Ordre Royal des Chevaliers de la Licorne


 
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 Evaluation d'un filleul

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Zalina

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MessageSujet: Evaluation d'un filleul   Dim 26 Juil 2009 - 21:57

Après quelques verres en taverne, quoi de mieux qu'un bon petit duel ? Enfin, après quatre verres de calva, à moins que ce ne soit cinq verres, le duel serait amical et avec des épées émoussées prises dans la salle d'armes de l'Ordre.
La Peste avait choisi, comme à son habitude, sa lame de prédilection : une épée courte. Certes moins avantageuse en longueur, surtout vu la taille des bras de la jeune femme, mais plus maniable et légère. Ce qui avait toujours eu les faveurs de Zalina.

Arrivée sur la place du village, la Chevalier déposa son mantel et son épée non émoussée sur un petit muret. Il ne lui restait ainsi que la lame émoussée et ses deux dagues dont elle ne se servirait pas mais qui ne la gênerait pas lors du combat. Autant donc les garder sur elle, on ne sait jamais.
Une fois prête, elle se tourna vers son filleul et le fixa de son regard taquin retrouvé au troisième verre de calva.


Alors jeune homme, tu es prêt à me montrer ce que tu vaux ?
Un duel en huit touches, selon les règles habituelles, cela te convient ?

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Bérénice de Jeneffe

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MessageSujet: Re: Evaluation d'un filleul   Sam 29 Aoû 2009 - 18:29

Quand rêves d'enfant ne rime pas du tout avec obligations "précepteuriales"

Dix ans. Dix. Plus que pas beaucoup - elle savait pas le nombre exact mais elle savait que c'était pas beaucoup même si ça serait encore beaucoup trop de son point de vue - et elle serait enfin débarrassée de lui. Il avait beau dire tout ce qu'il voulait, lui rabâcher toutes les cinq minutes, qu'il serait enfin tranquille lorsqu'elle se ferait passer la bague au doigt par le mari que ses parents lui avait choisi, mais c'est elle qui aurait enfin la paix mais qu'il était hors de question de se marier. A entendre la Scarole la marmitone aux oreilles en chou-fleur, ça donnait pas vraiment envie...
" - C'est quoi un mari?
- Oh la mon p'tit, c'est un nid à problèmes. Faut pas t'embêter avec ça, t'es bien trop jeune! Un mari ça sert strictement à rien à part peut-être t'envoyer au septième ciel, du moins quand il y arrive et qu'il est pas trop plein comme une vache pleine et qu'il s'endort pas sur l'morceau d'viande. Et ça arrive pas souvent, même te faire décrocher les rideaux, faut pas trop lui en demander.
- Scarole, faut pas dire ça à la gosse.
- Bah elle pose la question, elle a ben l'droit de savoir non?
- T'as vu comment tu lui parles? Tous les hommes y sont pas comme ton Goeth' . Puis elle est trop jeune.
- J'ai dix ans
- Bien ce que j'dis, t'es trop jeune.
- Elle est pas si jeune. De toute façon, dans quatre ans elle ira rouler dans l'foin, autant qu'elle se prépare. Ma chérie prend des amants et surtout pas d'mari. L'avantage de l'amant c'est que s'il assure pas au plumard, tu peux le laisser tomber. Pas le mari.
- Scarole... Tu veux pas fermer ta grande bouche?
- Ose dire que j'raconte des balivernes. T'avais pas plus qu'elle quand l'Grand y t'as fait visiter les écuries.
- Pas pareil.
- J'vois pas en quoi.
- hum...
- Bah j'te rappelle que le vieux Fain nous a bien dit que les garçons doivent pas l'approcher. Et tu sais bien pourquoi.
- Et j'comprends pas pourquoi.
- Parce que ses parents l"ont déjà vend... promise pour un mariage.
- Et alors? Tu crois qu'les p'tites nobles sont toutes vierges pour leur nuit de noces? Autant qu'elle apprenne avant, qu'elle ai pas peur. Puis elle s'ra pas déçue comme ça.
- Scarole...
- C'est quoi être vierge...?
- ...
- ...
- Et Fain il est vierge aussi parce qu'il approche pas un mari? Et j'le suis moi aussi?
- Demande lui et tu lui diras que Scarole t'envoie.
- Non mais ça va pas non?
- T'avais qu'à te taire
- Bon, le plus simple ma chérie, tu évites les maris. En plus ça passe leurs journées en taverne à peloter de la ribaude et à jouer aux dés.
- Oui et retourne à tes leçons. Je n'ai pas envie d'avoir Fain aux fesses.
- ...
Et après ça on veut la marier hein?

Sauf qu'elle veut pas. Déjà parce que ça donne pas du tout envie et ensuite parce que notre jeune féline au caractère déjà bien trempé a bien d'autres projets en tête : devenir ch'valier comme papounet - mais ne voyez pas là l'image habituelle du père qui porte son habit de sauveur du monde, pas du tout. Tout simplement parce qu'un chevalier c'est quelqu'un de indépendant, qui fait ce qu'il veut et tout et tout. Et qui a besoin de PERSONNE. Pas de parents qui sont de toute façon pas là, pas de frère qui vous laisse tomber pour une rousse, pas de précepteur qui vous dit tujours la même chose et pas de mari. Le bon plan.
Sauf pour devinez qui?

