Ordre Royal des Chevaliers de la Licorne


 
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 [Lieu] L'église Saint Sauveur de Ryes

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Le Père Eudes

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MessageSujet: [Lieu] L'église Saint Sauveur de Ryes   Mer 4 Fév 2009 - 17:50

Sise en plein centre du village, majestueuse, l'église de Ryes semblait trôner de puis des siècles sur la ville.
Faisant face au lavoir, elle paraissait surveiller de son oeil unique, large rosace ornée de vitraux somptueux et colorés, les bonnes âmes ne manquant pas de circuler non loin de ses contreforts.
Massive et haute, la bâtisse ne manquait pas de restituer de par son imposante stature la volonté de son architecte de faire quelque chose de grandiose, à l'image de la toute puissance d'Aristote.

Seule la forteresse de l'Ordre pouvait rivaliser de grandeur avec celle ci, au grand dam des ecclésiastiques des envions qui avait vu décroitre quelque peu la majesté de l'édifice avec l'installation à Ryes de ses chevaliers et de la construction de leur château faisant concurrence avec les merveilles d'architectures de leur chère église. Bien sur, le temps avait fait son œuvre et aujourd'hui les deux coexistaient sans que cela ne pose plus de problème qu'en de rares occasions ou l'égo surdimensionné d'un prêtre voyait dans la forteresse un désir de se sentir plus grand qu'Aristote lui même.

Généralement, se genre de prêtre pompeux finissaient par se faire une raison, ou après quelques scandales populaciers visant à dénigrer l'ordre et les blasphémateurs qui y résidaient et à porter en lumière avec une fougue fanatique les saines valeurs de l'église, le bonhomme était sagement remis à sa place et écarté de Ryes par une hiérarchie en fort bon terme finalement avec la licorne et ses représentants.

Le chevet, tourné vers l’est, était cerné sur chaque coté le reliant au transept par deux tours lanternes dispensant une importante lumière a l’intérieur de l’édifice et terminée chacune en leur base par une porte, offrant ainsi deux entrées supplémentaires, dont seul les membres de l’église possédait les clefs.
De par cette architecture, chœur et abside étaient généralement baignés par un halo lumineux provenant du haut de l’édifice, donnant l’impression que non moins qu’une lueur divine éclairait l’endroit.

Quelques prêtres fort peu scrupuleux avaient en leur temps profité de cette particularité architecturale pour affabuler et faire croire dans leur discours fanatique à une population généralement fort peu instruite que Aristote lui-même veillait sur ses fidèles en les admirant par ce plafond , et que par conséquent la lumière qui en descendait n’était autre que la beauté de son regard, la clairvoyance de son esprit.

Les collatéraux, séparés de la nef par de larges cariatides en pierres, étaient orné de grandes verrières, donnant juste ce qu’il faut le clarté, laissant de cette façon le coté sombre propice au recueillement tout en offrant une visibilité correcte pour se déplacer. Les fins vitraux colorés ne manquaient pas de subjuguer par leur beauté le visiteur occasionnel. Seule la gloire se tenant derrière l’autel, ouvragée avec une précision sans pareille et recouverte d’or fin arrivait à impressionner un peu plus les habitués comme les gens de passage.
Non loin, sur le flanc est, se trouvait le clocher, droit et fier, guidant de sa hauteur et de son tintement régulier les pèlerins désireux de se rendre en un lieu propice à la prière et à la méditation.

Le maître des lieux n’était autre que le Père Eudes. Bonhomme d’un certain age, ou d’un age certain pour d’autre, selon le point de vue, voila qui était sujet à débat, l’affaire étant épineuse pour ce dernier, il n’aimait guère a en faire étalage et son entrain à éviter d’en parler avait lancé bon nombre de spéculations villageoises toutes aussi farfelues les unes que les autres.

Il est vrai que le prêtre n’avait pas allure des plus habituelles. Cheveux couleur poivre et sel plaqué en arrière, barbiche longue et droite, aplatie à sa base. Regard qui en dit long. Trop long, ou pas assez, au choix.
L’on peut y voir l’intelligence, apanage des gens dont l’instruction à été prise en charge de manière approfondie. On peut y voir la malice aussi, certains diront la fourberie. Sans aucun doute en est il pourvu, lui aussi.
A moins que ce ne soit la ferveur dont est épris le personnage. Aristote, il ne jure que par lui. Gare à ceux qui oseront blasphémer devant lui. Il y a des règles qu’il ne faut savoir transgresser, que l’on ne peut braver sans encourir les foudres divines……et ce quelles que soit la façon dont elles s’exprimeront. Là-dessus, il est intraitable. Mieux vaut une franche punition qu’un abus de laxisme. Cela force le respect…et le caractère par la même occasion. Personne ne lui enlèvera cette idée, et sa mise pratique ne l’effraie nullement. Mieux vaut être détesté et craint, qu’apprécié et bafoué.

Se sachant non loin de la forteresse, il attendait une attitude irréprochable de la part des membres de celle ci et n’hésiterait pas à dispenser quelques punitions ou à faire connaitre à qui de droit, pour les plus réticents, tout écart de conduite lui venant aux oreilles afin que sanction soit prise. Aux yeux aussi, qu’on ne s’y trompe pas, cela dit il savait mettre fin lui-même aux agissements des inopportuns qui avait le malheur de le croiser.

Pour tous les autres, il serait un prêtre respectable et respecté. Il savait bien sur ce montrer courtois et civilisé, aimait par-dessus tout les grandes discussions théologiques…..à en devenir barbant pour les plus audacieux prêts à défendre bec et ongles leur point de vue, surtout si différent du sien. Buté le cureton ? Naaaaan, en plus ce n’est pas du tout le genre de la maison….
Fidèle à ses idées, voilà qui serait plus juste. Fidèle a Aristote, à coup sur…après les grands pontes de l’Eglise Aristotélicienne ne pondaient pas que des merveilles à son avis. Dernière en date, le débat sur le mariage des prêtres. Non mais et puis quoi encore ? Vous le verriez le Eudes avec une donzelle ? De toute façon, étant donné de ce qu’il entendait et voyait dans le village, il en était à se demander si hommes est femmes étaient vraiment fait pour se compléter.

Diantre, il se passerait bien des siècles avant que lui ne se décide à prendre épouse, et encore, même la torture n’y ferait rien. Heureusement, il ne lui reste pas des siècles à vivre…mais ne lui dites pas, il pourrait se fâcher.
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Le Père Eudes

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MessageSujet: Re: [Lieu] L'église Saint Sauveur de Ryes   Mer 4 Fév 2009 - 19:36

Bien au milieu de la porte de l'église, de sorte que l'on ne pouvait la manquer, était affiché une petite note, simple morceau de parchemin glissé dans un cadre en bois servant aux diverses annonces du prêtre.
Le style un peu abrupt et direct ne laissait aucun doute sur l'identité de la personne ayant rédigé celle ci, pour qui connaissait un tant soit peu le prêtre bien évidemment. Il y était écrit:


Le Père Eudes a écrit:


A tout pèlerins et visiteurs, chevaliers ou nobles seigneurs, bonjour.

