auberge du vieux François possédait assez de lits pour eux tous, le Vicomte les quitta alors qu'ils partaient en groupe, et d'une marche quelque peu fluctuante, vers le sud du village, là où ils avaient installé leurs tentes de fortune.

Le Poitevin, quand à lui, voulut remonter vers la forteresse. Il n'aurait qu'à tomber sur Eragon à la herse et personne ne saurait qu'il était rentré à trois quart pété comme un coing en pleine nuit. Seulement, voila ... les voies d'un cerveau embrumé sont impénétrables et après moins de cent pas, le rochelais ouvrit la porte d'une étable et se laissa tomber dans la paille avant de sombrer dans un sommeil sans rêves.

Un moment, il entendit au fin fond de son crâne, des cris. Il entendit également des coups sourds frappés sur la porte de la grange qui était contigüe à une maison villageoise. Emergeant alors d'un oeil, il vit que la lumière commençait à poindre et fut pris d'une inquiétude subite.
Peut-être était-ce le propriétaire de la grange qui avait tambouriné et crié pour le réveiller, se demandant ce qu'un homme manifestement encore un peu ivre faisait couché dans son foin. Peut-être que si il ne tambourinait plus, c'est qu'il était parti chercher sa fourche pour en botter le cul du Vicomte ...
Pris dès lors d'une inspiration soudaine, le Cavalier se leva d'un bond, frotta la paille qui s'était accroché à ses vêtements et cheveux - sans arriver à en ôter chaque brin, bien entendu - et remit un semblant d'ordre dans sa tenue avant de s'avancer vers la porte en bois massif.

Un coup d'oeil rapide à dextre et senestre lui apprit que personne ne voulait le pourchasser à coups de fourche, ce qui le rassura, mais il put enfin voir l'objet de son réveil. C'était le vieux François qui frappait partout et criait au feu.

Au feu !? Au feu !!!?? Qu'est-ce qui brûlait ? L'auberge !!!!!!

La lumière orangée qu'il vit à ce moment-là lui fit prendre conscience de ce qu'il se passait. L'auberge brûlait bel et bien et si il y avait une chose qui était, pour le poitevin, pire sacrilège que de briser une bouteille, c'était de brûler une auberge, une taverne ou n'importe quel bouge dans lequel on pouvait servir à boire.

Laissant alors le vieux François finir de taper et de crier, le Cavalier n'eût pas à réfléchir longtemps. Il lui fallait sonner les cloches de l'église, ça réveillerait plus sûrement les gens et surtout ceux de la forteresse que de tambouriner aux portes. D'un pas alerte - la situation lui ayant fait vivre ce que l'on appelait un dessaoulage d'urgence - il se mit donc à courir vers l'église Saint Sauveur qui avait l'occasion aujourd'hui de prouver qu'elle portait bien son nom.

Trois minutes plus tard, il était sur place. La porte était heureusement ouverte et il put parvenir au choeur avant de chercher l'escalier qui menait au clocher. Il le trouva rapidement, fit l'impasse sur l'affond de la bouteille de vin de messe, et grimpa quatre à quatre les marches de bois.

C'est seulement dans le clocher qu'il put sentir l'odeur, sans doute l'état d'urgence avait-il fait sauter cette information hors de son cerveau. L'odeur du bois brûlé, l'odeur du feu, l'odeur de l'incendie à laquelle ne se mêlait heureusement pas encore l'odeur écœurante de corps grillés. Réprimant un frisson, il se saisit de la corde et s'y pendit de tout son poids.


Doooong ... Doooong ... Doooong ... Dooooong ... Doooong ...

Il espérait que le mouvement imprimé au balancier permettrait à celui-ci de continuer sur sa lancée et que les cloches continueraient à tinter encore quelques fois afin de bien réveiller toute la forteresse.
Cela fait, il descendit et ne put rien faire lorsqu'une marche un peu bancale vint rencontrer ses pieds en course.

Il termina sa descente par un exercice de voltige hautement improvisé et parvint au sol dans un bruit mat, suivi d'un juron.


Wouaille ! P'tain de sa mère de catin d'Aristote ! Bordel d'escalier de merde d'anglois !

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Eragon.

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MessageSujet: Re: [RP] L'incendie de Ryes   Sam 9 Jan 2010 - 22:56

[Ryes, les remparts]

Pendant que certains sont bien au chaud dans leurs paillasses, accompagnés (ou pas) par une présence réconfortante (ou pas), certains se pèlent les miches comme pas possible sur les remparts de la forteresse noire. C'est ça de jouer les tours de garde aux dès, pis en plus le Era il est aussi doué qu'une pelle à charbon avec les dès. C'est donc avec une logique déconcertante qu'il se tapait les tours de garde de nuits depuis une bonne semaine.. mais un jour il réformerait le système de pari des tours de garde.. aux cartes qu'ils les joueraient la prochaine fois, il aurait peut être une plus grande chance de pouvoir dormir la nuit.

Bref, il faisait froid et sec. Même pas des flocons à regarder tomber lentement sur toute la vallée.. nan que dalle niet il s'passait rien et il s'faisait chier comme un rat mort le Era. Mais qui attaquerait la Licorne? Les licorneux étaient semi-légendaires.. ça grouillait de preux chevaliers et tout le touintouin.. Mais fallait quand même surveiller les trois satanées routes qui menaient à Ryes de loin et l'unique qui montait jusqu'au surplomb ou était situé la forteresse. Pis devait en être à son deuxième tour complet des remparts de ryes et yavait pas un bruit.. z'étaient quelque uns de garde mais la plupart jouaient encore aux dès au chaud pour savoir qui allait prendre la relève du Trémouillois. Donc il trimballait sa torche le long des remparts guettant une quelconque activité nocturne dans les alentours de la forteresse. Mais silence total, calme plat, un ennui mortel. Il aurait limite préféré une attaque de teutons armés jusqu'aux dents, au moins il aurait une place de choix pour regarder le combat.

Mais comme de par hasard quelque chose vînt bousculer la tranquillité du moment. Non ce n'était pas une ombre furtive qui était apparue au contrebas de la forteresse ni un bruit de pas derrière le Poitevin.. C'était une foutue cloche d'église qui venait de Ryes, il devait vraiment être jeté le cureton du patelin pour sonner les cloches à c'heure là. Suite à un instant plus ou moins long de réflexion, un soupçon d'intelligence fleurit dans la caboche du Poitevin.


P'tet qu'ya vraiment des teutons qui envahissent Ryes finalement!

Ah non c'était pas ça l'idée de génie.. mais vous savez.. c'est ça de parler avant et réfléchir après. Donc l'idée c'était tout simplement qu'il pouvait se passer un truc anormal dans l'patelin en contrebas.
Eragon se pencha donc par dessus les créneaux des remparts et plissa les yeux pour essayer de distinguer quelque chose. La forteresse étant planté sur une colline surplombant Ryes, le héraut avait une vue globale assez importante sur la région. Le clair de lune de cette soirée rendait quelques détails visible mais la forteresse était trop éloignée pour qu'il puisse voir le vieux François courir à travers les rues ou encore Maxime tomber sur le cul et pester encore contre les anglois.
Non mais une fumée noire qui grimpe dans le ciel ça contraste beaucoup avec un clair de lune.


Nom d'une pipe en terre.. ya une couille au village.

Le Poitevin mît tous ces sens en alerte.. comment il allait pouvoir réveiller une forteresse endormie? La danse du feu tout autour des remparts ? non! Celle de la pluie ? Non plus.. bien que si ça marchait cela aurait pût être utile.. Il courut jusqu'au poste de garde dans l'espoir de trouver un truc.. Il aurait bien soufflé dans l'cul d'un angevin pour faire du bruit mais y'avait pas d'ça dans l'coin.. dommage. Suspendus au mur il y avait tout un fatra de trucs pas vraiment utiles et d'autres plus utiles.. du genre un cor de chasse. Ben voila. pis en plus il allait pouvoir montrer ses talents d'artiste à toute la forteresse..
Il sortit donc avec son merveilleux instrument, prit une grande inspiration et ..


PPOoooOOoooOOoooOoOooOOOOooooOOooOOoooOOoOoooO


respiration haletante

PoooOOoooOOOooOooooOooOoOooOOoOoOOooOoOOOooOoOo

Et l'on aurait vu un Trémouillois courir sur les remparts de ryes en criant
DEBOUTTT!! Ya l'Feu a RYES!

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Le Père Eudes

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MessageSujet: Re: [RP] L'incendie de Ryes   Dim 10 Jan 2010 - 2:41

[La cure, le lit du Père Eudes[

Eh oui, car le bon curé de Ryes est un homme comme tout le monde ! Et de bon matin, il dort. Les messes et prières trop matinales, c'était pas pour lui, faut dire que mal réveillé, il en perdait son latin le Eudes. Et rien ne pouvait plus horripiler ecclésiaste que de faire une messe approximative. Ne jamais être prit en défaut, c'était son mot d'ordre. Il avait donc renoncé aux petits "plaisirs" trop matinaux pour se consacrer a des activités aux horaires plus convenables. Le très haut n'en serait aucunement offensé puisqu'il s'agissait la de rendre son travail plus "parfait", c'était uniquement par volonté de bien faire et aucunement par intérêt personnel. D'ailleurs il se rattrapait bien dans la journée, et puis, il n'avait jamais eu l'occasion de voir entrer un fidèle aux primes lueurs du jour pour venir chercher l'aide et le réconfort que l'on était en droit d'attendre de la maison de Dieu. Surement que ces gens là préféraient tout comme lui avoir les idées claires avant de venir s'adresser à lui par l'intermédiaire de l'un de ses serviteurs, mais on s'égare là.

Donc, le curé pionce, petit sourire satisfait aux lèvres. Celui qui ne le quitte pas de la nuit quand il a eu la chance de remettre l'un de ses agneaux sur le droit chemin, que ce soit par la parole divine, enfin disons comme inspiré par une force divine, ou si c'est la force divine qui s'insuffle directement en lui; le faisant recourir à des moyens bien moins..catholiques, si l'on peut dire.
Pour cette fois, c'est surtout les bras qui avaient agit, et l'on aurait pu affirmer si le golf avait pu déjà exister, que le swing qu'il avait été donné au curé de faire la veille au soir était parfait, alliant précision et puissance, au grand dam de son officiant qui, les fesses légèrement rélevées, avait reçu l'osier de la tapette a tapis de plein fouet alors qu'il bécotait outrageusement sa "gourdasse habituelle" comme l'appelait le père pour lui passer l'envie d'y revenir. Le malheureux aurait du mal à s'asseoir durant quelques jours, mais cela serait d'autant plus matière à apprentissage pour le garnement. Après tout c'était sa faute aussi, il s'était fait prendre. Le père Eudes savait bien que sans l'appel de la foi qu'il avait li même ressentit, un jeune homme restait un jeune homme, on ne pouvait lutter contre ce que l'on était, au moins il savait de façon certaines que son officiant ne finirait pas au séminaire, mais ceci étant, à lui de faire en sorte de ne pas se faire attraper, après tout ce n'était pas les histoires du curé de savoir ou et avec qui son officiant passait ses soirées.....Bon d'accord il prenait un malin plaisir à les débusquer, cela devenait presque un jeu au fil des jours...fallait dire que pour ces choses la, c'est fou ce que les jeunes avaient comme idée de petit coin d'apparence tranquille...malheureusement pour eux le curé avait du nez, et un soupçons de fourberie qui l'aidait sans aucun doute.

C'est donc en train de dormir paisiblement, revivant l'instant fatidique du cri de surprise mêlée de douleur de sa victime, que notre cher père fut brutalement tiré de sa douce rêverie par le vacarme des cloches faisant un raffut de tous les diables dans la battisse.
Déjà, comprendre ce qui arrivait. Pour lui, une seule idée en tête, son officiant prenait sa revanche en faisant sonner le clocher au beau milieu de la nuit. Passer des chausses et un habit chaud, se réveiller à coups d'eau fraiche sur le visage, s'emparer de la tapette à tapis une fois de plus et filer a toutes jambes vers le clochers pour couper la retraite au malandrin et le corriger comme il se devait. Arrivée juste a temps devant les escaliers, le gaillard était à terre.

Première surprise, la personne attendue n'était pas celle qu'il trouvait finalement. Deuxième surprise, une bordée de jurons à faire dresser les poils d'un archevêque d'horreur. Le père Eudes lui, est livide, blanc d'avoir entendu proférer de telles paroles, de telles ignominies, de tels blasphèmes dans la maison même de Dieu ! Le curè voit rouge, et ça, c'est vraiment pas bon signe. Il s'approche les pieds de part est d'autre de la tête de l'inconnu blasphémateur. Pied gauche qui se relève légèrement, bras qui se lèvent. Positon de swing activée et prête à être déclenchée. Une chance que le Père aime les tapisseries, enfin une chance, ca dépend pour qui. Il a trouvé la son outil de "remise en chemin" idéal le curé. Voix froide, dans laquelle semble gronder un orage qui ne laissera aucune forme de rémission.

Je sais pas qui t'es mon gars, je sais pas ce que t'es venu foutre avec mes cloches, mais avec ce que tu viens de dire, le ciel pourrait bien s'effondrer que tu devras quand même me réciter fissa 5 fois le notre père pour te faire pardonner si tu veux quitter cette église sans ressortir avec la moitié de tes dents entre les mains !