Bah oui, pour le vieux. Mais s'il y a bien un truc que la jeune de Jeneffe n'a pas compris, c'est comment il a réussi à savoir pour la lettre. C'est pas faute de pas avoir songé de lui demander, mais vu sa tete, elle a préféré se taire. Non, il a pas vraiment l'air jouasse, mais faudra vraiment qu'elle arrive à savoir comment il a fait. Peut-être qu'elle aura sa réponse quand il aura fini de la trainé comme un vulgaire sac de navets à travers tout Ryes, en marmottant dans sa barbe bien taillé.


- On va voir Adrian....?
- Vous devriez savoir que votre frère, tout comme vos chers parents, ne vous potera un quelconque intérêt que lorsque vous serez en âge d'entrer dans la sphère mondaine. Alors n'espérez revoir ni l'un, ni les autres avant un bon moment.
- ...
Adrian est pas comme ça il a promis....

- Votre frère... Votre demi-frère plutot... les promesses de votre demi-frère ne valent rien, c'est seulement des mots prononcés par un ainé un peu trop attentionné pour rassuré sa cadette. Du vent en somme. Et taisez vous et avancez. Je compte bien trouver cette... puah... Zalina qui vous sert de marraine.
Non mais quelle mouche a piqué vos parents? Une femme chevalier non mais on aura jamais vu ça!

- Mais j'veux être chev...
- Oh la, certainement pas. Et vous me remercierez que j'ai intercepté votre lettre et qu'elle n'est pas atterri dans les mains du Grand Maistre de l'Ordre, qui se serait très certainement gaussé de votre demande. La fille d'un personnage illustre comme votre père n'a pas à devenir la sujette de railleries déshonorantes! Vous finirez la digne épouse bien élevée d'un Comte à ce que j'ai compris et vous lui donnerez des héritiers. Voilà ce que vous deviendrez! Et taisez vous!
Comment faire taire une demoiselle de Lorgie? Demandez à son précepteur. Purée ça fait mal hein?

- Bien, il semblerait que nous soyons arrivés... Le ton employé était des plus enchantés et il ne se retint pas pour toisé et la damoiselle et son compagnon
- Excusez moi, je cherche...Zalina de Montmorency, damoiselle de Haisne et de Colombiers. On m'a dit qu'elle serait probablement ici. savez ou ou je peux la trouver peut être?

Tout ça pour ça, j'vous jure. Et il a dit quoi? Za quoi...? Zalina... Ah mais, si . non? Sisi, on dirait bien. Celle qui lui a piqué son frère! Entre le vieux dragon et la brune, bonjour la poisse...Et en plus y a du public. Génial.

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MessageSujet: Re: Evaluation d'un filleul   Dim 13 Sep 2009 - 22:53

Pas de réponse du filleul, peut être noyée par l’alcool. Mais l’interruption d’un homme traînant une gamine. Gamine qui ne semble pas tout à fait inconnue à notre Peste.
Elle dévisage l’homme et pose la pointe de l’épée au sol. Il n’a pas vu qu’il y avait un duel en préparation celui-ci ? Qu’est ce qu’il veut ?


- Excusez moi, je cherche...Zalina de Montmorency, damoiselle de Haisne et de Colombiers. On m'a dit qu'elle serait probablement ici. savez ou ou je peux la trouver peut être?

Visiblement, elle. Il n’y avait donc pas moyen de passer quelques minutes avec son filleul sans être dérangée par le boulot ? Elle le dévisagea une nouvelle fois des pieds à la tête.
Non, connaît pas celui-ci. Par contre la gamine… mais où est ce qu’elle l’a déjà croisé, çà… Coup d’œil un peu plus bas pour essayer de se rappeler. Ses billes là, elle les a déjà vu, pourtant c’est sure. Mais toujours aucun souvenir d’avoir croisé cette jeune fille. Elle ne croise que des dossiers ces derniers temps.
La Peste s’appuya sur le pommeau de sa lame et se tourna encore vers l’homme qui les avait interpellé.


Il se pourrait que vous l’ayez déjà trouvé. Pourquoi la cherchez vous donc, cette Damoiselle de Haisnes et Colombiers ? Je n’ai pas souvenir de vous avoir déjà rencontré.