Vous vous apprêtez à entrer dans la sainte Maison d'Aristote. Ici, les armes sont prohibées, et je désigne comme arme tout instrument destiné à donner la mort, quel qu'il soit. Les armes d'apparat n'en sont pas exclu.

J'invite ceux qui pourrait avoir une définition étroite de ce que le mot arme englobe à prendre la route pour aller en discuter........à Rome !!!
Toute désobéissance à cette règle sera prise comme un blasphème et sera traité comme tel.
Il vous est donc expressément demandé de bien vouloir laisser celles ci dans l'un des râteliers mis à disposition à l'entrée. N'ayant crainte, Aristote veillera sur elles.

Veuillez de même à respecter le recueillement de ceux qui vous entourent. Faites silence, vous n'êtes pas ici comme en taverne !
Audi, ora, tace !*

Pour Aristote.

Le Père Eudes.

Ecoute, prie et tais toi !

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Le Père Eudes

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MessageSujet: Re: [Lieu] L'église Saint Sauveur de Ryes   Dim 15 Fév 2009 - 10:54

Ayant revêtu comme à l’accoutumée sa robe de bure blanche, impeccable, le père Eudes se tenait devant la porte de l’église. Inspectant d’un œil scrutateur la vie qui se passait alentours, il savait que dans peu de temps, les fidèles arriveraient en groupe pour suivre la messe du jour. Quelques inconditionnels étaient déjà là d’ailleurs, entrant dans l’église en saluant le prêtre au passage.
Droit et fier, celui-ci répondait courtoisement, mais avec une pointe de nonchalance masquant la foudre intérieur.
Là bas, installée sur le lavoir, celle qu’il considérait comme la honte du village semblait trôner sur son lavoir.
Elle n’était que violence et grossièreté, la messe, elle n’y participait pas, pire même, elle attendait la sortie des fidèles, des femmes surtout, pour administrer les quelques claques hebdomadaires propre à assurer son règne tyranniques.
Petite expiration dédaigneuse pour cette brebis galeuse, et le père s’en retourna dans l’église, faisant signe à son aide qu’il était temps d’aller sonner les cloches.
D’ailleurs il faudrait bien lui sonner les cloches à lui aussi. La petite Madeline, la fille du boucher, il allait lui faire oublier avec force conviction. Pour sur il n’allait plus s’asseoir sur une souche tous les deux pour conter fleurette. Il était promit à l’Eglise, cela resterait ainsi tant qu’il ne ferait pas un choix définitif.

Bref, les cloches sonnèrent, accueillant les fidèles à se rendre à la messe qui commencerait bientôt. Et prestement qui plus est, pour ceux qui connaissait le prêtre et ses remarques acerbes aux arrivants tardifs, ne supportant pas d’être interrompu pendant son office.


Bienvenu, bienvenu à vous tous chers fidèles. Entrez sans peurs dans la maison de Dieu, vous êtes ici ses enfants, il saura prendre soin de vous, et veillez sur vos vies tel qu’il le fait depuis la nuit des temps.

Le prêtre attendit un moment, répétant sa tirade de temps à autres, tant que les fidèles arrivaient dans l’enceinte. Il se rendit alors derrière l’autel, faisant un signe discret à son servant de fermer les portes. Levant les mains, il dit bien haut, commençant enfin la cérémonie.

Cher fidèles, mes filles, mes fils, demandons pardon a Dieu pour nos fautes, qu’il nous fasse miséricorde, et que sa clémence nous couvre tel un manteau dans le froid de l’hiver.
Répétons ensemble.

Je confesse à Dieu Tout-puissant, à tous les Saints, à notre Pape Eugène V et aux serviteurs de notre Sainte Eglise, parce que j'ai péché, en pensées, en paroles et en actes.
Je supplie tous les Saints, et vous, mes Amis, de prier le Créateur pour moi. Que le Très Haut nous accorde le pardon, l'absolution et la rémission de tous nos péchés.


Sentant l’assemblée de fidèles répondre à son appel, le père Eudes sentit la fierté le gagner. Une légère pointe d’orgueil tout naturelle pour un bonhomme tel que lui poindre aux tréfonds de son esprit. La chassant de sa modestie, il reprit, rabaissant les mains sur l’autel.

Mes enfants, chers fidèles, nous voici pardonné. Rendrons grâce à Dieu en lui prouvant notre joie d’être sous sa garde, et notre foi inconditionnelle en lui. Récitons ensemble :

Je crois en Dieu, le Trés-Haut tout puissant,
Créateur du Ciel et de la Terre,
Des Enfers et du Paradis,
Juge de notre âme à l'heure de la mort.

Et en Aristote, son prophète,
Le fils de Nicomaque et de Phaetis,
Envoyé pour enseigner la sagesse
Et les lois divines de l'Univers aux hommes égarés.

Je crois aussi en Christos,
Né de Maria et de Giosep.
Il a voué sa vie à nous montrer le chemin du Paradis.
C'est ainsi qu'après avoir souffert sous Ponce,
Il est mort dans le martyr pour nous sauver.
Il a rejoint le Soleil où l'attendait Aristote à la droite du Trés-Haut.

Je crois en l'Action Divine;
En la Sainte Eglise Aristotélicienne Romaine, Une et Indivisible;
En la communion des Saints;
En la rémission des péchés;
En la Vie Eternelle.

AMEN


Le père Eudes marqua un temps de silence, appréciant la solennité du moment. Une ferveur toute fanatique s’emparait de lui lorsque d’une seule voix, l’ensemble des fidèles reprenait avec lui le credo, comme buvant ses paroles et en les faisant dignes de loi.
Malheur à celui qui arriverait en cet instant. Malheur à celui qui casserait le rythme impeccable de ce chœur uni. Si l’on ne savait suivre le rythme, laisser sortir la pureté de l’instant…..mieux valait se taire, et réciter tout bas.
Le père prit alors le livre des vertus, et le leva devant lui pour le montrer aux fidèles.

Se faisant, il dit :


Lecture du livre des vertu, Livre I, partie 7.

Le prêtre reposa le livre sur l’autel et lu d’une voix forte :

Citation :
Dieu ne répondit pas à la créature qui avait fait l’apologie de la domination du fort par le faible.