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Alfgard

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MessageSujet: Re: [RP] L'incendie de Ryes   Dim 10 Jan 2010 - 12:38

[ Dans le dortoir des écuyères]

Elle rêvait… De ces rêves sans queue ni tête qui vous angoissent, pour l’instant d’après vous transporter dans un état de béatitude incommensurable. Là c’était le cas : elle ouvrait les yeux et Rems se trouvait au pied de son lit, souriant et amoureux. Elle se levait, le grondait gentiment pour s’être trompé de dortoir et ils partaient ensemble faire le tour de la vaste forteresse, cherchant à se rendre utiles auprès de leurs frères et sœurs.
Un sursaut… Le corps de l’ex lieutenant heurta violemment le sol, entraînant avec lui la couverture rugueuse dans laquelle elle s’était enroulée en se couchant. Un instant tourneboulée, elle resta sur le sol, essayant de se rappeler ce qu’elle pouvait bien faire en ce lieu qui ne lui était pas encore familier. Puis elle porta machinalement sa main à son crâne, sentant déjà sous ses doigts les prémices d’une belle bosse. Elle en était là de ses pensées lorsqu’une voix inquiète la fit sortir de l’état de torpeur dans lequel elle se trouvait. Rems ! Il se tenait près d’elle, un genou à terre, lui demandant de sa voix douce si elle allait bien, ce qu’il lui était arrivé, s’il ne s’agissait pas d’un malaise, si …

Elle se redressa en riant, posa sa main sur la bouche de son compagnon afin d’endiguer le flot de paroles qui s’en déversait et le rassura derechef :


- Mon Amour, je vais bien ! Un drôle de rêve et je suis tombée du lit. Rien de grave, juste une belle bosse.

Rems trouva une place sur le lit, rassuré et souriant. Tout en ramassant la couverture, elle le bombarda de questions sur son entretien, son retour en la forteresse et mille autres petites choses de leur vie.

- Oh oh oh doucement Ma Louve ! Laissez- moi respirer un instant ! Je vous retrouve à terre, à moitié assommée, comprenez qu’il me faille un peu de temps pour m’en remettre ! Et puis...


PoooOOoooOOOooOooooOooOoOooOOoOoOOooOoOOOooOoOo

Ils sursautèrent de concert et se regardèrent, inquiets.

- Qu’est-ce que c’est ?
- Un danger Ma Louve, pour sûr ! C’est un cor qui sonne. Et un cor qui sonne en pleine nuit ne présage rien de bon…
Venez, ne perdons pas de temps, essayons de trouver d’où vient l’appel.

- Peut-être croiserons-nous quelqu’un qui pourra nous renseigner…

Ils ramassèrent à la volée leurs armes et leurs manteaux. Alfie avait eu la bonne idée de ne pas trop se dévêtir pour se coucher et ils purent sortir du dortoir sans perdre de temps.
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Antlia

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MessageSujet: Re: [RP] L'incendie de Ryes   Dim 10 Jan 2010 - 12:57

[ Dans la forteresse de Ryes - cellule de l'Etoile]

Dans sa cellule, la Blonde dormait paisiblement, d'un sommeil qu'elle n'avait eu depuis longtemps. La nuit avait été calme, aucun cauchemard ne l'avait prise au dépourvu durant celui ci.
Pas de réveil en sueur, pas de cri en se relevant brusquement durant la nuit comme il était son habitude depuis de longues années.
Non un sommeil enfin, une nuit dans toute sa quiétude, et pour sûr / Un oeil s'ouvre.

Doooong ... Doooong ... Doooong ... Dooooong ... Doooong ...
c'était dans son rêve ça non ? Oui un rêve sans aucun doute. Non c'était insistant, vif ... Un regard vers la fenêtre, le petit jour semble t il.

Punaise encore un p'tit malin qui joue avec les cloches de l'église ! mais ils peuvent pas la fermer cette église durant la nuit? ça éviterait de se faire reveiller !
Elle s'assied au bord de son lit, laissant pendre ses jambes nues, de méchante humeur. Pour une fois qu'elle dormait bien, pour une fois que ses cauchemards la laissaient tranquille. Un frisson, malgré les braises qui restent dans l'âtre... des braises .. Il n'était pas encore temps de se lever si il en restait .
Un regard à son lit, elle pouvait encore en profiter. Allez, encore un p'tit peu.
Elle se rallongea alors dans son lit encore chaud, se cala sous les couvertures en bonne frileuse qu'elle était, et un petit sourire amusé se plaqua sur son visage. Petit étirement... lassive et hop , les yeux qui se ferment doucement jusqu'à se réouvrir brutalement.

Mais qu'est ce qu'ils ont donc tous ! Ce sont donnés le mot ou quoi ? !
PPOoooOOoooOOoooOoOooOOOOooooOOooOOoooOOoOoooO
Le son était plus proche, on attaquait Ryes ou quoi? Une invasion?
DEBOUTTT!! Ya l'Feu a RYES!
Du coup la Blonde se leva fissa, prit ses pantalons de cuir brun, chemise de lin, oublia d'attacher ses cheveux, glissa ses pieds dans ses bottes, mis sur le tout un grand lainage, faisait froid et prit à la va vite : gants, foulard et sa sacoche. L'avait pas le temps de plus.
Et comme une furie, elle ouvrit la porte et se mit à courir vers les remparts, dévalant escaliers, bottes qui martelaient les pierres du sol jusqu'à monter aux remparts.
Elle y retrouva le petit farceur des Douves:
Qu'est ce qu'il se passe ? Le feu tu as crié ! regard vers Ryes d'où une colonne de feu s'élevait!
Rah créfieu de bordel de ... Elle se reprit en faisant un oups, elle jurait jamais la Blonde! Elle porta son regard vers la forteresse afin de voir les autres se précipiter.

Faut qu'on descende aider les villageois!
Oui faut qu'on, yaqua et il faut faire... mais bon là fallait se bouger !

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Erwyn

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MessageSujet: Re: [RP] L'incendie de Ryes   Dim 10 Jan 2010 - 13:45

Doux sommeil que celui de qui ne se doute pas de ce qui est en train de se passer.

Car c'était bien le Vieux Loup qui dormait encore dans l'auberge du Vieux François, sous l'identité du frère Edouard de Mortemont, alors que l'incendie se déclencha dans la grande salle de la dite auberge. Il avait décidé de rester quelques temps, avant que la grande chasse ne démarre, pour se réapproprier ces lieux de paix qu'il avait toujours aimé. Il dormait ainsi paisiblement, du sommeil du juste, gardant un minimum de conscience de son environnement immédiat de par la vieille tradition chevaleresque qui veut que l'on ne dorme jamais que d'un oeil.
La chambre était baignée dans l'obscurité, une obscurité douce et paisible, de celles qui sont propices à la rêverie.

Erwyn dormait, d'un sommeil à l'heure actuelle sans rêves. Il avait toujours pris l'habitude de se réveiller aux aurores, avant la première prière du matin. Cela pour contempler à la fois le lever du soleil, mais aussi le lever de toute la petite bourgade de Ryes.
C'était un matin froid de l'hiver. Un matin où la neige côtoyait le soleil. Et ce ne fut pas les cloches qui le réveillèrent, ce matin-là, comme à son habitude.

Non.

Ce fut l'odeur...

L'odeur âcre et râpeuse de la fumée dans la gorge. Eternuant, il leva un oeil embrumé qui regarda le monde plongé dans le noir à travers ses cheveux entremêlés sur son visage. Il se leva lentement, encore perclus des sommeils de la vieillesse, qui sont plus lourds et plus profonds que les jeunes. Plus abrutissants, aussi.
Il se mit sur son séant, et renifla lentement l'odeur désagréable qui montait jusqu'à lui. Une odeur de fumée. Il se leva précautionneusement, et en homme habitué aux situations d'urgence, se vêtit à la hâte, enfilant braies, chausses, bottes, puis son bliaud, avant de passer une ceinture où se trouvait seule, la dague d'argent, souvenir de son premier amour. Il n'attacha pas ses cheveux. Il ne prit pas le temps de se débarbouiller. Non. Sans même toucher à son mantel, à son épée, à ses affaires, il se précipita dans le petit couloir de l'étage de l'auberge, et, ouvrant la porte, se suspendit au seuil, reniflant à nouveau. Et comme il sentait que l'odeur était persistante, il fit quelques pas rapides dans le couloir, appelant à vive voix :


- " TAVERNIIIIIEEEER ? FRANCOOOOIIIIIIIS ? "

Et un bruit, horrible, pour seule réponse : le bruit caractéristique du feu qui crépite dans une cheminée. Mais pas que ce bruit, fin et souple. Non. Un bruit d'enfer. Un bruit sourd, grondant. Un bruit d'incendie...

- " Bordel de Dieu !"

Ce fut ce que cria l'ancien chevalier, avant que de se ruer vers l'escalier qui menait au bas, pour constater les dégâts. Et que de constater la vision d'horreur...

Car toute la grande salle brûlait à grand feu. Les tables étaient nimbées de flammes, et les murs de torchis ne tarderaient pas à les suivre. Les poutres du plafond commençaient à prendre, et les roseaux du sol avaient été consumés depuis longtemps, créant un tapis de flammes qui, par endroit, était vivace, en d'autres ne se réduisant qu'à des braises. Tout le mobilier brûlait. Erwyn, avant toute chose, craint que le vieux François ne se trouvât en bas, et ait eu un problème qui eut fait démarrer l'incendie. Il observa alors attentivement, son regard se portant sur les flammes, un bras porté au visage pour se protéger de la fumée qui lui piquait les yeux. Ne voyant rien ni personne dans les flammes, il constatât qu'il ne pourrait espérer sortir par la porte, car toute la route sur le passage était un réel brasier. Il pensât par la suite aux autres personnes se trouvant dans l'auberge, à ces quelques voyageurs paisibles qui ne se doutaient peut-être pas du souci qui couvait.

Ils étaient dans l'auberge, et ils y étaient pris au piège.

Il remontât à toute vitesse, et commençât à crier à pleins poumons ce simple ordre, ce simple ordre qui déciderait de la vie ou de la mort de tous et toutes :


- " DEBOUT, GRANDS DIEUX ! DEBOUT ! REVEILLEZ-VOUS ! LE FEU ! LE FEU ! "

Il frappait aux portes, il frappait aux portes, vieil homme qui ne craignait point tant pour sa vie que pour celle des autres. Il criait, et allait vers sa chambre : récupérer Raëlinch, son mantel, ses affaires, et surtout, surtout, trouver un moyen de faire sortir les endormis des lieux. Vite. Très vite.

Il en allait de leur vie.

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MessageSujet: Re: [RP] L'incendie de Ryes   Dim 10 Jan 2010 - 15:24

[ Dans la chambre d’une tempête ]

Une fois n’est pas coutume, elle avait délaissé la bibliothèque et l’infirmerie, décidant de s’accorder un peu de repos dans sa chambre. Rituel de base, soigner sa jambe, la plaie prenait une belle tournure. Elle avait décidé de la suturer elle-même, après leur corvée de nettoyage en les remparts. Après cela, elle s’endormit d’un sommeil des plus perturbés, tournant virant dans sa couche, parlant dans son sommeil, parfois dans le langage que sa mère adoptive lui avait appris et qu’elle utilisait que très peu. Dans son sommeil, elle entendit un bruit de cloches, cela faisait il parti de ses cauchemars ou cela était il bien réel ? Bruit de cloches qui persiste, qui s'intensifie… Elle tente doucement de refaire surface, de se réveiller, un bruit de cor, puis un cri, un cri strident…Et là, la brune sursaute, grommelle, peste, se disant qu’elle allait expliquer avec tact au petit plaisantin qui s’amuse à réveiller la forteresse, sa façon de penser. Lever sa chemise de nuit en coton, passer une chemise la lacer, enfiler ses braies... Puis réaliser…Ce cri, persistant… Le feu… LE FEU ! Elle se hâte, la tempête, enfile ses cuissardes, passe un lainage et prend un mantel de cuir qui la protégera du froid vif des nuits normandes . Un coup d’œil dans sa besace : Tissus propres, et autres petites choses nécessaires à des soins s’y trouvaient bel et bien. S’en saisir. Mettre une de ses dagues à la ceinture, prendre un lien de cuir, et sortir de sa chambre d’un pas claudiquant mais précipité pour se rendre sur les remparts, en attachant très sommairement sa chevelure de jais.

[ Sur les remparts – Agitation nocturne ]

Dernières marches qui la séparaient du lieu dit. Combien de fois avait elle prit ce chemin ? Elle y était habituée, connaissant l’entrée de la forteresse et cette partie comme sa poche, même plus encore que certains pouvaient le penser… Arrivée en haut, elle devine plusieurs silhouettes, deux précisément, celles de Eragon et d’Antlia. Se précipiter vers eux, et entendre la remarque de la blonde…
-Bordel, mais qu’es ce…- attention qui se porte vers le village en bas - Parbleu ! Ryes flambe !
[i]Regard qui se veut vif et perçant, elle n’allait pas palabrer durant des heures durant, il fallait se bouger le séant, et plutôt rapidement. Dans ses conditions, la seule solution plausible pour regagner le village le plus rapidement possible était la chevauchée. Elle leur signala son idée, et reporta quelques instants son attention sur le village, tentant de distinguer au mieux, le point de départ de l’incendie, mais de loin, elle ne vit pas grand-chose et soupira un temps soit peu…Etait ce un incendie pour tenter de détourner l'attention de chacun et prendre Ryes et sa forteresse ? Craintes qui se bousculent dans son esprit, cela pouvait être possible. Eviter de songer au pire, et se tenir prêts.
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Aldraien

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MessageSujet: Re: [RP] L'incendie de Ryes   Lun 11 Jan 2010 - 1:22

C’était une belle nuit d’hiver comme il y en avait souvent…bon y avait des nuits toutes les nuits en fait, mais celle là était belle, pas de pluie, mais de la neige et du vent. Le genre de vent mordant qui vous bouffe le visage si vous avez le malheur de mettre le nez dehors.
C’est d’ailleurs bien pour ça que la rouquine n’avait pas bougé de l’auberge du Vieux François, attendant patiemment le résultat de son entretien.
J’vous vois venir, non elle n’était pas retournée dans sa tente à courir après des lapins en voie de disparition, elle avait décidé de rester au chaud ! Et qui dit au chaud dit…au feu ! Non non, ça c’est pas encore. Patience, on va y venir.
La jeune rouquine avait donc élu temporairement domicile dans l’auberge de Ryes, pis faut dire qu’ils y servaient des bons petits plats dans cette auberge, et Ald adorait la bonne cuisine, c’était bien pour ça qu’elle cuisinait pas, d’ailleurs…
Venons en à nos moutons…pour une fois que ce ne sont pas des lapins.