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MessageSujet: Re: Evaluation d'un filleul   Dim 27 Sep 2009 - 14:58

"Tenez vous droite. Relevez le menton et regardez droit devant vous". Machinalement, devant tout ce beau monde qui se trouvait devant elle, c'est ce que la petite Flamande fit. Elle aurait été jusqu'à mettre sa poitrine en avant sauf qu'elle en avait.... pas. Pas encore du moins. Rien ne daignait encore pointer à l'horizon. C'était peut-être pas plus mal d'ailleurs, car savoir que ça plaisait aux hommes - aux maris surtout- ça donnait pas envie d'en avoir, et encore moins d'en avoir autant que la grosse marmitonne. Toisant tour à tour la brune, le jeune homme et son précepteur, elle posa sur son visage trop jeune pour le porter, un masque de froideur et d'arrogance. Elle faisait comme on lui avait appris. Il lui fallait mettre un fossé entre elle et les autres, surtout lorsqu'ils n'appartenaient pas au même monde que le sien. Même lorsqu'ils y appartenaient d'ailleurs.

Mais à l'intérieur, elle se serait bien passé de se trouver là. Elle sentait la tempête qui approchait à plein nez et ça ne lui disait vraiment pas d'y assister. Le vieux Fain allait décidément tout foutre en l'air et elle ne serait jamais chevalier. Mais qu'à cela ne tienne, elle y arriverait un jour, c'était décidé. Elle emprunterait des chemins détournés s'il le fallait, mais elle serait chevalier. Et elle aurait pas de mari. Et elle serait toujours avec sa copine Lili. Ca serait donc la belle vie pour elle. Croisant ses mains derrière son dos, elle ne dit mot. Mais si elle restait silencieuse, c'était parce qu'elle le voulait et pas parce que le vieux Dragon l'avait invitée à la boucler.
Un regard discret en biais lui fit constater que le vieux Fain pinçait nerveusement ses lèvres.


- Et bien. Il était temps que je vous trouve, chère Damoiselle. Le vieux savait pertinemment que la jolie brune était chevalier, mais il aurait préféré bruler vif que d'admettre qu'une femme était chevalier. A chacun sa place et celle d'une femme était à s'occuper d'un foyer. Pas à guerroyer. Je me présente, Godefroy Padan Fain, au service de leurs Grandeurs, le Chevalier, et il accentua sur le titre de chevalier volontairement, Guillaume de Jeneffe et son épouse Daresha de Riddermark, Comtes de Scye, Vicomtes de Marchiennes, Baron de St Laurent en Grandvaux et de Calmont de Plancatge, et Seigneurs de Wavrin.

Ils ont eu recours à mes services précieux afin de parfaire à l'éducation de leur héritière ici présente, la jeune demoiselle Bérénice Elisae Albane de Jeneffe, dont vous êtes la marraine.

Je suis venu vous trouver à son sujet et à cause de ceci.
Il secoua sous le nez de la peste hasneuse, un morceau de vélin froissé. Il poussa ensuite en avant la petite Flamande devant lui et garda une main osseuse fermée sur son épaule pour lui éviter de s'échapper, au cas ou l'idée lui en viendrait à l'esprit.
Les parents de cette jeune fille ont décidé qu'elle deviendrait l'épouse d'un Comte. Ma mission est donc d'en faire une épouse éduquée et digne de ce nom pour qu'elle serve celui qu'elle épousera comme elle est censée le faire. Ainsi, tant qu'elle sera sous ma garde qui ne prendra fin que le jour dudit mariage, je ne tolèrerais aucun écart de conduite. J'ai une réputation à tenir et ce n'est pas une petite peste noble dont les parents sont soit fous, soit disparus, qui aura raison de moi.

De ce fait, je viens vous demander, ou plutôt exiger de votre part, que vous remplissiez votre rôle de marraine. Vous devez donner l'exemple à la jeune Bérénice, même si vous êtes comme ses parents, un exemple à ne pas suivre.
Ainsi, vous allez lui expliquer qu'elle ne sera jamais chevalier. Que votre ordre n'acceptera jamais de candidature de sa part et qu'elle doit se contenter de sa condition.

J'ai trouvé cette lettre dans laquelle elle prétend vouloir intégrer votre ordre. Heureusement que je l'ai interceptée, sinon votre haut commandement ou je ne sais quoi, se serait très certainement gausser d'elle, ce qui aurait été une honte pour sa famille. Alors dites lui qu'il vaut lmieux qu'elle renonce, sinon je m'en chargerais encore plus durement pour que la leçon lui rentre dans le crane.


Est-ce une lueur d'effroi qui passe dans le regard de la jeune lionne? Il y a des rêves auxquels on s'accroche, des espoirs auxquels on veut croire et qui ne cessent de se renforcer quand les autres veulent vous les briser. Chevalier. Elle l'avait décidé, elle le serait. Mais c'est un regard à la fois perdu et plein de défi qu'elle adressa à la brune, dans l'attente de sa réponse.

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MessageSujet: Re: Evaluation d'un filleul   Dim 27 Sep 2009 - 21:17

Encore ce *** de Damoiselle !!! Il y en a qui ne tiennent pas beaucoup à la vie tout de même. Déjà qu’aux Ecuries cela revenait à se voir, au mieux expédier une plume coupant quelques touffes de cheveux, au pire une rouste dont on se souvenait. Alors à Ryes, l’insulter ainsi. Il ne manquait pas d’air.
La Peste ayant apprit… en fait non, mais il fallait montrer l’exemple à son filleul. Donc rester maitre de ses nerfs, malgré la moutarde qui lui montait déjà plus que sérieusement au nez. Elle laissa donc cet… individus expliquer les raisons de sa venue.