Il se tourna vers un groupe de créatures. C’était justement celui qui faisait partie de l’espèce humaine et qui avait parcouru le monde. Dieu savait que ce groupe se croyait rejeté par Lui. Ces humains pensaient être privés de tout talent. Ils estimaient être mis à l’écart de la création du fait de leur prétendue infériorité. Mais, parmi eux, l’humain qui portait le nom d’Oane détenait, sans en être sûr, la réponse à la question posée par le Très Haut.

Car Oane doutait. Il regardait souvent les étoiles, espérant voir Dieu. Il aimait le Très Haut d’un amour sincère, mais ne savait pas si cela était le véritable sens de la vie. Il voulait bien donner sa réponse, mais il était considéré comme faible d’esprit par son groupe et personne ne voulait le laisser parler. Mais Dieu était omnipotent. Il avait écouté le groupe d’humains se plaindre. Mais surtout, Il avait perçu l’amour et le doute dans le coeur d’Oane.

Alors, depuis le ciel, un rayon de lumière se fit et vint nimber Oane. Toutes les créatures furent ébahies, admirant la douce lumière qui auréolait l’humain. Elles s’écartèrent alors, le laissant seul face à Dieu. Il contempla son corps enluminé d’un regard plein de curiosité. Puis il se tourna vers les membres de son groupe. Pour la première fois de sa vie, il put voir dans leur regard non pas du mépris mais du respect.

Et Dieu lui demanda: “Et toi, l’humain, n’as-tu rien à Me répondre? J’ai ici convoqué toute Ma création pour trouver celui qui donnera la juste réponse à Ma question. Tu es venu et tu n’as pas répondu. Alors, maintenant, Je te somme de le faire !”. Alors, Oane, terrifié par le ton sévère de son créateur, leva les yeux vers Lui et, d’un ton hésitant, dit: “Mais, ô Très Haut, je ne sais si ma réponse est juste...”. Et Dieu lui ordonna: “Parle et je te le dirai !”.

Alors, Oane répondit: “Tu as certes fait Tes créatures se nourrissant les unes des autres. Il leur faut chasser et tuer pour se nourrir. De même, il leur faut se battre pour défendre sa vie. Mais il n’y a pas de fort ni de faible. Personne ne rabaisse ni ne piétine les autres. Nous sommes tous unis dans la vie et nous sommes tous Tes humbles serviteurs. Car Tu es notre créateur.”

“C’est pour cela que Tu as donné des talents plus beaux les uns que les autres à toutes Tes créatures. Chacune d’elles a sa place dans Ta création. Son talent permet à chacune d’elles de la trouver. De ce fait, il n’y a pas de créature préférée de Toi, ô Très Haut. Nous sommes toutes pareillement aimées par Toi et nous nous devons tous de t’aimer en retour. Car, sans Toi, nous n’existerions pas. Tu nous a créés alors que rien ne t’y obligeait et nous nous devons de t’aimer pour te remercier de ce geste.”

“Nous sommes certes enchaînés à la matière, certes soumis à ses lois, mais notre but est de tendre vers Toi, l’Esprit Éternel et Parfait. Donc, selon moi, le sens que Tu as donné à la vie est l’amour.” Alors Dieu dit: “Humain, puisque tu es le seul à avoir compris ce qu’était l’amour, Je fais de tes semblables Mes enfants. Ainsi, tu sais que le talent de ton espèce est sa capacité à M’aimer et à aimer ses semblables. Les autres espèces ne savent aimer qu’elles-mêmes.

Relevant la tête, le père Eudes regarda un instant l’assemblée, laissant un temps pour que la lecture s’imprègne dans l’esprit des plus lents.
Une fois ce temps marqué, il reprit par son sermon.


Voyez mes enfants, depuis l’aube des temps, depuis la création, l’homme a su comprendre Dieu. Le comprendre et se montrer digne de son amour.
Aujourd’hui, comme Oane, vous prouver par votre présence ici que vous êtes les dignes fils de dieu, que vous souhaitez vivre dans son amour et dans sa plénitude.
Heureux que vous êtes, nobles fils de Dieu, une place à ses cotés vous sera réservée dans le royaume éternel.
Heureux que vous êtes car dès aujourd’hui, il se penche sur nous dans cette église, écoutant nos paroles de foi qui nous désignent comme ces enfants.
Vivons donc dans son amour, transmettez ses paroles aux brebis égarées, afin qu’elles aussi puisse connaître ce bonheur dans la joie du seigneur.



Nouvelle petit pause. N’est ce pas merveilleux de pouvoir prêcher pour sa paroisse durant son sermon ? Ainsi la bougresse du lavoir, si certains fidèles avaient le cran de lui parler de Dieu, finirait peut être elle aussi par venir découvrir les bienfaits de dieu. La voir défier chaque dimanche la prêche en restant sur son pseudo trône avait l’art d’irriter le bonhomme. Un tel défi à dieu et a son autorité ne pouvait durer, et s’il n’était pas du genre à convaincre de la foi par la force, d’autres méthodes pouvaient être utilisées.

Le prêtre invita alors les fidèles a venir partager le pain, dans la communion de dieu et de sa toute puissance.
Il termina l’office, envoyant les fidèles dans la paix et l’amour de Dieu, signifiant une nouvelle fois d’un geste discret au servant qu’il pouvait rouvrir les portes.

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Bess Saincte Merveille

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MessageSujet: Re: [Lieu] L'église Saint Sauveur de Ryes   Mar 10 Mar 2009 - 0:24

Qui peut dire parfois ce qu'il passe par la tête des gens ? A part eux même ? personne.

Qui pourrait dire ce que Bess faisait ici ? sur le Parvis de l'église de Ryes ? regardant les lourdes portes fermant l'édifice, par ce matin frais et quelque peu brumeux de Mars ?

Même elle ne le sait pas. Ces quelques jours confinés en la forteresse l'ont laissée seule. Solitude ô combien évitée depuis des mois. Parce qu'il n'est pire chose que la solitude qui vous enferme dans le carcan de vos souvenirs. Souvenirs les plus horribles ou les plus malheureux. Ceux qui font mal au cœur et à l'âme. Ceux qui grossissent au fond de vos entrailles pour y laisser une boule chaque jour plus grosse, plus dur et plus indigeste.

Elle avait tenté de changer la chose par le début d'un long voyage qui devait durer assez longtemps pour oublier. Mais la vie est ainsi faite que le chagrin vous rattrape...une nouvelle fois et sous une nouvelle forme.

Ce matin alors que les dernières images de son cauchemar s'effaçait, ça lui avait semblait une bonne idée. Depuis combien de temps n'était elle entré dans une église ? Juste après la guerre...ou avant, quelque chose dans le genre. Des mois donc. Et la voilà maintenant, sur le parvis, regardant cette bâtisse, espérant quoi ? des réponses ? à quelles questions ? Pourquoi ? Comment ? Qui ?