Alors que le soleil commençait au ralenti sa lente ascension dans le ciel, la Louve était encore tranquillement endormie dans une chambre bien douillette avec un lit donc on n’avait pas franchement envie de sortir, surtout quand, comme elle, on était vêtue uniquement de sa chemise. Ses effets et autres vêtements rangés bien en ordre sur une chaise non-loin de la couche. Fallait dire qu’elle était très ordonnée la petite, ne supportant pas de ne pas trouver quelque chose quand elle le cherche. Savez, le genre de truc où vous cherchez votre cheval et que vous vous rendez compte que vous l’avez rangé dans le placard au lieu de le mettre à l’écurie…
Bref. Sommeil paisible et réparateur pour la jeune femme qui pensait vivre une nuit et un matin comme les autres, qui suivait une journée comme les autres, lorsque tout à coup…
Oui, le suspens, vous adorez ça je sais…
Donc, lorsque tout à coup…


- " DEBOUT, GRANDS DIEUX ! DEBOUT ! REVEILLEZ-VOUS ! LE FEU ! LE FEU ! "

Elle a pas capté de suite ce qu’il se passait la Ald, marmonnant dans son demi-sommeil un truc du genre : «Oui, je sais qu’il fait chaud, mais quand même de là à dire qu’y a l’feu…».
Et pourtant, une odeur vint se joindre rapidement à la voix inconnue pour confirmer ses dires. Prostrée dans sa couche, elle n’avait pas envie d’écouter, et aurait bien aimé que l’odeur se tire elle aussi, mais ça c’était moins probable et un peu plus dur à ignorer, d’autant qu’elle allait en s’amplifiant et picotait la gorge de Ald lorsqu’elle respirait.
Dans un grognement mécontent, elle eut le malheur de respirer par la bouche et sursauta en toussotant lorsque la fumée acre s’insinua partout où elle pouvait, faisant presque cracher ses poumons à la jeune femme, pas habituée du tout à ce genre d’odeurs, pas si fortes en tout cas. Le temps pour son regard émeraude de s’habituer à la pénombre de la pièce et à son cerveau d’émerger de sa léthargie après encore quelques bêtises sorties de sa bouche bien entendu…


Nom de Dieu qui c’est l’idiot qu’a oublié d’retirer sa viande du feu…

Vous l’avez entendu ? Elle a dit « Nom de Dieu », c’est pas biennn, c’est Tlia qui râlerait si elle était là. Même qu’elle aurait dit : « Bordel, arrête de jurer ! ». Enfin, Ald a pas le temps d’y penser à tout ce possible dialogue entre elle et sa suzeraine, tout s’enchaine trop vite dans son cerveau.
Déjà l’association entre odeur et feu était faite…maintenant…ça avait pas trop l’air de sentir la bidoche, donc ça devait pas être un bout d’viande oublié sur le feu. Mais en tout cas, ça faisait un sacré boucan. Dehors, ça s’agite, ça cogne aux portes.
La Louve, elle, elle va pas sortir en chemise, se serait pas décent. Alors elle enfile rapidement son attirail, même son épée et sa dague, parce qu’elle ne les quittait jamais.
Dernière botte enfilée et elle se précipite vers la porte de sa chambre en l’ouvrant d’un coup pour mettre le nez dehors et le rentrer aussitôt.

Bordel ! On y voit rien dans cette auberge !

Y avait bel et bien le feu, elle avait pu l’observer elle-même, à ses dépends d’ailleurs. Pas vraiment le temps de penser à ce qu’elle allait faire quand elle retournerait là bas dans l’enfer sur terre, trouver du monde, c’était sans doute l’plus important en cet instant.
Elle rouvre la porte et prends son courage à deux mains, et son air en apnée, puis passe la porte pour pénétrer dans cet endroit qui semble vision de cauchemar. Elle qui n’avait jamais vu d’incendie, elle était servie ce jour.
La fumée picotant ses yeux, elle avança comme elle pouvait à l’inverse de là où se trouvait le plus gros des flammes. Trouver quelqu’un, trouver quelqu’un, trouver….et bam !


OUCH !!

Bon, vous l’avez deviné, elle est rentrée dans le vieil homme qui l’avait tiré de son sommeil la rouquine, parce qu’elle y voyait rien, et qu’elle était un peu trop perdu dans ses réflexions pour se rendre compte de quelque chose. Alors quand l’homme s’était dirigée à vive allure dans la direction contraire à la sienne…et bien forcément : confrontation.
Et elle était bien tombée sur son fondement la Louve, poussant par la même occasion un juron qui ne sera pas détaillé ici.
Sonnée et contrariée par son réveil bien trop brutal, elle n’essaie pas de trouver une question intelligente non, un truc qui serve à quelque chose, sinon ça n’aurait pas été drôle. Non, les yeux levés vers le vieil homme, les émeraudes le détaillant à travers la fumée, elle n’trouva rien d’autre à demander que…


Qu’est-ce qui se passe ici ?

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Brasier

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MessageSujet: Re: [RP] L'incendie de Ryes   Lun 11 Jan 2010 - 14:07

Appétit grandissant

Miam pouvait-elle dire alors qu'elle grandissait de plus en plus, lentement au début puis de plus en plus rapidement. Miam que tout ce bois, festin comme il en était peu, sec, craquant à souhait, s'enflammant juste à le lécher. A croire qu'il attendait son réveil, l'accueillant à bras ouvert.

Elle ne regrettait pas un instant d'avoir attendu si longtemps, se régalant, étirant ses multiples bras et sa bouche immense à l'infini. La salle commune était toute entière sa proie, nulle table, nulle chaise, rien ne lui échappait. Le comptoir. Odeurs cuivrées, fruitées... Oh l'alléchant but. Des bouteilles, des tonneaux, de quoi continuer, de quoi grandir, de quoi réduire en cendres cette bicoque et....

Des voix? Des cris? Des victimes? Mais c'était un banquet royal! Et un dilemme. Qui des hommes ou de l'alcool prendre en premier.

BRAOUM! Explosions. De bouteilles qui sous l'effet de la chaleur avaient lâché et commençaient à répondre leur doux liquide en la direction du brasier. Vers lui donc, plus tard pour les humains qui l'avaient maintenu prisonnier depuis si longtemps. Presque... Il y était presque. S'en délecter...

De l'autre côté l'escalier venait se joindre à la fête, les premières marches n'existaient désormais plus. Flammes et fumée. La dernière s'échappait désormais par les fenêtres et portes ouvertes, alimentant en air le feu, simple échange.

Panique

La nuit risquait de tomber à tout moment lorsqu'ils l'avaient aperçue dans la rue. L'auberge ne payait pas de mine certes mais elle était propre et conviendrait parfaitement pour une nuit. Et qui savait, peut-être pourraient-ils même faire quelques affaires en cette petite ville.

Nuit écourtée par des cris et des poings s'abattant sur leur porte. Hébétés, ils finirent par se lever et se réveiller tout à fait lorsqu'ils se rendirent compte, en ouvrant l'huis, que d'un il y avait le feu et que de deux ils étaient coincés avec deux autres personnes. La fumée épaisse n'aidait en rien et commença à leur piquer les yeux et la gorge, finissant par déclencher une toux irritante et qu'ils n'arrivaient pas à arrêter. En chemise, sur le pas de la porte, ils étaient tout simplement perdus, ne sachant pas comment faire pour se sortir de là tandis que la femme, tremblante, récitait les unes derrière les autres toutes les prières qu'elle connaissait.

Dehors, les appels du Vieux avaient réussi à réveiller du monde. Cinq. Ils étaient cinq en plus de lui à se tenir devant l'auberge, les bras ballants, incapables de réagir. Il y avait là un jeune couple arrivé depuis peu, l'homme espérant que son métier de forgeron lui permettrait de vivre mieux ici qu'ailleurs. Deux hommes d'une trentaine et d'une quarantaine d'années, clients assidus de l'auberge et surtout de son calva. Et pour finir la servante des boulangers qui était partie chercher de l'eau pour ses patrons, seau à la main, pas fichue de sortir de sa torpeur. Ils restaient à regarder le spectacle, pétrifiés par l'horreur.
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MessageSujet: Re: [RP] L'incendie de Ryes   Mar 12 Jan 2010 - 13:27

[ Auberge du vieux François ; à l'étage ]

C'était un moment de grande panique intérieure, un de ces moments où l'esprit tâche de surnager dans le trop-plein de peur panique qui l'envahit. L'un de ces moments où la raison doit s'accrocher ferme à ses racines, pour ne pas perdre pied. Erwyn avait réellement peur. Peur comme toute personne exposée à quelque chose d'absolument nouveau pour lui, et dont il ne comprenait pas grand chose. Car oui, à soixante ans presque, le Chevalier n'avait encore jamais vécu d'incendies dévastateurs de ce genre ; il ne savait ainsi pas comment se comporter face à ce feu ; ne savait pas comment y faire face ; et mieux encore, comment canaliser toute cette peur qui lui montait dans la gorge, et qui, ajoutée à la fumée, lui bloquait lentement mais sûrement la respiration. C'était un homme terre-à-terre, et pratique. Un homme qui ne croyait que ce qu'il voyait, et qui appréciait de connaitre les choses pour y faire face. Quand on connait les défauts d'une armure, aussi effrayante soit-elle, on n'a plus peur de se retrouver face à elle ; on sait comment la vaincre.
Et Erwyn, pour se protéger de cette peur de mourir qui venait, lentement mais sûrement de s'insinuer dans sa chair, était en train de cesser totalement de penser ; oui, ne plus penser. La meilleure des solutions face à la peur ; bloquer votre imagination, bloquer vos terreurs, qui risqueraient sinon de vous paralyser ; comme lors de sa première charge de cavalerie, à Dieppe, voilà bien longtemps de cela. Alors que le monde était autre, et que lui aussi était totalement différent.
Puis, lorsqu'il devait penser, il ne pensait qu'à deux choses : les possibles autres victimes de l'incendie, le village dans son entier, et surtout, surtout, surtout, COMMENT sortir d'ici. Il pensait aux autres pour éviter de penser à lui.

Et c'est en réfléchissant à tout cela, en réprimant cette peur, qu'on le percutât violemment de dos, comme un somnambule l'eut fait dans son sommeil. Erwyn, sur ses gardes, se retourna alors vivement, faisant face à celle qui lui faisait désormais barrage contre la chaleur des flammes qui montaient, montaient, montaient. Et de la fumée qui lui piquait horriblement la gorge. Il était mal à l'aise. La fumée lui enfonçait de minuscules aiguilles dans le conduit d'aération, et il avait presque envie de vomir, tellement la sensation d'étouffement était désagréable. Ses yeux lui faisaient mal, la fumée les asséchant irrépréssiblement. Il avait les larmes aux yeux.


- " OUCH !! "

La femme qui l'avait percuté était tombée sur les fesses, et il tâcha de la détailler au mieux malgré la fumée. Ôtant le bras qu'il avait devant le visage, il se baissa pour l'aider à se relever, faisant ployer ses genoux qui crièrent misère devant l'effort qu'il leur demandait. Perspective amusante de devoir échapper à un incendie quand son propre corps semble fait de plomb...
S'apprêtant à la relever, elle posa alors, peut être, la question la plus stupide qui put s'imaginer en pareille situation :


- " Qu’est-ce qui se passe ici ? " Erwyn, ouvrant la bouche pour lui répondre, ne parvint à émettre qu'un toussotement profond, tâchant d'évacuer la fumée de sa gorge. - " Teuh-teuh... Teuh ! " La traduction littérale, assez approximative, aurait probablement été dans cette situation : " vous posez toujours des questions aussi idiotes quand vous en avez la réponse ? "

Remettant son bras devant son visage, elle se releva sans son aide, et il put alors l'observer ; elle avait la posture un peu virile des femmes qui sont rompues à l'art de la guerre, et elle en avait le corps plein et musculeux. Une chevelure de feu l'accompagnait, bien que plus sombre que celle de la Capitaine de Vergy qui était venue le trouver quelques jours auparavant. Elle avait de très beaux yeux, aussi. Des hanches un peu larges, qui montraient qu'elle avait probablement déjà enfantée. Elle ne tarderait certainement plus à entrer dans l'âge mûr, à ce que disaient des ridules qui commençaient à apparaitre au coin de ses lèvres, ou de ses yeux.
Posant sa manche sur sa bouche, elle tâcha de hausser le ton pour surmonter le brasier qui couvait en fond sonore :


- " - On est mal barré, on dirait. "

Observation très juste et pleine de bon sens s'il en était. Mais le Chevalier ne la regardait même plus, ni ne l'écoutait. Il regardait fixement un point derrière son épaule, qui venait passablement complexifier la donne. Un point qui ferait basculer la situation, dans ce couloir étriqué fait de bois massif et de pierre d'une auberge du terroir normand en flamme.

Un couple venait de sortir d'une chambre, et ce couple était donc prisonnier des flammes avec eux. Ecarquillant les yeux, il lâcha un simple juron, qui résumait tout. Tout. Ce brasier, ce merdier, leur situation, la vie.


- " Oh, Bordel... "

Oui, c'était le bordel, oui. La rousse le suivit dans son regard, et ce fut par un grognement de dépit qu'elle salua cette nouvelle donne, qui compliquait beaucoup les choses. Grognement caché par le bruit du feu. Le couple était en chemise, le bonnet encore sur la tête. Ils avaient l'allure bonhomme du couple de petits bourgeois qui viennent de la terre, et en auraient presque été comiques, joués par des saltimbanques. Et les mains jointes de la femme montraient une bonne chose : la seule chose qu'elle trouvait à faire, à l'heure actuelle...

C'était prier.