Un employé de Guillaume et de Daresha. Ok, alors on se détend un peu.
« Mes services précieux ». Encore un qui aurait besoin d’un bain dans l’abreuvoir des écuries pour régler un souci de chevilles enflées. Mais on reste calme et on fixe la jeune fille. C’est donc Bérénice. Fichtre que le temps avait passé vite et la donzelle poussée depuis leur dernière rencontre à la taverne de Ryes.
Il fallut aussi retenir un grognement devant l’agitation de l’énergumène qui agitait un parchemin sous son nez si vite qu’elle ne put en distinguer le moindre mot. S’il voulait qu’elle sache de quoi il s’agit, il faudrait peut être lui laisser le lire, non ? Commençait à lui plaire celui là… L’idée que Guillaume est décidé de faire de sa fille une épouse modèle et stupide, juste bonne à enfanter, lui plut aussi. Un sourire en coin vient naitre au coin des lèvres de la jeune femme. Si c’était vrai, finalement, heureusement qu’elle n’était que sa filleule au Maistre Guillaume.
Sourire qui se transforma en un quart de seconde en regard noir lorsqu’il se permit de traiter Daresha de folle. A moins que ce soit Daresha qui est disparue et Guillaume le fou ? Ce qui serait bien pire encore.
Et le pincé là, il venait exiger en plus ? Que la Peste ne soit pas un exemple à suivre, çà elle le répétait assez. Mais que cet abruti se permette de juger de la même façon Daresha ET Guillaume !! Là c’en était de trop.

La pointe de l’épée émoussée quitta le sol dans un moulinet avant de se poser sur l’épaule de Zalina, bien en vu du rigolo qui se croyait tout permis en terres de Licorne.
Elle fixa son interlocuteur une seconde sans dire un mot, tentant de se détendre un peu. Si elle répondait de suite, c’est la dague qui allait partir et il était important de montrer l’exemple à Guilhem, quoi qu’en pense l’éducateur et ses bons principes qui n’avaient leur place qu’au fond des douves. Son regard le quitta enfin pour croiser celui de la jeune lionne.
Elle avait sacrément grandit, c’était incontestable… et pourtant ce même regard espiègle qu’elle lui avait vu il y a des années, mêlé de courage et de détresse.

Une dernière inspiration, elle se redressa et les émeraudes de Zalina se rivèrent sur Geodefroy. Un nouveau sourire vient se fixer sur son visage fermé.


Pour un éducateur ayant des services précieux, il me semble que vous devriez revoir vos bonnes manières. On fait une révérence devant les Dames ! Ensuite, on se renseigne un peu avant de parler. Cela évite de paraître ignare. Le « je ne sais quoi » s’appelle un Haut Conseil. Haut Conseil qui est d’ailleurs le seul à pouvoir décider si une candidature doit être acceptée ou refusée.

Et au lieu de m’agiter ce parchemin en piteux état, vous feriez mieux de me le présenter, puisqu’il s’emble être « l’objet du délit » pour lequel vous exigez tant de choses.


Les affaires principales étant réglées tout en courtoisie, il restait un détail à éclaircir. Et là, filleuls ou pas, c’est la Tigresse qui sortait régler ses comptes. Heureusement, la lame entre ses mains était émoussée, les autres encore soigneusement rangées.
Un nouveau mouliné du poigné, et la dite épée posa sa lame sur le cou de percepteur. Zalina s’approcha tout contre lui, laissant l’acier glisser un peu sur la chair du pauvre homme. Elle posa ses lèvres contre son oreille et y murmura quelques mots, d’une voie posée avant de reprendre sa position initiale, le sourire courtois à nouveau figé sur son visage.


Vous êtes ni mon époux, ni mon père, ni mon Maistre. Vous n’avez rien à exiger de ma part. Et si jamais vous insultez une nouvelle fois mon Maistre, son épouse ou un membre de sa famille, vous n’aurez plus jamais l’occasion d’exiger de qui que ce soit. Ai je été assez claire ?

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MessageSujet: Re: Evaluation d'un filleul   Sam 10 Oct 2009 - 19:24

Impassible, la gamine assistait à la scène, non sans avoir esquissé machinalement un pas de coté. Ses yeux pers s'égarèrent un instant qui pu paraitre long sur le jeune homme qui se trouvait avec la Brune. Mais la curiosité restant une particularité particulièrement enfantine, son regard revint se poser sur son précepteur (oui oui marraine, précepteur et pas percepteur même s’il aurait exceller en ce domaine) qui avait, en plus, refermé un peu plus sa main osseuse sur son épaule. Ce qui lui arracha une grimace enchanteresse. Vieux pénible contre jeune pas commode. Le duel promettait d’être sympathique, mais elle n’était guère enjouée de se trouver si prêt. Si elle avait été capable d’entendre ce que la Brune avait murmuré, bon elle aurait fait un effort, mais même pas ! En tout cas le vieux n’avait pas l’air bien jouasse et ça lui faisait grave les pieds. Lui qui avait toujours le dernier mot, qui râlait avec tout le monde – surtout elle -, qui n’aimait surtout pas qu’une femme ai un mot de plus que lui – elle l’avait remarqué-, il ne faisait pas le fier. Dis marraine, tu peux pas lui couper le coup pour que je sois enfin tranquille ? Nan parce que ses idées de mariage…