Au moins ce seront des réponses.

Les mots avaient été marmonnés. Bess monta les marches menant aux portes, tout en ôtant le capuchon couvrant ses cheveux coiffés en tresse, elle s'arrêta, les doigts posés sur le battant de bois, ses yeux venant de tomber sur un parchemin. Portant les mains à sa ceinture elle sourit, au moins voilà un prêtre qui ne mâchait pas ses mots. Elle était venue sans arme, enfin ... sauf son coutelas si tant est qu'on considère un coutelas comme une arme, mais étant donné le petit laïus qu'elle venait de lire, nul doute que pour le Père Eudes ça en serait une.

Elle se défit de la lame pour la déposer là ou Aristote veillerait. Lever les yeux une dernière fois, et de si prés se rendre compte combien l'imposant édifice vous rend bien insignifiante... Enfin pousser le battant d'une main ferme.
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Le Père Eudes

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MessageSujet: Re: [Lieu] L'église Saint Sauveur de Ryes   Mar 10 Mar 2009 - 11:03

Diantre que cette foutue matinée commençait mal !
A croire que tout le monde s'était donné le mot pour le mettre sur les nerfs et déchainer sa colère. Colère....non....fureur serait sans doute un terme plus adapté.
Un poil tendu donc le père, si tant est que l'on puisse sans indécence parler de poil à un homme d'église comme le père Eudes. Donc une moumoute entière la.
Conscient de l'état de colère dans lequel il était plongé, il savait qu'il devrait, pour avoir succombé à ses basses pulsions, demander le pardon et faire pénitence pendant de longues heures. Tel était le prix de la pureté.
C'était sans doute ce qui le rendait le plus furieux. Avoir perdu le contrôle de lui même, et devoir faire repentance pour cette bande de mécréants indignes.

Sourire qui nait sur ses lèvres. En y repensant cependant.....cela avait été jouissif. Laisser exploser sa fureur avait fait un bien fou, et voir à chaque fois les couleurs disparaitre des visages de ses interlocuteurs avait été de purs moment de plaisirs farouches.

Qu'il était bon de sentir la peur tordre les intestins de ces vils pécheurs, qu'il était bon de les sentir tendus et crispés devant la toute puissance de la parole divine. Eh bien oui la parole divine. Car c'était bien cela que le père prêchait.
Basse vengeance sur ces êtres qui tentaient de le faire tourner en bourrique ou le prenait pour un idiot, croyant peut être qu'il ne voyait pas, insultant par la même son intelligence ? Naaan....même s'il fallait avouer que cela avait aider à lui faire hausser le ton plus qu'il n'aurait été nécessaire.

De toute façon, cela était fait, et il ne regrettait rien, bien au contraire, il riait sous cape.
Il était clair que cette trainée de Madeline, tout pimpante et paradant comme une poule devant son coq n'était pas prête de revenir chercher l'aide au prêtre avec son petit air nonchalant et angélique. C'est qu'elle ne s'attendait pas, en entrant dans leur cache habituelle, à tomber sur le curé, tenant assez haut l'oreille rougie de son aide gémissant et grimaçant, mais surtout blanc comme un linge. Le regard du prêtre semblait lancer des éclairs et un petit sourire triomphal, surement ce qui avait paru le plus inquiétant à la jeune femme, ornait son visage, lui donnant a coup sur un air de fou.
Il avait lâché l'oreille du malheureux, avait entrainé la donzelle à l'écart et ne l'avait laissée qu'une fois celle ci pleurnichant comme une gamine.
Retour dans la cache, et l'aide en avait a son tour prit pour son grade. Pour lui, ça avait été pire, mais le prêtre tenait à éliminer une fois pour toute, et en une fois, toute velléité de reprendre ne serait ce qu'un échange de regard.
L'affaire avait été rondement mené, et le père gageait qu'on ne les y reprendrait plus....du moins avant quelques semaines ou mois, ce qui était en soi un exploit. Après tout ils étaient l'antithèse de ce qu'il était, l'abnégation et le don totale de soi, pour une cause. Eux ne pensaient qu'a une chose...mais la peur était souvent un bon remède. Un proverbe que le père adorait disait même: ''la où il y a de la gène, il n'y a pas de plaisir.
Sans aucune doute alors avait il réussit son coup.
Le prêtre sourit, carnassier. Si a cet instant il avait pu avoir des dents de fauves, elle auraient assurément gêner sa marche en frottant au sol. C'est dire s'il avait mit du cœur dans cette histoire.

Le retour à la chapelle l'avait fait tombé sur un infortuné n'ayant pas trouvé opportun de déposer ses armes. Arrivant dans son dos, le curé avait vu rouge en voyant pendre à sa taille l'objet du délit. Marchant silencieusement dans ses chausses de cuir, il n'avait pas été entendu par l'homme en arme, et ce fut donc tout naturellement qu'il bondit haut de stupeur lorsque le prêtre beugla à son encontre avec une force non retenue, exacerbée par la colère de sa prise précédente, juste derrière lui, augmentant encore son effet. Le cri, atroce, s'était répercuté sur les murs de la chapelle, rendant un écho assourdissant.

L'impact sur l'homme prit en faute du rugissement, car c'était bien ainsi que l'on aurait pu qualifier le hurlement pour être plus juste, avait d'ailleurs été si total, le cri ayant été si féroce, que la surprise et la peur occasionnées avaient coupé toute résistance à son destinataire, le faisant honteusement mouiller ses braies.

N'en voila un qui n'oserait plus jamais porter une arme dans la chapelle, s'il osait y revenir un jour, ni dans aucune maison de Dieu, à coup sur.
Le père Eudes jubilait, riant de repenser à ce pauvre type, qui avait du subir en plus son sermon menaçant et réprobateur malgré l'humiliation qu'il devait déjà éprouvé de par son petit ''accident''.

Continuant ses préparatifs tout en repensant à tout cela, finalment de bien meilleure humeur qu'il ne l'aurait cru, il entendit soudain les portes de la chapelle s'ouvrir lentement, puis plus vivement.

Regard qui se tourne. Une femme. Vu la mine qu'elle tire, elle ne vient pas ici pour faire une offrande. Visage inconnu, surement pas une fidèle acharnée...mais soit. Dieu était miséricorde pour tous ces enfants....

Se dirigeant vers elle, il lui sourit, ouvrant les bras en signe d'accueil.


Bienvenue dans la maison d'Aristote mon enfant. Y aurait il quelque chose que mon humble et dévouée personne puisse faire pour toi ?