Des litanies montaient par moments, telle une mélopée qui envelopperait les flammes de la voix apeurée, aux arêtes avivées par la peur. Un murmure, qui résonnait au beau milieu de cet enfer miniature, de cette cheminée qu'allait devenir l'auberge sous peu. Une mélopée tellement déplacée, au milieu des besoins de l'action.


- " Ave Maria, Gratia plena... Domi... Dominus Tecum... Benedi-benedi-benedictaaaaa... Tu in mulieribu-ou-ou-ou-ouuuusss... "(1)

Désormais, ils étaient quatre à extraire du brasier. Et ce n'était certainement pas cet obèse de bourgeois et cette grenouille de bénitier avec sa Bénédicta qui allaient bien aider Erwyn à trouver une solution. Erwyn, en tout bon Chevalier qu'il était, mettrait néanmoins tout en oeuvre pour les sauver en priorité. Bon Dieu, mais quelle plaie... Ce à quoi son acolyte actuelle lui demanda :

- " - Commence à faire chaud...on en fait quoi des deux là ? On va pas les laisser ici...ça s'fait pas. "Il nota avec amusement le passage instinctif au "On". Ou comme quoi, dans une situation forte, on avait nécessairement tendance à recourir au groupe, à créer un pont commun entre les êtres pour se sortir du pétrin. Il n'avait pas promis de la sauver ; ni de l'aider. Mais spontanément, sans aucun signe avant-coureur, il y avait eu ce "On", qui englobait leurs deux personnes. Qui était cette femme, qui spontanément prenait une part altruiste, et se préoccupait de deux inconnus ? Une future fille de l'animal cabré et cornu ? Que pouvait-il en savoir, le vieux chevalier ? Il y eut un temps de latence, où effectivement, Erwyn acquiesçait en silence. Puis le nid à pensées se referma, et le pilote automatique se mit en marche. Roulez jeunesse.- " Pas le temps qu'ils s'habillent. Dites-leur de faire un paquet avec leurs frusques, et qu'ils ramènent ce qui pourra être utile. "
Et, comme tout Chevalier habitué instinctivement à ce que l'on applique ses ordres, il ne regarda même pas si elle le suivait, ou lui obéissait. Il se retourna, et ouvrit à la volée la porte de sa chambre, s'engouffrant dedans comme une furie. Ald', s'apprêtant à aller s'occuper du couple, n'eut que le temps d'entendre un gros CRACK, bruit caractéristique du bois qui éclate.

Il fallait réagir vite. Et bien. Comme des grenouilles dans un bain-marie.


_____________________________________________________________________________________________

(1) : Version complète de "Je vous salue Marie", en latin : Ave, Maria gratia plena : Dominus tecum ; benedícta tu in muliéribus ; et benedíctus fructus ventris tui, Jesus.

Sancta Maria, Mater Dei, ora pro nobis peccatóribus, nunc et in hora mortis nostræ.

Amen

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MessageSujet: Re: [RP] L'incendie de Ryes   Mar 12 Jan 2010 - 20:52

[Au pieds d'un curé qui n'a pas spécialement l'air content]

Un coup de langue commença à faire le tour de sa bouche, tâtant chaque dent une à une pour sentir si l'une d'entre-elles ne bougeait pas. C'est que, inquiété par le faible goût de sang qui s'était aventuré sur ses papilles gustatives, le Vicomte désirait tout d'abord voir si il ne s'était pas cassé une dent dans l'aventure, chose qui l'aurait fortement irrité de par la douleur latente qu'un tel mal produit pendant des longs jours, voir de longues semaines.
Heureusement, sa langue parvint à faire le tour des 32 soeurs d'émail sans que l'une ne veuille quitter son poste ... c'était déjà ça de gagné ... enfin, de non perdu !
De toute façon, il aurait le temps de faire un examen plus approfondi après que ce satané incendie ne se soit fait calmer. Il pourrait alors maudire sans vergogne cette marche, sa précipitation et la neige, facteurs connexes ayant provoqué sa chute tout en léchant pour la quatre cent trente-sixième fois la plaie qu'avait sûrement fait une dent en rencontrant la peau interne de la joue.

C'est à ce moment précis qu'un pied vint se placer non loin de la tête du susnommé poitevin et qu'une voix se fit entendre pendant que Mackx tournait la tête vers celui à qui appartenaient le pied - qui était à l'occasion accompagné par son frère - et la voix.
Merdouille, il avait réveillé le Curé et celui-ci avait entendu ses jurons, ce qui n'avait pas l'air de l'avoir enchanté et le rochelais était à présent tenu en respect par une tapette à tapis qui, si elle ne devait pas être létale, ne devait pas moins en être douloureuse.

Ne pouvant pas trop bouger, le Vicomte se mit à réfléchir aux diverses tactiques qui s'offraient à lui afin de se tirer de ce guépier...
La première, assurément la plus simple, consistait à profiter de son expérience du combat et de sa souplesse pour rouler de côté et s'encourir pour aller combattre le feu.
La seconde était plus habituelle au poitevin puisqu'il s'agissait, par la force des mots, de faire comprendre à l'homme d'Eglise qu'un incendie menaçait le village et que ses bras étaient requis. Seulement, le porteur de soutane semblait du genre père sévère plutôt que père mission ... résultat des courses, cette technique risquait de faire perdre un temps précieux, temps durant lequel les flammes, elles, ne feraient pas de pause.
La troisième, que certains Chevaliers auraient sûrement utilisé en leur temps, était de gueuler sur le Curé, de lui rendre ses coups éventuels avant de sortir par la grande porte après avoir fait comprendre au rat de cure que la vie des autres passait bien avant d'éventuelles excuses.

La décision fut rapidement prise, et le poitevin répondit alors au pied qui lui faisait face.


Voyez-vous, mon père, ce que je suis venu foutre avec vos cloches, comme vous dites, c'est prévenir mes frères de là-haut qu'il y avait un début d'incendie au village et que leurs bras étaient requis afin d'aider à le circonscrire. Le seul problème est que en descendant les marches, j'ai glissé et que je me suis retrouvé dans cette position où vous me voyez actuellement.

Je reconnaisse mon erreur d'avoir juré comme un acharné dans la maison d'Aristote, erreur à cause de laquelle je me fustige intérieurement depuis lors, mais devant l'urgence de la situation, je vous demanderai de bien vouloir me laisser sortir de cette église pour que je puisse aller prêter main forte aux gens luttant à l'heure actuelle contre cet incendie dans le village.

Si vous acceptez, une fois que tous les gens et les meubles seront sauvés, je vous jure que je reviendrai dans cette église et que j'y réciterai devant vous les cinq Notre Père que vous me demandez.


Le ton avait été poli, le Vicomte ayant réussi à se contenir face au tutoiement intempestif dont il avait été victime - non qu'il ait du mal à accepter le tutoiement, mais pas sous ce genre de marque de mépris qu'il prenait dans la bouche du prêtre -, mais ferme. Et il n'était pas prêt à céder !

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MessageSujet: Re: [RP] L'incendie de Ryes   Mar 12 Jan 2010 - 22:28

[Sur les remparts plutôt bien entouré]

Alors alors on qu'on en était.. Ah oui PooOOoo PoOOoooOo et un Era qui court en gueulant qu'il y a le feu.
Tableau : Un Homme d'Armes, Un chevalier Errant et Un cavalier mais qu'est ce que c'est beau la mixité et l'entente par dela les grades ya pas a dire.
Enfin bref, les tentatives du Poitevin pour réveiller quelques licorneux n'avaient pas été vaines et il s'en réjouissaient bien qu'il avait crû se faire écharper 2 ou 3 fois avant que les gentes dames jettent un coup d'oeil en contrebas sur le village enfumé. Il avait d'ailleurs songé à devoir éviter des chausses car il faisait beaucoup de bruits.. mais non.

La baronne arriva en première et Eragon pour éviter qu'on ne lui crie dessus se contenta de montrer du doigt le village. Il ne bougea pas quand la cavalière arriva et elle prît également compte de la situation.


Rah créfieu de bordel de ..
Faut qu'on descende aider les villageois!


-Bordel, mais qu’es ce… Parbleu ! Ryes flambe !

grattement de tête du trémouillois, perplexe.


Moui c'est plus ou moins c'que j'me suis dit.. et surtout ce que je crie depuis tout à l'heure.


Quoi que le paysage était pas trop mal ici, il serait bien resté a regarder le paysage pendant que les autres se bougeaient pour descendre aider en bas. Sauf qu'en bas il y avait un feu et ici on se caillait les miches. Décision prise..

Ouais faut descendre ya pas à chier, plus on tarde plus sa sentira l'roussi et c'était le cas de l'dire.

Puis il se remémora la première fois qu'il était monté de Ryes le village à Ryes la forteresse et ca faisait quand même un p'tit bout, à pied ils arriveraient trop tard, il décida donc d'en faire part à ses sœurs.

P'tet qu'on irait plus vite en canasson.. enfin j'dis ça mais j'ai pas d'canasson ..


Et le Poitevin commença à descendre les marches car voui voui les écuries se trouvent pas sur les murailles.

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Le Père Eudes

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MessageSujet: Re: [RP] L'incendie de Ryes   Mer 13 Jan 2010 - 0:36

Furax le père Eudes ? Si peu...Faut dire c'était comme si les paroles du cavalier avaient spécialement choisies pour le mettre dans une colère noire. Un tel déluge de blasphèmes, assemblés pour finir dans un fe d'articifice final à la prononciation du nom même du tout puissant, il fallait le faire pour trouver combinaison aussi prompte à donner un coup de sang à l'homme d'église.

Malgré tout, sa colère disparu comme par enchantement à la mention de l'incendie. En plus d'avoir un caractère bien trempé et une langue qu'il ne gardait pas dans sa poche, le Père Eudes et avant tout un homme d'action, ne craignant pas l'effort ni de se salir les mains. Ce n'était pas l'un de ses saint curé propret et apprêté tout juste bon à réciter leur savoir et à distribuer la bonne parole sans oser sortir de leur petit confort tranquille. Grand et sec, il n'en avait pas moins une force qui en aurait surprit plus d'un parmi ceux qui pensait que celle ci s'évanouissait progressivement avec l'âge.
Une vraie petite boule de nerf qui, si ses ouailles étaient en plus menacées en quelque façon, n'hésiterait pas à donner de sa personne pour aider, voir même plus si il le fallait, mourir n'était pour lui qu'un commencement, s'il pouvait en plus le faire dans une action héroïque qui participerait à sa renommée ainsi qu'a celle de l'Eglise tout entière par la même occasion, i ne s'en priverait pas. Il était bien évident cependant qu'il ne ferait pas en sorte de provoquer la situation lui même, courageux oui, idiot non, et fourbe encore moins.
Les premiers mots de réponse de Mackx trouvèrent donc instantanément un écho en lui et, attendit que celui ci finisse sa "défense' en tapant du pied, impatient. Il lui tendit alors la main pour l'aider à se relever puislui dit:


Très bien mon fils, va pour cette solution, on ne fait pas attendre les gens dans la détrese. Par contre si tu crois que je vais rester ici à t'attendre tu te fourre un doigt dans l'œil. Laisses moi un instant, et on ira tous les deux filer un coup de main.

Sans attendre de réponse, le curé fila droit vers les cloches, montant les marches à la volée, lui en avait l'habitude hein, et sonna les cloches une nouvelle fois, mais tira sur la corde avec tant d'entrain que les tintements produit par celles ci n'avaient pas du être aussi bruyants et rapides depuis des mois, même pour annoncer un mariage. Revenant vers le cavalier d'un pas rapide mais assuré, il s'expliqua.

Une deuxième salve ne fera pas de mal, certains sont durs de la feuilles quand il s'agit de se bouger les fesses, mais avec un son de cloche pareil ils savent que c'est moi qui les appelle et qu'ils ont intérêts à radiner vite fait si ils ne veulent pas que j'aille les chercher moi même dans leur lit. On peut donc s'y rendre a notre tour messire le licorneux blasphémateur, et si tu n'as pas le temps de réciter en route, je te retrouverais bien une fois le feu éteins. Et ne vas pas croire que tu pourras berner un vieux con comme moi, j'ai la rancune tenace donc je n'oublierais pas ton cas, et Aristote voit tout , alors il saura me guiderun jour ou l'autre. Alors si tu te défiles, crois moi que l'es intérêts vont être sévères quand je te mettrais la main dessus.

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Aldraien

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MessageSujet: Re: [RP] L'incendie de Ryes   Mer 13 Jan 2010 - 2:21

Dans l’auberge au premier, toujours l’fondement par terre.

Elle finit tout d’même par hausser un sourcil à sa propre question la rouquine, et l’toussotement du vieil homme qui confirme ce qu’elle avait pensé : c’était idiot ce qu’elle demandait.
Elle relève la tête, n’attendant pas une réponse plus précise vu qu’elle la connaissait déjà et observe l‘homme qui semblait très grand vu de là en bas.
A première vue, surtout à travers la fumée en fait, on aurait presque dit un vagabond venu dans cette auberge pour échapper au froid sans pitié de l’hiver mais Ald ne s’arrêtait jamais aux premières apparences et de son regard vif elle se mit à la recherche de celui de son compagnon de mauvaise fortune à travers les longs cheveux tombant sur son visage. Rapidement, la première impression qu’elle avait eu fit place à une deuxième, bien plus proche de la réalité celle-ci. Cet homme avait connu des guerres, il avait été formé à cet art, ça se voyait au premier coup d’œil pour peu qu’on ne fasse pas confiance à l’aspect que donnait les cheveux en vrac sur le visage.
Quinte de toux. Elle s’arrête de réfléchir un instant, se concentrant sur sa respiration pour retrouver son souffle, elle qui ne supportait que très mal cette fumée épaisse.

Finalement, posant sa manche contre sa bouche pour empêcher tant bien que mal la fumée de pénétrer dans son organisme, elle se releva sans mal, habituée à ce genre d’effort vu qu’elle était ancienne soldat quand même la rouquine, et vassale à plein temps maintenant.
Puis fallait bien que derrière son masque de fortune en tissu que la fumée passait sans mal, la rouquine fasse preuve de son optimisme légendaire.