Le vieux rat recula d’un pas et la jeune héritière en profita, tout en se déboitant douloureusement l’épaule, pour échapper à son étreinte. Non, il faisait vraiment pas le fier. Mais alors pas du tout. Fain toussa pour se dégager la gorge, surtout pour reprendre son air visiblement : comparé à un boeuf, il soufflait encore plus fort, même si elle avait jamais vu de bœuf de prêt. Mais l’expression était là qui avait passé dans ses esgourdes un jour quelconque. Donc il soufflait comme un bœuf, signe qu’il était pas fier. Et la gamine esquissa au final un grand sourire, tout en se redressant hautainement de sa petite hauteur. A coup sur elle aurait droit à des coups de badines, mais elle commençait à en avoir l’habitude. Une ch’valier ça souffre en silence.



Hum.. Et bien chere demoiselle, j'ai du m'emporter... un peu vite. Je vous prie de bien vouloir accepter toutes mes sincères excuses. Mais élever cette petite peste met les nerfs à rude épreuve.

S'il neigeait pas en été, ça tiendrait du miracle. Lui? S'excuser? Il allait pleuvoir des grenouilles sous peu! Marraine remontait dans l'estime de sa filleule. Enfin pas de beaucoup. Mais disons que la gamine se sentit tout à coup admirative envers cette jeune femme qui lui avait pris son frère. Certes, ils n'avaient fait que parler, mais voler était un terme qui s'appliquait à la situation. Enfin, au vu de la situation actuelle, elle pouvait faire un effort. Moucher Godefroy, c'était quand même pas rien. Et si... Et si elle en profitait pour ramener sa fraise? Pensez vous, elle ne se gêna pas. Même si ses rouges étaient devenues un peu rouges.

J'ai écrit une lettre au Grand Maistre de l'Ordre il y a quelques jours... Mon papa était chevalier. Il est un détail intéressant à noter, c'est que la jeune lionne parlait toujours de ses parents au passé, comme s'ils étaient morts. Erreur grammaticale? Utilisation volontaire du passé? Ou est-ce parce qu'on lui avait entré dans le crane que ses parents pouvaient être considérés comme morts, l'un étant devenu fou, l'autre disparu. Mystère... Je veux devenir comme lui. Alors j'ai écrit cette lettre. Mais lui... doigt inquisiteur qui se pointe sur FainIl ne veut pas... Et il veut que je me marie, mais j'en ai pas envie!

- Qui vous a donné l'autorisation de parler? Le vieux leva une main tremblante à son attention, qui vint claquer contre sa joue. N'était il pas plus simple de s'en prendre à une enfant qu'à un chevalier de la licorne, même armé d'une lame émoussée? Et la, c'est la fierté de notre petite lionne qui en pris un sacré coup. Se faire gifler en public ça n'était pas son truc. Mais elle avait du caractère et même si les larmes de colère vinrent lui piquer les yeux, elle les retint au fond d'elle même, nourrissant ainsi la rancoeur qui lui prenait au ventre.
Vous ne serez jamais chevalier ne rêver pas! Vous serez une poulinière docile comme chaque fille de noblesse se doit de l'être!

- J'ai pas envie. Je veux être chevalier.

Bon alors vous, s'adressa t il a Zalina d'un air méfiant, vous voulez bien lui expliquer que c'est impossible?

Je veux être chevalier.

- Taisez vous, vous!

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Zalina

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MessageSujet: Re: Evaluation d'un filleul   Sam 10 Oct 2009 - 22:57

Regard sur la gamine qui se dégage de son surveillant. Zalina la surveille du coin de l’œil en écoutant l’autre emplumé qui remet çà avec son Demoiselle. Nom d’une biquette en bois, il va finir par s’en prendre une !!!
Respire Zaza… on reste calme… et on repose la lame sur l’épaule, toujours bien en vue du coincé, histoire qu’il n’oublie pas ces quelques mots.
Elle incline la tête pour accepter les excuses, peu convaincue par la sincérité des mots prononcées et attend que la missive lui soit tendue. Mais il n’en est rien.