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Bess Saincte Merveille

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MessageSujet: Re: [Lieu] L'église Saint Sauveur de Ryes   Mer 18 Mar 2009 - 11:09

Et paf... la voilà qui aurait bien envie de faire demi tour. Ohh pas qu'elle ait peur l'escuyère, nan mais l'accueuil par trop chaleureux l'indispose. Elle n'avait pas le souvenir que le Père Zabou ou même Griffes fussent si joyeux, et en Bretagne...'fin bref.

Elle esquissa un semblant de sourire, aprés tout il avait encore rien dit et rien fait de mal, et puis quitte à être venue autant que ça serve à quelque chose non ?


Je cherche des réponses... peut être les aurez-vous ?

Faut avouer que faire quelque chose il est un peu tard non ? c'était avant qu'il aurait fallu faire quelque chose, par contre il est dit parfois qu'il vaut mieux tard que jamais, alors pourquoi pas aujourd'hui ? ça sera toujours plus tôt que demain.

Elle restait là, quasi les bras ballant. A vrai dire elle ne savait plus trop si elle trouverait les réponses ici...

Je ne cherche pas à me confesser vous savez...enfin peut être mais ... pas de façon protocolaire, disons qu'une discussion autour d'une tisane...

Elle baissa les yeux, nan elle aimait pas les confessions dans la pénombre etouffante. Elle murmura en dernier recours, tentant d'expliquer sans savoir comment :

Je crois que j'ai juste besoin de l'oreille d'Aristote et d'un avis extérieur....
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Le Père Eudes

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MessageSujet: Re: [Lieu] L'église Saint Sauveur de Ryes   Jeu 19 Mar 2009 - 9:35

Mon dieu ! Qu'ai je donc fait pour mérité une journée pareille ? Après mes deux zigotos obsédés par eux même ayant prit le parti de batifoler à même les recoins peu fréquenté de la chapelle, après le pisseux venu détrempé les pierres de celle ci de sa virilité relâchée et rendue aussi molle que son épée était raide, voila qu'une donzelle me tombait dessus pour ce qui semblait être un épanchement affectif destiné à obtenir d'une bonne âme désignée comme telle par sa fonction, une rédemption ou un salut vis à vis de ce qui allait être d'après mon instinct des questions existentielles sur les petits malheurs de celle ci.
Pourquoi diable fallait il toujours qu'on se tape les abandonnés de la vie, les dépravés en mal de pardon ou les pleurnichards en recherche pèle mêle de reconnaissance, de réconfort ou même parfois de confession.

Pourquoi jamais un type normal n'entrait dans la chapelle, ayant pour seul but de parler de l'excellent sermon du jour, à discourir le jour durant de la qualité de la messe, offrant une bourse bien pleine avant de sortir en promettant avec ferveur et foi qu'il toucherait un mot de mon cas à ma hiérarchie, décidément aveugle quand à mes capacités et compétences, et dans le but que celle ci me sorte enfin de ce coin miteux peuplé de bouseux d'incultes et de crétins !

Arf....Voila que je m'emportais a nouveau. Cette journée serait elle une épreuve ou juste une concours de circonstance ayant vu arriver ces trois évènements la même journée ?

Il fallait bien avoué que si la forteresse amenait régulièrement des gens d'esprit et de qualité entre les murs de la chapelle, elle avait aussi l'effet pervers de faire venir toutes sortes d'idiots engoncés d'orgueil et de rêves croyant que leur seule présence suffirait à les faire chevalier. Ces gens la finissaient généralement ivres à la taverne, avant ou après avoir fait un petit tour à la chapelle en quête de réponse à leur incompréhension.

Comme si dieu allait leur dire pourquoi ils n'étaient pas digne de devenir chevalier. Il se voyait déjà lui même, caché derrière un mur, profitant de l'écho fournit par les pierres de la bâtisse pour se donner une voix résonnante, telle la voix divine tombant du ciel et disant:

"Mon enfant, cesse donc de réfléchir et de te poser des questions, tu n'es pas fait pour ça. Je t'ai fais stupide et incompétent, va plutôt trouver un travail au champ, c'est à ça que je te destinais. Il faut de tout pour faire un monde. Accepte le et laisse moi en paix."

Un grand moment de solitude à partager avec ces pauvres hères qui au final, l'amuseraient bien plus qu'il ne l'ennuyaient en vérité. Soit, mais imiter la voix de dieu et parler en son nom serait un blasphème et un sacrilège trop grand. Il n'était pas interdit cependant d'avoir des rêves, alors l'idée fut mise de coté dans un coin de cerveau pour la ressortir plus tard afin d'en rire. Pour le moment, la donzelle attendait des réponses.

Des réponses, mais à quelle question ? Encore faudrait il qu'elle dégoise la miss. Curé oui, pas devin.

Pas de confession, pas de protocole....voila qui promettait. L'Eglise toute entière n'était à ses yeux qu'un immense nœud de protocoles, alors quoi, comment enlever ça ? De plus, un des principaux intérêts de sa fonction résidaient à écouter les gens avouer d'eux même leurs plus profondes bassesses afin de quérir le pardon divin. Ahlala, dispenser la punition divine, et absoudre tel un prince de bonté. Double plaisir. Essaierait elle de l'en priver ?

Pas vraiment, mais pour sur elle avait dit le mot magique ! Discussion. Et alors la, pour palabrer sans fin le curé, il était doué. La donzelle ne savait pas encore ce qu'elle risquait si elle amenait l'homme d'église sur ce terrain la. En tout cas si elle avait perdu le sommeil, elle allait vite le retrouver.

Besoin de l'oreille d'Aristote...cela il pouvait le faire, c'était son rôle après tout. Avis extérieur...il n'en fallu pas plus au prêtre.


Ma chère enfant, soyez sans crainte, ici, et par mes oreilles, Aristote vous entend. Je tenterais de me faire sa voix, au mieux de mon savoir et de mes compétences.
Pour le formalisme, je peux faire fi de certaines convenances si cela peut vous aider. Sachez toutefois que le pardon de ses fautes est un grand pas sur le chemin de la rédemption. Je ne peux vous imposer la confession, mais vous la conseiller sera l'une de mes prérogatives. De celle ci nait souvent le soulagement de l'âme. Vous semblez en peine, cela me porte a croire que de lourds évènements repose sur votre consciences...m'en faire part pourrais vous aidez et m'aider a vous soulager.

Bref, passons sur la froideur et l'austérité du confessionnal, passons plutôt dans mes quartiers voulez vous ?


Sans Attendre, le prêtre se retourne, beuglant un nom. Son aide arrive au pas de course, se place devant lui, raide comme un piquet.
Le prêtre le regarde, suspicieux. Non qu'il soupçonne quelque chose de la part du jeune homme, mais le regard permettra sans aucun doute à ce que l'aide réfléchisse à deux fois avant de faire une bétise, se croyant surveillé. Ce qu'il était un minimum de toute façon, mais en rajouter ne ferait pas de mal.