On est mal barré, on dirait.

Une remarque à nouveau, toujours des plus pertinentes, fallait dire qu’elle en perdait un peu son lyrisme dans cette situation la petite, parce que mine de rien, ils étaient quand même pas dans un endroit très enviable, ni entrain de converser tranquillement autour d’une chope. Non, il étaient à deux doigts de finir carbonisés dans une auberge, et pourtant la rouquine ne paniquait pas, elle ne paniquait pas tant qu’elle n’avait pas tout fait pour confirmer qu’il n’y avait vraiment pas d’solution. Pour l’instant certes ils étaient en mauvaise posture, mais il y avait encore de l’espoir. Alors courage pour la rouquine, qui cache son angoisse tout au fond d’elle et ne la laissera ressortir que lorsque tout cela serait fini et les prisonniers libérés des flammes.
Ca devrait aller, le vieil homme semblait dégourdi et elle aussi, à eux deux ils s’en sortiraient sans doute, mais c’était sans compter sur le coup du sort…


" Oh, bordel... "

Comment ça bordel ? Il ne la regarde plus, on n’ignore pas ainsi une personne lorsqu’elle parle voyons ! Mais y a quelque chose d’anormal là…Il semble comme hypnotisé. Le regard fixe, et la peur qui prend au ventre de la rouquine, comme si encore un truc allait arriver. Les reflexes alors prennent le dessus sur l’instinct qui lui hurle de ne pas se retourner, que c’est pas une bonne idée du tout, et pourtant elle le fait et pose ses émeraudes brouillés par la fumée en poussant un grognement qui lui est si caractéristique en voyant le couple à moitié endormi.
A deux encore…ils auraient pu se débrouiller, mais les deux là ils semblaient pas vraiment très débrouillards à regarder partout autour d’eux et à paniquer en priant…Comme si c’était le moment de prier tiens !
S’agissait maintenant de réfléchir vite et bien…une question rapide posée, bien sûr qu’ils allaient les sauver les deux là, après tout même si la jeune femme avait perdu son beau langage qu’elle avait mis de longs mois à maitriser au profit de l’ancien légèrement moins châtié mais ô combien plus approprié à la situation, elle n’en gardait pas moins ses valeurs qui faisaient qu‘elle était dans cette auberge et pas ailleurs d‘ailleurs.

Quelques indications de la part d’Erwyn qui prenait en main la situation en main et tant mieux parce qu’Ald n’se sentait pas l’âme de commander toutes ces personnes là maintenant tout de suite, dans cette situation. Parce que c’était un peu différent de commander un groupe de trois ou quatre personnes comme elle faisait alors qu’elle était soldat…c’était pas trop le même objectif, et elle avait pas été préparée à ça.
Et l’action, parce qu’il fallait bien que ça bouge un peu, parce qu’à trop rester dans ce couloir, ils allaient cuir à petit feu.
Réactive, elle se retourne vers le couple, avant de faire un bond comme si le toit lui tombait sur la tête alors qu’un gros bruit venant de derrière elle vint lui atrophier les tympans. Pas le temps ni l’envie de se retourner, elle s’imagine déjà le pire : le toit qui se serait écroulé dans la chambre ou l’homme était entré, ou le plancher qui se serait effondré…ou pire !
Fallait pas y penser, c’est qu’elle était un peu angoissée de nature la rouquine, et dans sa tête sa fulminait alors qu’elle s’imaginait déjà ne plus pouvoir sortir de là, ne plus voir ses enfants, ne pas les voir grandir. Bref, elle chasse tout ça de sa tête pour pas tomber direct en dépression et sans faire attention à ce qui se passe dans la chambre, elle s’approche du couple, nouvelle quinte de toux, moment d’absence, puis elle reprend et d’un ton qui se fait sans appel, elle les fait se bouger pour pas finir en saucisses grillées.


Voyez pas que ça crame ? Si vous voulez pas finir en viande grillée, allez rapidement prendre tout ce qui ressemble de près ou de loin à du tissu : vos vêtements, faites en un paquet, et prenez tout c'qui pourrait être utile dans la chambre, bougez vous !

Elle grogne un coup pour la forme puis les regarde partir une seconde avant que son attention ne soit détournée. Une explosion. Un sursaut. Un regard presque paniqué vers l’origine du bruit alors qu’elle s’approche le plus prudemment possible pour pas se faire roussir le bout du nez.
BOUM. Deuxième explosion. Les bouteilles qui pètent. Elle blasphème la petite, mais la situation là, avec ces bouteilles prêtent à exploser encore et encore et à renforcer le feu, ben c’était vraiment pas bon. Elle évite quand même le « nom de Dieu », le remplace par un autre truc, histoire de pas paraître trop vulgaire.


Nom de...bordel !

Retourne la tête vers le couple qui revient les bras chargés, regards inquiets à répétition vers le bas de l’escalier où les bouteilles menacent.
La fumée s’intensifie. Toux menaçant d’arracher ses poumons au passage, toux violente qui la prend et lui soulève le cœur. Pourtant il faut encore faire quelques efforts, c’était pas le moment de faillir et de perdre des forces maintenant, y allait encore en avoir besoin.
Regard vers la chambre, il devait avoir un truc derrière la tête. Elle toussote puis remet sa main devant sa bouche avant de hausser la voix pour se faire entendre par-dessus le crépitement des flammes.


Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
" Magnez-vous ! J'aime bien les enterrements, mais j'préfère encore éviter le mien !"

Elle grogne encore la rouquine, l'aime pas trop les enterrements non plus, et en plus elle commençait à avoir chaud au fondement, bref, elle montre la porte de la chambre aux deux personnes encore hébétées qui la regardaient avec des yeux ronds. Elle marmonne, pourquoi est-ce qu’il y avait fallu qu’on lui fiche deux poissons rouges qui savaient que faire des ronds avec leurs yeux et leurs bouches !
Elle va se mettre derrière eux et les pousse, alors qu’elle tousse de plus en plus, la fumée épaisse faisant son œuvre. Faut qu’ils se bougent !


Ecoutez le sire, allez !!

Elle entre de la chambre en les suivant, repérant au premier coup d’œil les débris d’volets qui avaient été projetés dans le sens inverse prévu, c’est-à-dire vers l’intérieur de la chambre et par cette fente….La nuit, l’extérieur, la liberté. La vie, là, elle sent le vent froid qui vient courir légèrement sur son visage, on respire mieux dans cette chambre et cette ouverture…C’était leur billet de sortie, leur billet de survie.
Fallait réussir à sortir aussi.
Un coup d’œil sur les deux personnes, ben c’était pas gagné…mais eux d’abord.
Elle verrait pour sortir une fois qu’elle serait sure qu’ils sont hors de danger. Et une seconde plus tard, elle revient à la réalité de la fumée qui continue à pénétrer par la porte de la chambre, une voix s’élève, un ordre.


" Fermez la porte…et barrez là ! "

Elle a pas l’habitude de recevoir des ordres de la part d’un inconnu la Rouquine, et dans une situation normale, elle n’aurait sans doute pas obéi. Oui mais là il ne s’agissait pas d’une situation normale : la vie de plusieurs personnes étaient en danger, dont la sienne. Et puis il y a quelque chose dans cette voix…une présence, un charisme, qui fait qu’Ald obéit sans rechigner, ferme la porte et en barre l’ouverture en bas grâce à la couverture que le vieil homme à enlevé du lit afin que la fumée ne passe pas par cet orifice.
Elle se retourne une fois la demande de son acolyte effectuée et les regarde tous les trois à essayer de pousser le lit vers la fenêtre mais reste à l‘écart. N’ayant plus vraiment de place pour aider à pousser, elle s’écarte légèrement en toussant, reprenant son souffle un peu plus facilement à présent que l’air pouvait pénétrer dans la pièce.
Machinalement, elle porta la main à son cou, le découvrant vide du pendentif qui devait en principe toujours se trouver à cet endroit. En un instant, elle vire au blanc, les yeux écarquillés et murmure à voix haute alors que ses doigts se crispent sur l'endroit où aurait du se trouver la pierre :


Bordel…

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Flaiche

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MessageSujet: Re: [RP] L'incendie de Ryes   Mer 13 Jan 2010 - 11:32

[La forteresse de Ryes, lit du Gardon]

Eh voui, fallait bien dire ce qu'il en était, le gardon, incendie ou pas, il dormait. D'ailleurs ce qui se tramait tout autour de lui, il ne s'en doutait pas une seconde. Ça a le sommeil lourd un gardon. Lui entendre la pluie, l'orage, le vent, la tempête....c'était pas pour lui. Si on voulait vraiment le déranger, fallait ni plus ni moins qu'arracher le toit de la demeure dans laquelle il se trouvait.

Alors pensez bien que les cloches de Ryes et autres cacophonies provoqués par ses frères et sœurs de la forteresse....ben rien. Pour peu, il aurait même ronfler plus fort pour couvrir les bruits ambiants. Fort heureusement, on était au petit matin, et le gardon avait prit pour habitude de se lever pour faire à ce moment la un petit tour au pas de course pour se maintenir en forme. C'est donc à son horloge biologique, même si prononcer ce terme devant lui vous aurait fait passer pour un fou, qu'il s'en remettait. Et ca ne marchait pas trop mal a vrai dire, même si parfois il aurait aimé faire une petite grasse matinée. Ces jours la, il était alors tellement conditionné par cette habitude prise, qu'il lui était même impossible de se rendormir une fois un œil ouvert.

Ce fut donc au beau milieu d'une agitation totale de la forteresse, quoi que celle ci commençait à sérieusement diminuer du fait des départs de ses frères et sœurs pour la petite ville en contrebas, que le gardon s'éveilla. Quelques instants pour comprendre que quelque chose ne tournait pas rond tant le brouhaha ambiant était insistant et régulier. Bon, ben quand faut y aller, faut y aller. Habillement rapide du gardon, dont l'intuition commençait à sérieusement entrer en ébullition. Quelque chose de grave se produisait en cet instant, il en était désormais persuadé. Sa légère toilette, oui un gardon se doit d'être un minimum coquet, on ne sait jamais.

Sortir d'un pas pressé, s'enquérir de ce qui se passait en se dirigeant vers l'infirmerie, pensant bien que ses affaires de médicastre pourraient lui servir. Apprendre ce qu'il en était...le feu. Ennemi terrifiant du médcastre tant il était généralement impossible de guérir des brulures trop importantes. Toute sa science ne pouvait pas grand chose face à ce fléau, tuant de nombreuses façons, toutes plus horrbes les unes que les autres. Il fallait donc éteindre celui ci avant qu'il ne fasse des victimes. Ou disons trop de victimes, car malheureusement, éteindre un incendie était généralement plus facile à dire qu'a faire, surtout si les conditions telles que le vent ou la sécheresse amplifiait à la propagation des flammes.

Ses quelques affaires prises, il sortit au pas de course, prenant sans attendre la route de Ryes. Finalement, il aurait comme chaque matin son petit entrainement de course, même si pour une fois l'urgence ne lui ferait pas perdre la moindre seconde et sa vitesse serait à son maximum.

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MessageSujet: Re: [RP] L'incendie de Ryes   Mer 13 Jan 2010 - 16:16

Dans la taverne en flammes.


Par tous les Dieux des enfers, qu'il était bon à nouveau d'étendre ses ailes sur cette terre. Le sentiment de puissance enfin retrouvé étant à nul autre pareil. Le craquement des poutres les plus solides, le fendillement des pierres les plus épaisses n'avaient d'égal que les cris de souffrance et les pleurs de désespoir qu'il avait déjà pu entendre par le passé.

Le rez de chaussée désormais était son domaine, le calice dans lequel il allait grandir encore. Seule lui résistait pour le moment cette porte close et épaisse. Son bois dur comme la pierre l'empêchait de prendre pied. Pourtant, par derrière cet obstacle pour l'heure à lui refusé, il sentait trésor qui saurait lui donner nouvelle dimension. Réserve de paille ou remise quelconque, il n'en savait pour l'heure rien, mais concentrait partie de ses forces à l'assaut de ce lieu.

L'escalier conquis, il avait par ailleurs pris pied à l'étage. Juste à temps pour apercevoir une porte se refermer à la hâte. Il y avait donc êtres humains par ici. Pris au piège de ses flammes ardentes. Bientôt il irait les saluer de son souffle mortel. Bientôt il leur apporterait cette chaleur qui le caractérisait si parfaitement. Bientôt...

Mais il devait encore prendre garde. Il était devenu fort et puissant, mais pas encore assez pour échapper à tout contrôle. Circonscrit pour l'instant dans ce bâtiment, pourtant des plus accueillant, il devait trouver moyen de gagner les édifices voisins. Il en allait de sa survie.
Il en allait de leur destruction.
Car déjà au dehors il pouvait entendre la populace s'agiter. Les premiers cris de panique et d'effrois passés, il entendait désormais hurlements divers et ressentait cette agitation désordonnée qui prenait place rapidement lors de son arrivée. Sous peu l'un ou l'autre saurait organiser ces êtres pour l'heure affolés. Et alors un autre type de combat surviendrait. Un combat à mort. Qui verrait leur perte ou la sienne.

Il avait déjà trop avancé pour renoncer maintenant. Il leur montrerait ce que flammes de l'enfer voulaient dire.
Oui, il le leur montrera...



Au dehors, parmi les villageois.

Des cinq premiers villageois, ils étaient maintenant une vingtaine, accourus, l'œil de prime hagard, avant que la vision de la menace ne les réveille parfaitement. Les cloches sonnées à deux reprises avaient su tirer de leur sommeil ces habitants qui étaient il y a peu encore profondément endormis.
D'autres ne tarderaient pas, forcément...A condition que la peur ne les empêche de venir prêter main forte, au risque de les voir tous périr par les flammes.