Ainsi donc la jeune fille voulait devenir Chevalier comme son père. Ce qui ne semblait absolument pas du gout de précepteur (j’ai bon là ?) un peu trop traditionnaliste pour la Peste. Elle tendit la main pour demander de nouveau la fameuse missive, mais celle du vieillard fut plus rapide et vient s’abattre sur la joue de Bérénice. Ce geste déclencha un grognement de la Tigresse qui serra un peu plus la garde de son épée. Elle avait dit pas d’insulte à la famille de Guillaume. Elle n’avait rien précisé sur les attaques physiques… mais elle aurait dut.
Regard noir qui dévisagea le frappeur de gamine. Rien à faire, il ne lui plait de moins en moins. Les termes qu’il utilisait pour s’adresser à l’enfant ne lui plaisaient pas du tout. Mais il y a du progrès vis-à-vis d’elle, il demande désormais, n’exige plus.
Zalina prit le partie de l’ignorer et se pencha au niveau de Bérénice. Vu que l’autre de toute façon ne voulait écouter que ce qu’il souhaitait et qu’elle n’était pas d’accord pour lui dire ce qu’il souhaitait entendre juste pour lui faire plaisir, autant ne pas lui prêter attention.


Dites-moi, jeune fille. Avez-vous bien conscience ce qu’implique être un Chevalier ?
Votre père est effectivement un très Grand Chevalier, de ceux qui j’admire le plus. Mais ce n’est pas parce qu’il est Chevalier que vous devez faire de même.
Sans être une poulinière docile
regard en biais à Fain avec un grognement sourd vous pouvez être une bonne épouse, une bonne mère et être heureuse. Peu de Chevaliers, voir aucun Chevalier, a une vie tranquille et heureuse. Ce n’est que guerres, combats et morts qui vous attendent sur cette voie ci.
Êtes-vous certaine de vouloir vous y engager ? Y sacrifier vos jolies robes, vos domestiques, votre lit confortable, tout votre temps, vos amis… et votre vie ?

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MessageSujet: Re: Evaluation d'un filleul   Dim 8 Nov 2009 - 16:53

Les verres ne lui avaient fait aucun mal sur le moment… Mais le soleil quand a lui commençait à lui taper sur la caboche, laissant remonter le nectar ambré au plus haut de sa cervelle… Il n’arrivait plus à entendre ce que lui disait sa marraine… Il arrivait même à peine à distinguer ses lèvres bouger…. Des bruits de pas… Plutôt sourds… Il saisit sa gourde, pendant à ses cotés, pour avaler une gorger de son eau fraîche… Meilleur moyen de dissiper le malaise actuel… Il regarde aux alentours… Cherche un endroit ou se poser quelques instants… Le temps pour lui de reprendre ses esprits… Et la pierre non loin d’eux fera amplement l’affaire…

Il relève la tête… Aperçoit la silhouette d’un enfant… Le temps que ses yeux se réadapte peu à peu, il finit par en distinguer son visage… Une enfant… Ces traits lui disaient vaguement quelque chose… Mais aucun moyen de savoir pourquoi… Sa tête avait finit par cesser de tourner… La nausée était passée… Mais il restait là… Sans bouger…A observer… Et à écouter…


... Bérénice Elisae Albane de Jeneffe…

Il relève subitement la tête à l’entente de ce nom… Regard vers l’homme qui viens de le prononcer, qui soit dit en passant n’avait même pas aperçut… ce dernier désigne la jeune fille à ses cotés… Bérénice… C’était donc elle…Voilà pourquoi il lui trouvait des airs familier… Sa fiancée… Pas plus haut que trois pommes…

Les parents de cette jeune fille ont décidé qu'elle deviendrait l'épouse d'un Comte.

Guilhem laisse éclater un rire… Un rire bien malencontreux… Mariée de force… Quel doux rêve… Et dire qu’il avait haït sa mère pour cela… Que devait penser cette jeune enfant de ses parents…. Surtout qu’elle ne savais pas qui il était, ni ce à quoi il ressemblait… Bien au contraire de lui…

Il se ressaisit… Continu à observer… Tout en silence…Sans bouger… Il les écoute tous…Notamment l’homme dont le nom semble être Fain… Tenter de se montrer plus important que sa marraine… Quelle erreur… Quelle erreur faisait-il… Avait-il la moindre idée de qui il avait à faire… Savait-il ce qu’il risquait… A le voir agir, la réponse était négative…

L’écuyer se lève… Se rapproche du petit groupe… Et viens se placer derrière Zalina… Observant d’un air inquisiteur l’homme… Et d’un autre œil un peu moins dur, la demoiselle…


Êtes-vous certaine de vouloir vous y engager ? Y sacrifier vos jolies robes, vos domestiques, votre lit confortable, tout votre temps, vos amis… et votre vie ?

Il n’avait pas dit un seul mot depuis le début, mais il ne pouvait se retenir après une telle phrase...

Et voir mourir des personnes à qui vous tenez, transpercé d’une lame…Sous vos yeux…

Sourire ironique qui naît aux coins de ses lèvres… Regard amusé vers la jeune fille… Mais qui change pour devenir noir lors qu’il croise le regard de Fain…

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MessageSujet: Re: Evaluation d'un filleul   Mer 11 Nov 2009 - 13:32

Le précepteur rongeait son frein silencieusement. En d'autres circonstance il aurait rouvert sa grande bouche, mais la demoiselle qui ne voulait pas être une demoiselle, n'avait pas l'air bien commode. Qu'importe, il lui ferait passer l'envie de devenir chevalier à cette gamine prétentieuse et têtue. Elle serait comme il avait décidé qu'elle serait, comme se devait de l'être une épouse. Croisant nerveusement ses mains dans son dos, il promena son regard sur Zalina et sur le jeune homme qui se trouvait avec elle, puis se concentra sur sa jeune protégée. Il prendrait acte de chacun de ses mots et les lui ferait ravaler dès qu'ils se retrouveraient seuls.