Va chercher de l'eau au puits, nous en manquons. Et avant cela prépare de la tisane. Tu sais ce qui t'attend si tu traines en route.

Ne se faisant pas prier pour fuir l'environnement du prêtre, le jeune homme, visiblement peu à l'aise, et même pâle a l'énonciation de ce qui pourrait lui arriver, file sans demander son reste.
Le père Eudes se retourne alors, sourit à Bess et lui offre le bras.

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MessageSujet: Re: [Lieu] L'église Saint Sauveur de Ryes   Lun 30 Mar 2009 - 13:04

Le problème avec les hommes d'église c'est qu'on ne sait jamais à l'avance sur ce qu'on va tomber.

Et là pour le coup, à l'entende brailler après un pauvre malheureux qui semble vouloir être partout sauf justement ici. En fait non, pire que ça, le pauvre bougre à l'air totalement terrorisé, du coup la Bess elle aurait bien aimé faire demi-tour.

Oué deux fois même, sauf que là pour faire demi-tour il faudrait avoir des corones comme le disait si bien Eng, et pour l'heure la Tresse qui avait mené ses hommes en Bretagne n'en mené plus assez large pour oser. C'est une Bess légèrement plus pâle qui prit le bras du père Eudes, se demandant cette fois à quelle sauce elle allait être mangée, et même si tout ça valait le coup. Après tout, elle a bien vécu jusqu'ici sans rien d'mander à personne pourquoi pas continuer ? mmhhh ?

Elle n’avait jamais beaucoup fréquenté l'église, pas qu'elle aimait pas ou qu'elle ne soit pas croyante non, Dieu ne se trouvait pas "que" dans les églises, il était "tout", le caillou sur le chemin, l'oisillon venant de naître, la rivière qui coulait au fond de son lit, la neige qui recouvre la campagne par un beau matin d'hiver. Elle ne faisait pas de prière pour demander de réussir ou de gagner, juste pour ne pas faiblir devant l'adversité, et pour toujours la guider.

Avait-elle bien fait ? Jusqu'à maintenant tous ses actes avaient été réfléchis, et à refaire elle ne changerait rien. Et si elle s'était tout de même trompé ? Et si l'enlèvement d'Alessandro, la perte du bébé, l'abandon d'Erwan, la mort de Bastian... si tout ça avait été décidé d'en haut pour la punir d'avoir mal fait ? Si c'était des signes qu'elle n'avait pas compris ? Après tout ça avait commencé alors qu'elle accédait à des responsabilités au sein de l'armée Limousine... et si tout était lié ? C'est ce qui l'avait poussé à venir ici justement. Qui mieux qu'un homme d'église saurait répondre à ça ?

Elle était venue le voir lui parce qu'ici elle n'était rien, on ne la connaissait pas, si loin du Limousin elle espérait trouver quelqu'un de totalement objectif, qui n'aurait pas d'à priori. Après tout pourquoi en aurait-il ?

A peine un sourire qui effleure ses lèvres, main légèrement crispée sur le bras de son compagnon de promenade.


Je ne me suis pas présentée... on m'appel Bess.


Elle ne savait pas par où commencer, après tout peut être qu'il n'y avait pas de réponse à ses questions.

Que pensez-vous du "devoir" ?


Il passait toujours devant pour elle, mais avait-elle choisi le bon chemin après tout ? Et si c'était un piège plutôt qu'autre chose ? Le devoir... elle avait mal posé la question

Non ne répondez pas, je me suis mal exprimée... j'ai toujours suivi la même voie... je suis une militaire, et Licorneuse, cela passe avant le reste... est-ce mal ?

Relevant les yeux sur son interlocuteur, elle s'était machinalement arrêtée, attendant son avis sur la question, en même temps, s'il n'était pas d'accord ou cela la mènerait-il ? Elle ne se voyait pas quitter tout pour rentrer dans une vie bien rangée de noble Limousine s'occupant de fanfreluche ou de l'organisation de la maisonnée.

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MessageSujet: Re: [Lieu] L'église Saint Sauveur de Ryes   Mar 31 Mar 2009 - 18:12

Tiens donc ! A voir son aide détaler comme un lapin, la petite dame n'a pas l'air trop sur d'elle. Un doute quand au bien fondé de sa présence à ses cotés d'un coup ? Ptet bien !
En tout cas si c'était le cas, elle devait déjà avoir dégagé, à tord ou raison, quelques un des traits de caractère du bonhomme qu'elle avait en face d'elle.
A raison surement. Il fallait bien l'avouer, le père avait une conception de l'obéissance assez stricte, du devoir tout à fait personnelle, et une façon d'appliquer ses quelques principes complètement....tyrannique.
A n'en pas douter, sous son sourire d'ange des bons jours se cachait la fermeté d'une poigne robuste, un manque total de peur aidant, et il fallait bien l'avouer un grain de folie qui le poussait entre autre a entrer dans des colères terrifiantes et à s'amuser de la frousse qu'il ne manquait pas de provoquer chez certains sujets authentifié par lui même comme...récalcitrant.
Il était tel la braise, attirante de par ses couleurs chatoyantes, mais qui brulerait si l'on avait l'audace de s'amuser un peu trop avec.

D'ailleurs, il rirait encore de bon cœur pendant quelques jours du spectacle qu'avait donné l'infortuné armé dont il avait fait se répandre certains fluides corporels par un léger haussement de voix au moment propice...comment ça pas léger ?

Sursaut de persévérance ou manque de courage pour fuir à toute jambe ? Le père ne le savait, mais la dame concernée finit par saisir son bras. Il la conduit à travers l'édifice, souriant lorsqu'elle prit enfin la parole, se présentant, puis s'arrêta lui aussi pour la regarder, l'écouter et lui répondre.

Et la, paf ! Pile dedans ! Sujet abordé, mais retiré sur le champ. Trop tard ! Faut tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de causer, ça évite les bétises ! Et la, y en avait pas plus grosse ! Le devoir ! Un des sujets favoris du père. Si la malheureuse ne trouvait pas comment arrêter son interlocuteur, elle allait sérieusement en baver ! C'est tout juste si l'on avait pas pu entendre le ''tilt'' résonnant dans le cerveau du prêtre au moment ou le mot devoir avait été prononcé.

Il écouta tant bien que mal la suite, réfléchissant déjà a ce qu'il allait dire. Elle le déviait sur un autre sujet, cela dit les deux étaient liés, il ne serait donc pas difficile d'y revenir. Mieux, cela s'avérait même indispensable !!! Se raclant la gorge, il s'affaira à préparer de la tisane tout en parlant.