La vision au dehors de l'auberge en feu était cauchemardesque pour quelque observateur attentif. L'on courait en tout sens, allant et venant dans un ballet désordonné tout autant qu'inutile. Certains, plus prompts que d'autres, avaient déjà commencé allers et retours du puits à l'auberge, tenant en leurs mains les récipients trouvés à la hâte. Course effrénée. Fatigue arrivant plus vite encore, quand ils ne se heurtaient pas l'un l'autre, réduisant leurs efforts à néant.

Des cris fusaient. Des jurons. Des menaces même.
La bataille en cet instant rappelait les tristes heures militaires de ce royaume de France aux défaites aussi terribles que ses victoires. Piétaille désordonnée et allant sans chef, chacun établissant sa propre stratégie, ceux tombés à terre se faisant piétiner par ceux courant en tous sens.
Certains, pétrifiés de terreur restaient à observer les flammes, l'œil captivé par la danse mortelle, immobiles, comme attendant à leur tour d'être la proie de cette fournaise. Les plus vaillants, quand à eux, réussissaient tant bien que mal à déverser le contenu de leurs récipients, l'eau ainsi projetée sur les murs brulants ou les fenêtre crachant leur jets de flamme, aussi inutile que dérisoire.

Le ciel s'illuminait d'une double lueur. Celle de ce soleil pointant ses premiers rayons sur les plaines blanches et glacées de l'est.
Et celle de ce feu ronflant et hurlant, apportant une lueur vive tout autant que mortelle.
Le feu progressait à vue d'œil, l'auberge menaçant déjà de s'écrouler, tant la fureur à l'intérieur était importante. Et bientôt, si rien n'était fait, ce serait le tour des maisons attenantes, puis du village tout entier.
Car rien ne pouvait rassasier cet estomac flamboyant.
Rien ne pouvait calmer cette rage dévastatrice.
Rien.
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MessageSujet: Re: [RP] L'incendie de Ryes   Mer 13 Jan 2010 - 17:48

Du haut des remparts

Elle se tenait là, la brune, et commençait à taper nerveusement de son pied le sol des remparts, trépignant d’impatience, et ne voyant pas d’autres solutions que de se rendre au village en chevauchée. Maintes fois, on lui avait dit et répété de réfléchir avant d’agir, de ne pas se laisser aller à l’impulsivité qui la caractérisait tant, or là, elle décida d’en faire fi pour une fois. Eragon reprit son idée, léger hochement de la tête, et sans trop s’étendre sur le sujet, elle redescendit rapidement et à sa suite, les marches pour atteindre les écuries. Ils n’étaient que trois sur les remparts, trois personnes…Elle espérait intérieurement que d’autres licorneux allaient se bouger, sinon ils n’iraient pas bien loin.

Ecuries

Passer devant les lieux, constater la nervosité des bêtes. Pour elle, l’animal arrivait à ressentir plus de choses qu’il n’y paraissait, surtout les équidés. Retrouver Eragon, lui conseiller de prendre une bête du haras pour la suivre, la brune se doutant que l'homme d'armes n'avait pas encore de monture à proprement parler. Acquiescement du poitevin, qui s'attelle à la tâche. Arrivée devant le box, elle flatta rapidement le chanfrein de sa bête pour la calmer, et lui parla à voix basse. La jument possédait un tempérament aussi trempé que sa propriétaire, et peu de personnes pouvait l’approcher. La préparer, placer la selle, les sangles correctement, expliquer à Opale ce qu’elles devaient faire. Non elle n’est pas folle, vous savez, juste qu’elle avait pris cette habitude qui devait en surprendre plus d’un depuis qu’elle possédait sa monture. Elle était son double, son aide. Aisément, elle fit sortir son cheval en le tenant par les sangles, et le monta en grimaçant un peu et en serrant les dents… Sutures qui tirent, jambe qui n’en fait qu’à sa tête, et qui l'handicape depuis quelques temps maintenant. Regard vers l’horizon, puis vers Eragon, s’emparer des sangles, donner une tape amicale à l’encolure de sa jument, puis un léger coup de talon pour lui indiquer de se mettre au galop. S'assurer que l'homme derrière elle arrive à suivre la cadence. Pas de temps à perdre, plus de temps à perdre, advienne que pourra.

Une traversée de la forteresse assez épique…


Lancée au galop, la monture de la brune ne ralentissait pas son allure, bien au contraire, et Akane y veillait, adressant à celle-ci des « plus vite » d’un ton des plus énervés, traverser la cour en prenant soin de ne pas renverser quelqu’un dans sa procession. Apercevoir enfin le premier poste de garde, prendre une grande inspiration et crier.

-Holà ! Ouvrez la herse ! Rapidement et sans questions ! Magnez vous !

Elle ne savait pas qui était en faction à part Eragon ce soir là, et ne voulait même pas le savoir, elle surprit juste en passant la première herse la mine hébétée d’un garde sans trop s’attarder et son haussement d’épaules assez décontenancé… Devait pas être habitué celui-ci au tempérament volcanique et tempétueux de la brune, ce n'était donc pas non plus le gallois…Second poste de garde, elle ne dut pas intimer le même ordre, la herse étant déjà levée à son passage. Peut être avait elle de part son cri assez strident, réveillé d'autres frères et soeurs...Elle n'en n'avait cure, ce n'était pas pour elle l'heure de prendre du repos, mais de faire le nécessaire pour limiter les dégâts. Sortie de la forteresse, elle intensifia l’allure de sa chevauchée un peu plus, et prit la direction du village sans trop réfléchir au pourquoi du comment, Eragon semblait suivre de son côté, même s'il semblait des plus surpris et bousculé face aux derniers événements. La Tempête avait reprit du service, et pour de bon. Allaient ils réussir à arriver sur les lieux sans encombre ? Qu’importe, le sort en était joué en tous cas pour la cavalière et son compagnon ! Sa silhouette sombre et celle du poitevin s'enfonçant déjà dans l'obscurité de la nuit...


Dernière édition par Akane le Mer 13 Jan 2010 - 23:52, édité 3 fois
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Antlia

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MessageSujet: Re: [RP] L'incendie de Ryes   Mer 13 Jan 2010 - 23:19

[Sur les remparts de la forteresse,avec un métro de retard ...]

Eragon à ses côtés sur les remparts, ils regardaient le filet de fumée s'élever de Ryes. Volonté de descendre au village, Eragon la formula alors que la Blonde était toujours en train de réfléchir. Une brune vint les rejoindre, Akane du haut des murs de la forteresse afin de se renseigner .... et hélas de voir cette fichu fumée s'élever de Ryes.
la tension était palpable à présent, oui, il fallait bouger, mais il fallait être méthodique.
L'Homme d'Arme partit de suite, des ailes ? le feu au séant ? L'empressement d'aller aider, cela était sur.
Mais il fallait penser de suite tactique, ne pas y aller comme cela. Certes les bras allaient aider mais il fallait voir si en la forteresse de Ryes, il n'y avait point de matériel dont ils pouvaient se servir . Des bras sans seau étaient inutiles .


Attends Eragon, faut penser aux seaux!! J'arrive !

Elle avait crié du haut des remparts alors que Akane avait déjà filé comme le vent.
Il lui fallait rejoindre Eragon au plus vite, s'organiser, enfin faire quelque chose . Elle sentait en elle une force qui la souleva, et la projeta dans l'escalier. Sa botte glissa sur une des pierres humides de l'escalier , se sentit partir en avant, en laissant glisser un juron entre ses dents histoire qu'on ne l'entende pas . La chute fut rude et elle se ratatina quelques marches plus bas, jurant encore une fois . La Blonde ( ah oui , pas de blague là hein ! ) leva son menton, essaya de bouger membres: pas de soucis. Desserra les mâchoires puis se releva : elle eut juste le temps de voir deux chevaux passer les herses . Et là un :
mais quel bordel ! franchit sa bouche.
Il lui fallait les rejoindre au plus vite! tant pis pour les seaux, elle ne pourra pas les transporter. Et boitillant, elle se dirigea vers les box .


Oui les minutes étaient comptées mais il fallait penser à comment et avec quoi éteindre ce fichu feu. Les Licorneux quant à eux se réveillaient petit à petit.
Puis une pensée lui vint, enfin une image fugace, le visage de quelqu'un: Aldraien. Elle séjournait en Ryes, elle le savait, en attendant la délibération de son entretien, à l'auberge. Elle l'y avait conduite afin que les malheureux lapins puissent passer l'hiver , du moins ceux qui restaient, en paix. Elle devait s'être réveillée vu tout le capharnaüm qui devait se faire entendre en bas.





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Dernière édition par Antlia le Ven 15 Jan 2010 - 23:00, édité 2 fois (Raison : pour faute... et deuxieme pour comprehension)
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Le Père Eudes

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MessageSujet: Re: [RP] L'incendie de Ryes   Mer 13 Jan 2010 - 23:25

[Ryes, devant l'auberge en flamme]

L'arrivée des deux hommes sur les lieux du drame avait été rapide, non que le curé soit un sprinter patenté, mais l'église Saint Sauveur n'était qu'à deux pâtés de maison de l'auberge. La fumée épaisse donnait une direction sans équivoque, mais celle ci n'était pas vraiment d'un grand secours puisque le Père Eudes, pour être en poste depuis de nombreuses années maintenant, connaissait le village comme la poche cachée de sa robe de prêtre.

Constater les dégâts, la situation, entendre crépiter le bois, sentir la chaleur se dégager de plus en plus au fur et à mesure que l'on s'approchait du bâtiment. L'auberge était perdue, cela ne faisait plus aucun doute. sous peu, elle s'effondrerait même dans un fracas de braises et de flammes. Tôt ou tard, le brasier en viendrait à s'engager sur les maisons avoisinantes. La rue du faubourg serai la plus durement touchées, la place du marché étant encore vide des commerçants habituels en cette heure matinale. Les quelques maisons jouxtant la tour de garde bruleraient aussi, mais elles étaient bien moins encaissées que celles de l'autre rue et prendraient en cela bien plus de temps. La rue du faubourg calcinée, il ne resterait que la place de la Licorne comme remparts avant que l'église ne brule à son tour. Décidément, il falat arrêter ce feu.

Deuxième constatation, plus rude celle la, à la vue de ce capharnaüm vivant, courant et gesticulant en tout sens à la manières des mauvais troubadours. Ils en arrivaient à se piétiner les uns les autres et certains poussaient même la bêtise jusqu'à se tancer vertement, menaçant d'en venir aux poings alors qu'une tragédie bien plus horrifiante se déroulait dans leur dos. Serrer dents et poings devant un spectacle aussi affligeant. Evacuer la colère, surement l'un des péchés des plus difficiles à éviter pour les prêtre, tant il y était sujet facilement. Cette fois n'y faisait pas défaut, et s'il avait pu savoir ce que c'était, nulle doute que ce bon vieux curé se serait imaginer être une cocotte minute en cet instant. Relâcher la soupape, laisser la vapeur s'échapper petit à petit, voir le forgeron avec son air hébété devant l'inefficacité de son petit seau d'eau, serrer un peu plus les dents, fermer les yeux aussi tiens, ca vaudrait mieux, faire le vide un instant, juste....oh et puis merde alors !



Vala, déjà la vingtaines de crétins agglutinés comme des veaux en train brouter était désormais au stade j'écoute et je la ferme. Audi, ora, tace* comme il le dirait lui même sauf que pour une fois, c'est lui qui allait les prier, et il allait falloir se remuer les miches !!!

MAIS BON DIEU QU'EST CE QUE VOUS FOUTEZ BANDE DE SOIFFARDS DÉGÉNÉRÉS ! ON DIRAIT DES LIÈVRES AVEC UNE MEUTE DE CHIENS AU CUL ! POUVEZ PAS RÉFLÉCHIR UNE MINUTE ! A CE RYTHME LA POUVEZ TOUT AUSSI BIEN CREUSER DEVANT L'AUBERGE EN ESPERANT TROUVER UNE SOURCE ! VINDIOU DE VINDIOU !!! VOULEZ VRAIMENT QUE TOUT LE VILLAGE CRAME ?

Aristite, tu te relèves et tu coures chez Edric, le charpentier pas le meunier hein, et tu le ramène avec tout son stock de seaux, Chidelric, tu rameutes ce feignant de maire et tu lui dis qu'il apporte ceux qu'il pourrait avoir dans les affaires de la mairie, à défaut d'être vif il est ptet prévoyant.
Geoffroi, Boniface et Glaber faites le tour des paillasses encore occupée du quartier et vous apprenez à ces traines chausses ce que urgence veut dire, après tout c'est leurs baraques qui risque bientôt de cramer.
Alaisina et Erwana, trouver moi un soigneur, que ce soit un apothicaire, une barbière, un rebouteux, un médicastre un guérisseur ou même une sage femme je m'en fous de toute façon ca sera toujours mieux que rien.

Les autres on va tenter de commencer une chaine humaine d'ici au lavoir avec les deux ou trois seaux que certains d'entre vous ont quand même eu la présence d'esprit d'apporter avant de se changer en mouton de panurge.
Maintenant pour ceux qui voudrait un peu trop penser z'avez qu'a réciter le notre père, ca sera toujours ca de prit et au moins vous serez surs d'être utiles.

Allez allez on y va
ON SE BOUGE !!!Et le premier qui moufte je promet qu'il passera ses trois prochaines messes debout tellement je lui aurais botter le cul, c'est clair pour tout le monde ???


Bordel ce que ca pouvait faire du bien ! Il serait bien temps de faire pénitence pour cet égarement plus tard, après tout le coup de gueule allait peut être les sortir d'une belle pagaille. Colère oui, ceci dit cela n'avait été qu'une façon un peu exagérée de joindre l'utile à l'agréable....enfin l'agréable à l'utile pour le coup. Avec un peu de chance, ses beuglements feraient même rappliquer quelques réveillés en sursaut.

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* Pour ceux qui comme moi sont nuls en latin : Audi, Ora, Tace = Ecoute, prie et tais toi. Devise du père Eudes.