La jeune lionne retenait quant à elle son ressentiment. Il y avait déjà dans son jeune esprit divers plans en cours d'élaboration pour échapper à l'emprise de Fain. Elle en avait déjà essayé plusieurs, mais jamais aucun n'avait réussi. Mais elle y arriverait, il faudrait bien. Elle observa d'un regard dur la brune qui s'était mise à sa hauteur. Etrange, jamais personne ne s'était penchée vers elle pour lui parler. A l'exception des servantes de la maisonnée qui se plaisaient, lorsque Fain n'était pas dans le coin, à la choyer, mais une servante n'était pas une personne à part entière. Elle faisait son travail et il n'y avait aucune gloire à en retirer. Elle était payée pour, un point c'est tout.
Les prunelles pers se figèrent dans les mers d'émeraude. Même s'il était très difficile pour une gosse de dix ans de tenir le regard d'une adulte, Bérénice y mit tout son coeur. Mais à son jeune âge, il était bien difficile de cacher ses émotions et sentiments, et la Brune put aisément y lire une tristesse et une dureté d'âme qui n'auraient jamais du être celles d'une gamine de bonne famille.

Et que représentaient les mots que le Chevalier lui adressait? Qu'est-ce qu'on sait de la vie à cet âge si fragile? Pas grand chose, même rien, même si le destin joueur avait déjà fait ses griffes sur le coeur de la jeune lionne. Qu'est-ce que les combats, la mort, les sacrifices? Elle aurait bien le temps d'apprendre, mais sur le coup, quelle réponse donnée? Alors qu'elle ouvrit la bouche pour répondre, une voix masculine qu'elle n'avait encore jamais entendue, s'éleva et se mêla à la conversation. Lentement, elle posa son regard sur l'inconnu et le dévisagea en refermant la bouche.
Prise entre le désir de l'envoyer balader - il était un spectateur indésirable qui se mêlait à ce qui ne le regardait pas - et le désir inconscient de l'observer, elle resta muette comme une carpe. Le comportement des petites filles à l'égard d'un garçon est psychologiquement intéressant. Inconsciemment, elle tente de reproduire les faits et gestes d'une femme, inspirés le plus souvent par le modèle maternel. Mais en l'absence de modèle référent, qu'est-ce qui peut justifier ce comportement si maladroit? Les restes enfouis de comportement passés qui lui ont été transmis par les femmes de sa famille. Ainsi, semblait-il que la jeune lionne se redressa du mieux qu'elle put, relevant menton et poitrine encore bien plate pour son âge, ses joues rougissantes malgré elle. Mais elle ne savait pas qu'elle se perdait dans une contemplation naïve de celui auquel elle était destinée malgré elle.


Non. Elle sursauta lorsqu'elle comprit que c'est elle qui avait parlé et se retourna vers la Brune. La Brune et l'inconnu étaient de beaucoup préférables au vieux Fain qu'elle entendait déjà grincer des dents. J'ai pas peur de sacrifier ma vie. J'aime pas les robes et je veux pas de mari. J'ai pas demandé à en avoir un, et j'en veux pas. Et puis j'ai pas peur de voir mourir les gens que j'aime. de toute façon mon papa et ma maman sont morts. Et Adrian, je sais pas où il est. Mais il m'a laissée alors j'ai pas peur non plus. Et je n'ai pas d'amis à perdre, parce qu'on me laisse pas voir d'autres enfants. Excepté Lili, mais Lili elle est protégée par sa marraine elle.
Alors je veux être chevalier.
Le ton était froid mais décidé. Elle avait décidé de toute façon, et elle survivrait bien aux punitions qui pendaient déjà au dessus de sa tête.

- Non! C'est hors de question qu'elle devienne chevalier! Alors vous! s'écrira Fain envers Zalina je vais m'arranger pour que vous regrettiez d'avoir parlé à cette peste et de l'avoir encouragée dans cette voie qui est réservée aux hommes!
Et quant à vous, jeune homme, on ne parle pas quand on y est pas autorisé et on se présente avant de l'ouvrir!

Quitte à ce que je brise cette gosse moi-même, elle ne deviendra pas chevalier! C'est hors de question!

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MessageSujet: Re: Evaluation d'un filleul   Mer 11 Nov 2009 - 20:50

Zalina, restée à hauteur de la jeune Lionne, se retourna en entendant Guilhem prendre la parole. Et voir mourir les personnes que l’on aime… Oui, c’était là une autre spécialité des Chevaliers. Il est vrai que les autres sacrifices ne suffisaient pas encore à mériter le service aux Royaume. Il fallait tout perdre. Guilhem avait déjà commencé à payer le lourd tribut de cet apprentissage qui mène au titre de Chevalier. Lui aussi, serait il assez fort pour en supporter la totalité ?