Hummmm...si je comprend bien le fond du problème, il est arrivé quelques chose de fort désagréable je suppose dans votre vie, et vous vous en sentez responsable. Responsable du fait que vous avez fait passer votre voie avant le reste. Avant car vous le considériez comme votre devoir.

Me tromperais je ?

Analyse terminée. Prêtre, mais lucide, et loin d'être stupide. Sur de lui, il poursuit, n'attendant pas vraiment de question à sa réponse, et de toute façon sont speech n'attendrait pas.

Il faut dire que la notion de devoir recoupe beaucoup de chose. C'est surtout ce que chacun y met personnellement. Certains en font un principe fondamental, une voie à suivre, en y mettant tout ce qu'ils estiment avoir à faire, devoir faire. Le devoir peut être tout autant une excuse pour fuir certaines choses moins réjouissantes, prétextant que leur ''devoir'' est ailleurs ou même qu'ils ne sont pas responsables car ils ne faisaient que leur ''devoir''.

Chacun de nous à un devoir. Un devoir devant Aristote. Lui seul trace la voie de chacun, lui choisit un parcoure en lui donnant vie. Notre devoir est de ne pas nous écarter trop de cette voie. Nous la suivons par instinct, nous nous en écartons par vice et péché. Les tentations du malin sont nombreuses et sournoises.

Il faut voir aussi que notre chemin influe en bien ou mal sur celui de ce que nous côtoyons. Il est donc ardu parfois, et même souvent, de dire ce qui et de notre fait et ce qui ne l'est pas. Du haut de notre importance, on est pas non plus le centre de tout, et au contraire, on est pas toujours complètement exclu des responsabilités d'un mauvais évènement.

Je ne peux malheureusement pas vous guider plus si je ne connais au moins la base de ce qui vous amène. Le pardon, surtout de soi même, passe toujours par l'ouverture, telle par exemple que la confession. Garder en soi ne mène à rien.
Aristote sait lui, il sait tout et vois tout. Mais il ne peux que vous envoyer sur le chemin du pardon, pas vous forcer à le prendre.

Vous me comprenez ?

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Bess Saincte Merveille

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MessageSujet: Re: [Lieu] L'église Saint Sauveur de Ryes   Jeu 16 Avr 2009 - 23:19

Bien sûr qu'elle comprend... par contre ça l'aide pas beaucoup la Bess, pas du tout même. Elle n'a pas le sentiment de s'être servit de son devoir pour fuir d'autres devoir... c'est juste que

Il est arrivé plein de choses depuis que j'ai choisit ma voie. Au début j'ai pensé que c'était une façon de me mettre à l'épreuve...

Tu parles d'une épreuve...un calvaire oui, un cauchemar éveillé parfois, entrecoupés de bons moments hein , mais rares faut l'avouer. Oui elle avait choisi le devoir au détriment de la famille... et pour ce qu'il en restait aujourd'hui ? Ou alors la question est toute autre... aurait elle fait de mauvais choix avant et qu'Aristote avait fait en sorte qu'elle revienne sur les bonnes personnes ?

Comment savoir si je me suis écartée de la voie ?

C'était ça la question ... la vrai question. Comment savoir ? Après tout qui pouvait dire si le bon choix c'était d'être la petite femme au foyer, s'occupant d'enfants et mari, dirigeant la p'tite maisonnée s'en s'occuper du Limousin, du Roy, de la guerre.

J'ai choisi les armes plutôt que le foyer bien calme...je n'ai plus qu'un fils aujourd'hui.

C'est dur de dire les choses hein ? on veut raconter mais on veut pas, garder ses petits secrets pour soi, ses peurs, ses mauvais côtés qu'on a réprimé. Elle écarte les images qui lui viennent en tête, on a beau vouloir pardonner et l'avoir dit, il est des choses qu'on ne peut oublier, elle a garder trop de rancœur et trop longtemps pour qu'un pardon puisse tout faire oublier. Mais elle a pardonné non ? l'a-t-elle vraiment fait ?
Oui... sincèrement oui, elle ne lui voue plus de haine, de l'indifférence peut être, pas tout à fait, disons qu'elle n'a plus des idées de meurtre qui lui viennent à l'esprit lorsqu'elle le croise ou qu'on prononce son nom. Et puis il n'y a pas que ça, elle a tout reporté sur Tarrelian mais Erwan ? paix à son âme mais tout d'même. Et la mort de Bastian dans tout ça ? bien sûr c'était pas son fils de sang mais tout d'même... elle l'aimait. Et Orléans ?
Ah ça Orléans ... un seul mot et tout revient... ou presque. Un seul mot qui renvois à la douleur, l'oubli, la perte...
Pourquoi est-elle là ? pour tout ça, il faut qu'elle raconte, mais par où commencer ? c'est si long et douloureux. Elle soupire.

J'ai haïs à tuer et j'ai tuer sans haïr. J'ai fait mon devoir au détriment des miens. Mais j'ai beau réfléchir à tout ce qu'il s'est passé, à refaire je reprendrais la même route, je referais les mêmes actions, parce que ça reste pour moi un devoir, que ce qui arrive n'a rien à voir avec des fautes à expier, mais parce que c'est le prix à payer.

Elle relève les yeux et fixe l'abbé :

Et c'est là que je me demande si je ne fais pas fausse route. Est-ce vraiment le prix à payer ? ou est-ce une façon pour Dieu de me dire que je me trompe totalement ?

Comment être sûre de ce qui est bien ou ne l'est pas ?

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MessageSujet: Re: [Lieu] L'église Saint Sauveur de Ryes   Dim 3 Mai 2009 - 16:07

Le père Eudes écouta la réponse de son interlocutrice, en profitant pour préparer et servir deux tisanes.
Il laissa un instant de silence, le temps d'ingurgiter une gorgée de boisson brulante et d'enregistrer les informations données dans les paroles de la jeune femme.
Eternel combat entre l'être et le devoir. La question revenait souvent aux abords d'ordre de chevalerie ou de caserne militaire. Le père en savait quelque chose, pour avoir pas mal baroudé près de tels endroits durant ses expériences de prêtre.
Les femmes surtout se posaient cette question. Bien plus rongée que les hommes par les évènements touchant à ceux qui leur étaient chers. La famille en premier lieu, tout particulièrement les enfants.
Bah, les marmots...un vaste poison qui ronge à petit feu pour l'homme d'Eglise. Lui aurait pu avoir des enfants s'il avait pris une autre voie que celle qui était la sienne. Il en aurait eu....à condition qu'il naissent adulte, ou aussi sages et obéissants qu'une marionnette actionnée par l'un de ses troubadours passant dans les villes en quête d'argent en échange de leur spectacles.