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MessageSujet: Re: [RP] L'incendie de Ryes   Jeu 14 Jan 2010 - 23:04

[ Dans un bain-marie au thermostat faible, mais pour combien de temps ? ]

C'était un beau matin du début de l'année civile. On avait fêté Noël voilà quelques mois, et la bonne humeur était toujours dans tous les esprits... Jusqu'à ce matin froid, où la faible couche de neige et le froid ambiant n'avaient sus empêcher le feu de démarrer. Comme quoi, même au coeur de la glace, le feu peut subsister. Comme l'ombre au coeur de la lumière. Comme l'animal en l'homme. Alors que la rue commençait à prendre vie, à bruire des mouvements désordonnés des hommes, de la fourmilière bruissante qui commençait à s'activer de façon frénétique aux imprécations d'un prêtre mal-luné, plus haut, au coeur du feu, au coeur des flammes, se jouait un jeu. Un jeu millénaire ; celui du choix de son destin. C'était un temps d'honneur et de bravoure. Un temps où l'on pouvait mourir pour un objet, aussi futile soit-il. Bien triste temps que celui où aucune cause, aucun objet, ne vaut que l'on risque sa vie.

C'était le moment de l'effort. Celui où un vieil homme poussait un lit en bois massif, sans savoir le drame qui se jouait pour une vassale qui avait perdu ce qui la raccrochait à la vie.
Elle avait viré au blanc, et il ne la regardait même pas. Chevalier préoccupé du royaume qu'il servait, une femme qui s'apprêtait à suivre sa voie, leur voie, celle du sacrifice et du dévouement était sur le point de basculer. Comme un enfant que l'on aurait oublié dans la voiture en plein soleil. Comme une bouée de sauvetage qui pagayerait en sens inverse, à la surface de l'océan. Il était pour le moment préoccupé de ce lit ; car s'il ne pouvait l'approcher de la fenêtre, ils n'auraient plus aucun moyen de descendre, et devraient tenter le saut. Ce qui, dans sa constitution physique, reviendrait vraisemblablement à le tuer. Aussi ne souhaitait-il se résigner qu'en dernière nécessité. Il poussait, poussait, poussait Erwyn. Sans le bouger de plus de quelques centimètres à chaque coup d'épaule, il poussait, poussait, poussait. Les deux marchands ne l'aidaient pas beaucoup, paralysés de terreur, seul l'homme tentait maladroitement de l'aider en faisant plus de mal que de bien par son embonpoint prononcé. Et la femme qui continuait ses "Benedicta". Sauce de mes deux. On était vraiment pas aidés...


- " RAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHH ! " Erwyn, criant à gorge déployée, s'aida de ce moyen que connaissent tous les combattants pour croître leur force par le souffle, espérant pouvoir faire avancer ce foutu lit qui avançait comme un escargot hémiplégique sur un sol avec une pente de 45°. Il ahanait, criait, ahanait, criait, ne faisant faire qu'une distance si faible, si faible...
Le feu devait avoir gagné le palier, désormais. Et commencer à embraser l'étage. Peut-être même allait-il percer par le plancher avant qu'ils n'aient finis. Et alors... Tout serait fini. Comme des funambules sur un fil ténu. Comme une main que l'on tente d'attraper, en tombant d'un avion. Erwyn, malgré son ressentiment face à cette chieuse qui récitait sa sauce qu'on sauce plutôt que de l'aider, n'en fit pas moins de même : il récitât ainsi pour lui-même le Pater Noster(1), avant que de s'accorder un instant de répit avant de pousser. Il soufflait, soufflait. "Pater noster, qui es in caelis sanctificetur nomen tuum adveniat regnum tuum fiat voluntas tua sicut in c... "


- " - Je dois y retourner... "

Ce ne fut qu'à ce moment qu'Erwyn se retournât, regardant réellement celle qui partageait son infortune. Elle était devenue livide, ses bras ballants, la peau virant au blanc, quasiment au violet, par endroits. Et ne serait-ce la chaleur suffocante qui le faisait suer comme un boeuf, Erwyn aurait juré qu'elle avait froid et allait s'évanouir. Il la regarda un instant, se demandant où elle devait retourner, et surtout, pourquoi ? A cette question il réfléchit un court instant, déduisant deux choses : primo que si elle voulait retourner, c'était nécessairement dans le couloir. Mais elle n'avait aucun intérêt à y passer. Sauf pour aller à sa chambre... Où elle aurait probablement, alors, oublié quelque chose. Et ça... Erwyn connaissait peu les feux. Ils lui inspiraient encore à ce moment une peur panique, mais... Il savait très bien ce que ferait le feu si jamais ils produisaient un tel appel d'air frais, en ouvrant la porte. Aldraien se verrait littéralement engloutie par le feu, et ce sans pouvoir y échapper. Si le feu était proche... Ils pourraient tous mourir, et sans espoir de secours. Il ne pouvait admettre cela.

- " Non. "la regardant, il mit autant d'imprécation que possible dans sa négation. " Il est trop tard. Si vous y retournez maintenant, nous mourrons tous ici. " Il engloba du regard les deux bourgeois, avant que de regarder la jeune femme en face, avec toute la compassion qu'il espérait pouvoir témoigner à une perte qui la mettait en tant d'embarras.

- " - Faites les sortir, et sortez vous aussi. Vous y arriverez, j'en suis sure.
- Pas sans vous. Et vous le savez bien. "
Une phrase qui englobait tout, qui disait tellement et si peu... Qu'il ne la laisserait pas faire la bêtise de mourir pour un objet. Qu'il ne pouvait y arriver sans elle. Et surtout, qu'il ne quitterait jamais cette pièce sans s'être assuré qu'elle était hors de danger...

Chevalier.

Serrant les poings, elle fixe la porte des yeux. Comme si le choix était trop dur pour elle. Comme si elle ne pouvait faire face. Qu'elle n'était pas cette femme forte qu'il avait face à lui. Qu'il n'avait qu'un bloc de colère, dur, et de regret mêlé. Un basalte biscornu, qui avait une règle morale qui, si pas aussi rigide que la sienne, devait lui sembler parfois lourde.


- " Je dois retrouver ce que j'ai perdu...C'est vital. S'il le faut, je vous aide et j'irai le chercher après, si le bâtiment tient le coup. "

Une phrase encore plus idiote où elle ne pensait qu'à cet objet, et même pas à elle-même... Erwyn, voyant le danger, craignant qu'elle ne s'y abime, haussa encore le ton. " La seule chose qui vaille que vous risquiez votre vie, c'est eux. Ne me forcez pas à vous assommer. " Menace si dérisoire, de la part d'un homme de soixante ans rabougri, d'un vieux machin qui ne parvenait même plus à pousser un gros lit vers une foutue fenêtre...

Flash back.

C'était un soir d'automne. C'était le soir qui suivait une intronisation, où il remettait les colliers, les écus, et les bannières. Celui où il avait symbolisé le Père créateur, qui avait fait naitre de nouveaux frères et soeurs en chevalerie, qui leur avait donné un nouveau sens à la quête de justice, de noblesse, et de bravoure qui les animait. Un soir de colère et de pluie. Un soir où un vieux chevalier avait tenté, en un coup, de couper en deux un mannequin de bois avec son épée. Erwyn, planté face au mannequin, Raëlinch en main, avait pris une inspiration profonde, qu'il avait bloqué pendant plus d'une minute. Un moyen de concentrer toute son énergie en un seul mouvement, qui aurait été un violent coup en avant qui, en plus d'expulser l'air violemment de ses poumons, aurait projeté son épée en un mouvement circulaire. Un instant de tension infini.Un instant de mort du monde.

- " RAEËËËËËLIIIIIIIIIIIIIINNNNNNNNCHHHEUUUUUUUUUH ! "

Et le coup était parti. Et le mouvement de la hanche s'était amorcé, pied gauche se levant, se posant à terre, rotation du corps s'effectuant, alors que le coup de tranche part, alors que le bruit métallique de la lame que l'on sort du fourreau se faisait entendre, résonnant avec puissance dans la salle d'arme d'une forteresse aujourd'hui oubliée d'un ordre aujourd'hui disparu. Un bruit de coupure, un gros SCHRAAAAACK ! qui retentit... Et une lame qui reste figée dans un mannequin. Immobile. Sans force. Impuissante. Symbole de sa décrépitude. De sa vieillesse. De son impossibilité à demeurer jeune et fort. Il avait vieilli...
Et ses pleurs avaient retentis face aux armures froides qui ne lui apportaient nul secours, alors que derrière une porte, un jeune Loup blanc(2), qu'il avait alors désigné comme son successeur sans qu'il le sache, observait toute la scène...


Allons, lève-toi, vieux machin. Montres-lui que tu vaux encore. Que tu fais encore le poids. Que tu lèves encore une lame. Que tu impressionnes encore. Montres-leur, que tu n'es pas mort. Domnail(3), Bon Dieu, debout !
Et il se lève. Et il se déploie. Et il la regarde, cette femme, comme s'il ne mentait pas, alors qu'il savait bien qu'il ne pourrait la contraindre à quoi que ce fut ; il était chevalier. Et on ne frappait pas les femmes...


- " Si je ne le retrouve pas, je n'aurai de toute façon plus de vie. "Et il la regarde, le vieil homme, comme s'il pouvait comprendre ce qu'un simple objet pouvait coûter en larmes et en efforts. Il l'avait sû, pour deux choses. La première était dans son dos. Les autres... ses gantelets ; ils étaient désormais aux poignets d'une rousse volcanique, d'une femme comme la terre en avait porté peu, et en porterait très probablement encore moins. Mais il ne pouvait laisser faire. " Aidez-moi. Ou vous n'aurez bientôt plus de vie du tout. " Et il glisse un regard en coin vers les deux bourgeois, Erwyn, 35e du nom des Kylebonhamm, chevalier issu de noblesse et de basse extraction, sang-mêlé entre deux mondes. " Ils ne méritent pas ça. Ni eux, ni vous. Allons-y. "
C'était un ordre comme il en avait donné peu. L'un de ceux qui déchirent le ventre. Comme une supplique. Comme une main tendue d'une grenouille à une autre, dans un foutu bain-marie de merde, dans une situation désespérée qui commençait foutrement à sentir le sapin.

Auditeurs, auriez-vous une bière fraiche pour un troubadour de passage ? Ce serait bien aimable.

Parler de feu donne toujours soif, c'est bien connu.


_____________________________________________________________________________________________

(1) : Le pater noster : Pater noster, qui es in caelis sanctificetur nomen tuum adveniat regnum tuum fiat voluntas tua sicut in caelo et in terra.

Panem nostrum quotidianum da nobis hodie et dimitte nobis debita nostra sicut et nos dimittimus debitoribus nostris et ne nos inducas in tentationem sed libera nos a malo.

Amen.

(2) : Le loup blanc en question était Rhuyzar de la Louveterie, futur Maître de Guerre de l'Ordre, successeur d'Erwyn ; il deviendrait, plus tard, Grand Maistre de l'Ordre à l'animal cabré.

(3) : Domnail : titre écossais correspondant au "Seigneur" français, équivalent du nom de chef de famille. Erwyn, en l'occurrence, est Domnail de la famille des Kylebonhamm, dont il est le dernier.

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The Nowhere Man.(Paroles)

" Mu / Cerridween dit : J'kiffe être un objet !"
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MessageSujet: Re: [RP] L'incendie de Ryes   Ven 15 Jan 2010 - 6:58

Toujours dans la chambre, z’ont pas bougé, pas encore.

Figée. Incapable de bouger.
Doigts qui, eux, cherchent en vain la pierre sur la peau nue, sur la peau vide.
Rien.
Peur, panique, terrifiée par cette perte bien plus que par l’incendie qui fait rage au dehors de la chambre. Et en une seconde elle passe d’une couleur à peu près normale à une blancheur effrayante, comme si elle avait vu la mort en personne.
Non, elle n’est pas folle.
Cet objet, ce qu’elle possède de plus cher, de plus précieux. Dernier souvenir d’une blonde qui a marqué son cœur avant de partir bien trop tôt aux yeux de la rouquine, emportée par un mal contre lequel il n’y a pas d’armes, aucune lame capable de le blesser ou de le faire reculer.
Dernier fragment d’une vie passée et révolue, seul élément qui la rattache encore à qui elle était, avant.
Dernier cadeau d’une marraine à sa filleule.
Nad…
Explosion dans sa tête, elle doit le retrouver ce pendentif. Idiot penserait certain, ce n’est qu’un objet, mais pas pour Ald. C’est bien plus qu’une simple pierre accrochée autour d’une chaine.

Alors qu’elle se rend compte petit à petit de la disparition, vous vous doutez bien que son sang ne fait qu’un tour, peut être la raison de sa blancheur à cet instant.
Dans sa tête, ça cherche à retrouver où elle a bien pu l’égarer, elle ne l’a pas retiré de son cou, elle en est sure, elle ne l’enlève jamais.
Où ?
En dehors de l’auberge, peut-être, mais elle s’en serait rendue compte plus tôt. A l’intérieur ? Alors elle devait aller vérifier par elle-même, seule. Et la voilà la rouquine qui déjà s’avance à nouveau vers la porte, ne prêtant plus une once d’attention au vieil homme poussant le lit massif sans vraiment de résultat ou même au couple terrifié dans un coin. Priez, oui, priez. Ce que Ald cherche ne lui tombera pas dans les mains même avec toutes les prières qu’elle pourra faire, c’est elle qui doit aller le chercher.
Et dans sa bouche, ces mots, comme une évidence et qui tombent comme un couperet et fait cesser tout autre bruit dans la chambre, murmurés plus pour elle-même que pour les autres.


Je dois y retourner…

Déjà, sa main a presque atteint la porte mais non, ça aurait été trop facile. Et les mots que sa conscience avait rejeté jusque là qui brutalement sont mis sous son nez. Un non implacable, de celui qui vous enlève tous vos espoirs. Et cette phrase qui suit, évidence funèbre si elle part à sa recherche.
Soit. Elle les sauverait d’abord, et une fois qu’ils seraient dehors, retournerait à la recherche de son pendentif, si l’auberge veut bien tenir le coup.
C’est d’ailleurs pour ça qu’elle prie la rouquine, pour que tout ne s’écroule pas, pour que ces craquements ne soient qu’une illusion provoquée par le manque d’air sain dans son organisme. Qu’elle puisse y retourner après, il fallait qu’elle y retourne.
Mais la deuxième sentence arriva bien trop vite, il ne la laisserait pas y retourner, il l’assommerait s’il le fallait…et la jeune femme qui ne percute même pas à ces paroles, trop absorbée qu’elle était par son dilemme intérieur. Il avait pas loin du double de son âge et il voulait l’assommer ?
Non, cela elle n’y a pas pensé, c’est qu’il sait être convaincant, elle ne doute même pas qu’il le fera, bien trop naïve encore malgré les années la rouquine, un jour peut-être elle acquerrait ce que les gens appellent la sagesse, peut-être que ce qui se passait à cet instant était le début de cette prise de conscience du danger.
Ou pas.
C’était son âme qu’elle avait perdu quelque part là-bas, dans la chambre. Le seul présent de sa marraine. Il fallait…


-" Ils ne méritent pas ça. Ni eux, ni vous. Allons-y. "

Coupée dans son élan.
Résignée. Dernier regard vers la porte, tout en sachant qu’il a raison, elle doit les sauver. Parce qu’elle est ainsi, parce qu’elle sait qu’elle ne pourra plus se regarder en face si elle ne les aide pas, parce que ce sont là ses valeurs.
Elle sait ce qu’elle abandonne là, le vieil homme n’en a pas idée, pourtant cet ordre est sans appel.
Regard vide lorsqu’elle se retourne, pas un mot ne sortira de sa bouche alors qu’elle prend appui sur le lit et pousse de concert avec son acolyte pour réussir à le faire bouger, enfin, plus vite, tout contre la fenêtre. Laborieusement, mais on y était, enfin.
Plus vite…s’ils allaient plus vite, elle pourrait y retourner.
Et ces foutues prières…C’est pas ça qui allait arranger leurs affaires ! Et Ald qui rapidement, très rapidement s’échauffait. Feu à l’intérieur de la maison en flamme, elle aussi pouvait exploser à n’importe quel moment lorsqu’elle était sous pression, et c’était le cas, là. Pas question pour elle de se calmer maintenant, de décompresser tant qu’ils ne seraient pas tous sains et saufs.
La suite ? Faut écouter le vieil homme.


- " Maintenant, on va faire une sorte de corde avec tous les tissus que l'on peut trouver. En l'attachant au lit, ça devrait tenir. "

Voilà, il l’avait dit, suffisait plus que d’obéir.
Elle se redresse finalement en se tournant vers la porte à nouveau alors que dans sa tête c’est sa propre chambre qu’elle voit, cherchant mentalement où elle avait bien pu perdre la pierre. Dans son lit peut être, en dormant, ou par terre, alors qu’elle avait retiré ses habits et tout son attirail.
Mais trop vite la réalité ramène son regard sur les deux prostrés de service.
Tant pis, ce serait eux qui prendraient l’explosion dans la tête. Elle, elle ne se retient pas même si dans sa voix c’est seulement une pointe d’énervement qui transparait. Eux, ils ont du comprendre, rien qu’à son regard.


Qu'est-ce que vous attendez bordel ?! Bougez vous, aidez un peu ! Vous allez crever à force de prier !

Voilà, elle l’avait dit, et comme pour appuyer ses paroles, elle montre le tas du tissu posé pas loin alors qu’elle-même commence déjà à en assembler plusieurs morceaux. Sortir, sortir…le retrouver.
Il fallait faire cette corde à présent, rapidement, ne pas s’arrêter en si bon chemin.
Sinon elle aurait vraiment tout perdu.

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MessageSujet: Re: [RP] L'incendie de Ryes   Ven 15 Jan 2010 - 20:38

[Toujours près d'un curé un peu soupe au lait]

Peut-être que certains hommes en eux-mêmes n'étaient pas ce qu'ils cherchaient à faire paraître ... peut-être que certaines carapaces n'étaient là que comme armures et qu'une fois le métal percé, on pouvait apercevoir la chair nue trembler et ressentir.
Peut-être que la lumière du matin pouvait faire apparaître ce qui était caché ... à moins que ce ne soit l'urgence. Peut-être que ce qui avait été ressurgissait de l'ombre où cela avait été placé depuis des lustres.

Ou peut-être pas ...

Une main se tendit vers le Vicomte toujours planté à terre et lui proposa de l'aider à se relever. Dans un grand élan fraternel, le rochelais posa sa main dans la paume calleuse qui lui faisait face et se laissa faire tandis que les muscles de son corps étaient tout de même tendus et prêts à fonctionner. Comme lors d'un marche de nuit où l'on redoute l'embuscade ou comme lorsqu'on voit arriver un projectile vers soi et qu'on craint de le ramasser en pleine poire.
C'est que, pardi, se laisser aider par un homme qui venait de se mettre dans une colère froide à l'égard du licorneux n'engageait pas tout à fait celui-ci à la confiance totale.

Mais ... mais ... il se retrouva tout de même debout, et sans avoir été visiter à nouveau le sol, ce qui était tout de même un progrès.

Le curé le laissa alors seul afin d'aller remettre une branlée aux cloches qui n'avaient sûrement pas eu leur compte. En l'entendant redescendre, le Vicomte se prit à espérer - pensée impure mais ô combien vengeresse - que l'homme d'église se prenne la même marche que lui et qu'il puisse lui rendre la pareille à défaut de lui rendre l'appareil puisqu'il ne lui avait rien pris comme appareil. Malheureusement, il y avait un Dieu des curés - on l'appelait même Aristote - et le père Eudes parvint au sol avec la souplesse d'un chat.

Après lui avoir promis les feux de l'enfer si le Cavalier ne tenait pas sa promesse, l'animal religieux partit au pas de course vers le lieu de l'incendie suivi de près par le représentant de l'animal cornu qu'il était prêt à fracasser à coups de tapette à tapis cinq minutes à peine auparavant.

Quand ils arrivèrent, la place devant l'auberge ressemblait à un camp militaire la veille d'un combat : des glandeurs, des curieux, des excités trop excités pour être efficaces et aucun chef pour gérer le bidule puisqu'ils était bien connu que les chefs ne sont jamais là quand il le faut.
Avant même que le Vicomte n'ait amorcé un mouvement destiné à capter l'attention, le vieux prêtre s'était fendu d'une gueulante destinée certainement à réveiller les pauvres villageois dont le sommeil aurait survécu à deux volées de cloches ... en bref ... les sourds et les morts.

La suite se passa de commentaire tant elle fut éloignée du prêche normal que les habitants de Ryes devaient être habitués à entendre. Le curé se mua en général et dicta des ordres étonnamment clairs pour quelqu'un qui vient d'arriver sur le terrain. Il était vrai qu'il connaissait tous ses paroissiens, ce qui aidait à être efficace, mais tout de même, c'en était bluffant ... un vrai joueur de ramponneau !

Les paroles de l'orateur eurent de l'effet, puisque les premiers se mirent à courir vers les endroits désignés tandis que les suivants se mettaient maladroitement à faire une chaine humaine. Seulement, quand on a jamais fait de chaine humaine de sa vie, c'est pas gagné d'en réaliser une bonne du premier coup. Et, à priori, c'était là la première chaine humaine que ces pauvres villageois mal réveillés voyaient et c'était l'anarchie.

Le Licorneux se faufila alors vers l'amas humain, et commença à pousser les gens pour qu'ils se placent au mieux. Il en positionnait un et passait au suivant, faisait dégager vers l'arrière ceux qui s'agglutinaient autour de lui à la recherche d'ordres.


Allez sindjeu ! On se bouge ! Vous là-bas devant, restez à votre place ! Comment voulez-vous que les seaux arrivent jusqu'au bout si vous bougez !

Allez vous ! Ici ! Poussez vous nom d'une vache pleine !


Et cela continua et continuerait sans doute un petit temps ! Il en avait placé deux et ils étaient une bonne douzaine ...

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MessageSujet: Re: [RP] L'incendie de Ryes   Ven 15 Jan 2010 - 22:20

[Haras]

Eragon après une habile descente des escaliers menant au remparts, eh oui qu'il était encore jeune et souple.. il avait échappé à la chute que d'autres plus vieux ( clin d'œil a Mackx) se prenaient des grandes gamelles. Bref ils partaient d'un pas rapide en direction du haras.. Akane partit un peu après lui.. il avait entendu Antlia l'interpeler au sujet des sceaux mais pensant que les habitants de Ryes en auraient assez il ne s'arrêta pas et continua son chemin. Arrivé devant le haras, il regarde la longue lignée de box.. il tourne en rond ne sachant quel cheval prendre.. lequel était à qui? Pis si le Poitevin piquait un canasson à un licorneux, le retour des flammes allait coûter chère. Il perdit du temps, et c'est Akane qui le rattrapa.. voyant qu'il ne pouvait pas se décider elle lui désigna un cheval.. sûrement sans maître.

Coup d'oeil vers le matériel pas loin du box, regard vers la cavalière qui s'y connaissait surement mieux que le héraut sur les chevaux.. Reproduisant ses gestes à l'identique il attacha les lanières de la salle sous le ventre de son étalon. Passer ses doigts autour des sangles et tenir celles-ci fermement.. Les deux chevaux étaient sortis.. tout était calme à Ryes au moment ou le jour se levait.. Le calme avant la tempête?

A peine la cavalière fût elle montée sur sa jument, avec une grimace à peine perceptible, qu'elle talonna du plus fort qu'elle pouvait .. La tempête se mettait en route.. D'un geste leste il monta sur "son" étalon et se mît en route.. Au prix d'incroyables efforts de la part de l'équidé il arriva à se placer un peu en retrait..

Ils arrivèrent en vue du premier poste de garde.. et la cavalière dont les cheveux de jais volaient à cause de la vitesse lança


-Holà ! Ouvrez la herse ! Rapidement et sans questions ! Magnez vous !


Pauvre Jeannot il devait être surpris.. mais bien fait, il avait battu Era aux dès alors il méritait bien ça..

La tempête était alors à son paroxysme, les sabots des deux équidés battaient le sol comme la tempête s'abat sur une masure.. Au même titre que la tempête arrache la chaume des toits, les chevaux là arrachaient des mottes de terre. Les dégâts étaient les mêmes.. mais pas à la même échelle..

Ya pas à dire... quand on est derrière une tempête, faut s'accrocher.

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MessageSujet: Re: [RP] L'incendie de Ryes   Ven 15 Jan 2010 - 23:34

[Le chemin pour Ryes, arrivée au village]

[i]Si le gardon avait pu réfléchir en cet instant, il aurait pu remarquer qu'il courrait comme jamais auparavant il ne lui était arrivé de le faire. Son sprint semblait parfait, comme aidé par sa volonté sans faille d'arriver au plus vite, toujours plus vite. S'il avait pu se voir, nul doute qu'il aurait parlé d'une course épique. Pas une course hippique hein, c'est un gardon pas un canasson voyons !
Il fendait l'air, avalant la distance sans même s'en rendre compte, n'ayant que son objectif en vue, le fixant, ne le quittant des yeux que pour cligner ceux ci, mais il les rouvrait aussitôt et retrouvait l'épaisse fumée qui lui donnerait une fois au village la direction à suivre. Fort heureusement l'aube naissait, et les primes lueurs du jour faisaient ressortir les volutes blanches qui s'échappaient du bâtiment en flamme.
Comment cela aurait il finit si le feu avait prit en plein nuit ? Combien de maison aurait brulé, combien de personne seraient restées prisonnières des flammes, conscientes ou non du drame qui les auraient engouffrer une à une, les libérant de leur sommeil pour mieux les consumer. Flaiche frissonna alors que les murs des premières maisons se faisaient plus nets, tant par son arrivée que par la lumière du jour qui emplissait le ciel petit à petit.

Un brouhaha indescriptible se fit alors entendre, de plus en plus net alors que le médicastre s'approchait du lieu des évènements. Paroles échangées, crépitement du feu, éclatement du bois, une voix d'homme, beuglant comme un veau pour parvenir à couvrir le vacarme ambiant. Tourner à l'angle d'une maison, 'odeur de fumée se faisant toujours plus insistante, et dans la tête du gardon une seule et unique pensée....pourvu qu'il ne soit pas trop tard.....pour au moins une personne.

Après tout, il ne savait rien de la situation, mais il se doutait bien qu'en cette heure matinale, le temps que le feu ai été découvert, il n'y avait que peu de chance pour que les résidents de l'auberge, dormant encore alors que le feu naissait tranquillement, ai été évacués.

Le gardon détestait être inutile, s'il avait fait ses études en médecine, ce n'était pas pou regarder mourir les gens, même si parfois toute science est inutile. Bien sur il pourrait aider a éteindre l'incendie, mais cela tout le monde en était capable et les bras ne manquerait pas s'il pouvait servir par con savoir et son expérience. Encore fallait il qu'il reste quelqu'un à soigner, ce qui malheureusement dans ce genre de situation est bien rare. Lorsqu'on est prit dans les flammes, il faut réagir vite, car le feu lui, est sans pitié, et n'attend jamais.

Dernier virage avant le grand saut et....PLAF !
Gardon qui se mange une donzelle effarouchée, apparemment visiblement aussi pressée que lui, mais en sens inverse. Fuyait elle par crainte des flammes ou allait elle chercher quelque chose ou quelqu'un qui pouvait leur être utile ? Qu'importe, il n'était pas temps pour les questions. Se relever vivement, chercher sa sacoche de médicastre et...voir la donzelle les yeux rivés dessus, puis revenant à lui, suivit d'un "vous êtes médicastre ?" d'une voix marquée par l'émotion. Acquissement du gardon qui ramasse ses affaires, la donzelle par la même occasion, et file sans demander son reste vers l'auberge.

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