S'éclaircissant la gorge, il répondit:


Comment savoir ? La est la véritable question. Mais n'avez vous pas vous même déjà la réponse ?

Vous dites avoir fait vos choix, votre devoir, au détriment des vôtres. C'est avant tout cela qui vous pèse. La perte des être qui vous sont chers, et non de savoir si Dieu vous montre la voie par ces évènements désagréable ! N'est il pas ? Soyons franc voulez vous ? Seriez vous ici si votre famille se portaient bien ? Auriez vous un doute quand au choix que vous avez fait, sur une possible intervention divine suite a un mauvais chemin prit si tout cela n'était arrivé ? Considèreriez vous votre chemin comme tracé par Dieu s'il vous était aussi agréable et tranquille qu'une rivière qui coule en un chaud jour d'été ?

Si l'on y réfléchit, vos doutes naissent de vos malheurs, et ces doutes vous font vous demander si votre voie et la bonne, ou si Dieu vous interpelle d'un façon fort brutale. Croyez vous qu'il infligerait de telles punitions pour vous signifier votre erreur ?

Vous dites de plus que vous referiez vos choix identiques, et ce même en sachant que cela apporterait le même lot de malheur. Qui pourrait lutter contre une telle détermination ?
Dieu seul semble t'il, puisque vous êtes ici. Mais Dieu nous a fait à son image, et votre détermination est sienne. Si seul dieu pourrait vous écartez de cette voie que vous avez choisie, et pour laquelle même de grands malheurs n'ébranlent que si peu votre foi, ne croyez vous pas qu'il vous l'a lui même inspiré ?

Enfin, la partie la moins plaisante a coup sur...qui croyez vous être pour que dieu lui même rappelle à lui ses enfants, les privant de la vie terrestre dont il les a gratifiés, tout ca pour vous montrer votre voie ?
Serait elle si importante qu'elle nécessite tant de vie ? Votre vie vaut elle donc nombre d'autres vies de qualité inférieure ?
Je ne le crois pas. Vous faites d'après vos dire surement partie des membres de la forteresse de Ryes. Vous savez mettre votre vie dans la balance pour les vôtres, pour vos idéaux.

Alors non, pour toutes ces raisons, je ne pense pas que vous ayez fait un mauvais choix, et dans sa toute puissance, si tel avait été le cas, vous n'auriez pas de doute, pas d'incertitude. Dieu a mille façon de montrer sa voie, le jour ou il le voudras, vous le saurez.

Reprenant une gorgée de tisane après cette longue tirade, le prêtre laissa une fois de plus un temps pour que cette fois ses paroles soient assimilées. Il reprit alors que le regard de la jeune femme se posait à nouveau sur lui.

Bonheur et malheur font partie de toute vie. Ne se marie on pas de même pour le meilleur comme pour le pire ?
Sans doute auriez vous voulu être plus avec ceux que vous avez perdu, peut être estimez vous que des choix différents les auraient sauvés. Sans aucun doute, mais alors peut être vous seriez vous perdu à leur place, sur un chemin qui n'était pas le votre. De plus, rien n'aurait assurer de pouvoir les sauver. La vie est ainsi faites.

LA mort fait partie de nos vies, vous est moi plus que d'autres à coups sur. Pour cela, et parce que l'âme à toujours besoin de s'ouvrir aux autres, je vous conseille, lorsque vous vous sentirez prête, d'aller trouver un confesseur. Vider son âme de ses douleurs, de ses péchés, et les confiez à Dieu, cela n'est jamais se tromper de chemin, bien au contraire. Dieu sait déjà tout cela, mais c'est à vous de lui faire part de votre besoin de vous en soulager. Ne surcharger pas votre âme d'un poids inutile. Avez vous quelque chose a y perdre ? Réfléchissez y, vous avez tout votre temps.

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MessageSujet: Re: [Lieu] L'église Saint Sauveur de Ryes   Lun 11 Mai 2009 - 19:27

Remise à sa place ? peut être. Soulagement ? surement oui. Elle l'avait écouté avec la plus grande attention, ignorant même la tisane fumante qui réchauffait ses mains. Toute son attention était fixée sur ce qu'il disait.

Rassurée oui au combien, elle avait même rougit alors qu'il lui rappelait qu'elle n'était qu'une parmi tant d'autre, et que Dieu avait sans doute autre chose à faire que de s'occuper de sa "route". Chacun avait la sienne aprés tout, elle paierait le moment venu s'il le fallait.

Il la fixait. Le silence faisait place maintenant. Pas vraiment d'un tempéramment timide, elle ne baissa pas les yeux, mais ne le regardait pas vraiment, occupée à réfléchir sur les derniers mots. Silence qui s'éternisait sans toutefois être oppréssif. Elle était bien là, elle n'avait pas vraiment trouvé réponse, parce que réponse il n'y avait pas, mais elle avait trouvé une oreille attentive, et lui avait trouvé les mots justes. Elle serait presque honteuse d'avoir douté... mais n'est ce pas le lot de chacun ?

Confession...peut être ferait-elle le pas un jour, mais pas aujourd'hui, ce n'est point pour ça qu'elle était venue. Elle sourit, un vrai sourire, pas radieux comme celui qu'elle pourrait offrir à Shiska, mais le sourire franc d'une âme apaisée
.

Il n'est pas encore l'heure de la confession... peut être reviendrais-je vous voir mais pas aujourd'hui.

La tasse n'était plus si chaude maintenant, elle porte le breuvage à ses lèvres pour gouter, réprimant une grimace, ça ne vaut pas la prune, mais c'est ce qu'elle a demandé en entrant ici.

Vous avez raison... Dieu à autre chose à faire que de s'occuper de mes petites affaires... j'ai été bien présomptueuse. C'est juste que c'est parfois... dur... à accepter.

Elle repoussa de ses deux mains le gobelet contenant le breuvage maintenant tiède, avant de relever les yeux sur son interlocuteur.

Vous avez fait plus pour moi que n'importe qui jusqu'ici...

Elle avait eut raison, quelqu'un qui n'a pas de parti prit, quelqu'un d'extérieur, qui ne la connaissait pas et qui donc n'avait pas d'apriori. Elle voulait de l'objectivité, pas de la compassion ou de l'amitié ou du ressentiment à son encontre. Juste quelqu'un qui pourrait comprendre et s'il n'avait pas les réponses, lui expliquer. Il était la personne ad hoc.


Merci...

Que dire de plus ? ça n'était qu'un mot mais il était sincère, et elle le fixait pour lui faire comprendre que c'était peut être plus qu'un Merci, un soulagement qu'il ait trouvé les mots justes... peut être pas ceux qu'elle attendait mais ceux qui sonnaient vrai à son oreille.

Merci beaucoup.....

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