Seul l’avenir le dira et pour l’heure, c’est l’avenir de cette gamine qui semblait se jouer.
Gamine déterminée et qui avait déjà ce regard dur tinté d’une pointe de tristesse qu’elle voyait si souvent en regardant dans un miroir. Elle était trop jeune pour avoir ce regard… La constatation tira un soupire à la Tigresse.
Soupire qui se changea en sourire en coin lorsqu’elle entendit le « Non » déterminé de Bérénice. Zalina l’écouta en se redressant, d’abord doucement, s’apprêtant à lui expliquer qu’elle devrait avoir peur de perdre les gens qu’elle aime. Puis plus rapidement en entendant parler de la mort des parents. Un sourcil levé, elle se tourna vers Fain. Elle était le témoin de mariage de Daresha, l’écuyère de Guillaume. Quelqu’un l’aurait bien prévenue si l’un ou l’autre était décédé. Non, ce n’était pas possible.


Comment çà, ses parents sont morts ??? Auriez vous été jusqu’à mentir à cette enfant pour "la briser" plus facilement ?!!!!!!!
Avez-vous été lui raconter que son frère l’a abandonné ??
Avant de me faire regretter quoi que ce soit, répondez à mes questions !


L’annonce de la mort de Daresha et Guillaume lui fit oublier le passage de la chevalerie réservée aux hommes, et donc qu’elle n’était soit pas une femme, ce qui lui convenait assez en fait, soit pas Chevalier. Là, épée émoussée ou pas, il se la prenait en travers de l’estomac.
Il lui fallut une seconde pour s’apercevoir qu’il s’était également mal adressé à son filleul. Nouvelle erreur qu’elle s’empressa de corriger en tentant de rester courtoise. La liste des titres du jeune homme ferait certainement plus son effet que le coup d’épée qu’elle retenait.


Ce jeune homme a mon autorisation pour parler. Il n’a donc pas besoin de la votre.
Pour ce qui est des présentations, il s’agit de mon filleul, Guilhem de Vergy.

Guilhem ? Je te laisse finir de te présenter. Tu sais que moi et ma mémoire des titres…

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MessageSujet: Re: Evaluation d'un filleul   Jeu 12 Nov 2009 - 17:45

L’écuyer éclate de rire… Cet homme était vraiment risible… A vouloir jouer les grands seigneurs il ne savait même pas à qui il avait à faire… Si seulement il s’en doutait… Peut-être finirait-il par baisser le ton et les yeux… Et si ce n’était pas le cas… L’épée de Guilhem, pendant à ses cotés pourrait l’aider dans ce chemin…

Regard vers sa marraine…Signe de tête en guise d’acquiescement…


Je ne puis vous réponse qu’une simple chose…Messer… On ne parle pas à une personne de mon rang ainsi, sans en subir de graves conséquences… Sachez que mon père à fait battre plus d’un chien galeux de votre espèce pour avoir ne serait eu le culot que de dire un simple mot plus fort que lui… Mais si vous tenez tant à savoir mon nom… Soit…

Profonde respiration, digne de son père lorsqu’on le forcit à énumérer la longue liste de ses titres lors des divers banquets et festivités auxquels il avait assisté, et où il ne connaissait personne… ce petit jeu avait vite finit lorsque le mot s’était rependu comme une traînée de poudre que l’un des hommes les plus titrés du Royaume était présent dans le lieux…

Je suis Guilhem de Vergy, Comte de Beaumont-sur-Sarthe, Baron de Saint-Vérain, Seigneur d’Auriac par la bonne volonté de la Comtesse Daresha de Ridermark, Ecuyer de cet ordre, fils de Raphaël de Vergy, Lieutenant Commandeur de l’Ordre, et d’Izarra de Ozta d’Harlegnan, tous deux Comte et Comtesse de Beaumont-sur-Sarthe, Vicomte et Vicomtesse de Sillé-le-Guillaume, Baron et Baronne de Saint-Vérain, Mulsanne et Lesparre…

Il attendit quelques secondes le temps de reprendre le souffle et de laisser le temps à Fain d’encaisser… Avant de reprendre…

Neveu de Cerridween de Vergy, Capitaine de l’Ordre, filleul de Rhuyzar de la Louveterie, ancien Grand Maistre…

Il haussa un sourcil en direction de l’homme…

Dois-je continuer sur les liens qui me lient avec les plus grands, ou dois-je aussi vous dire que je fréquentais de son vivant son Altesse Morgennes de Mortain ? Que mon Cousin germain était Grand Maistre de France et Prince ? Cela vous suffit-il ?

Il éclata de nouveau de rire… Regardant le visage médusé de Fain…

Alors cessez vos pitreries et si vous tenez tant à l’étiquette, baissez les yeux devant moi, et ne parlez que quand je vous en donne l’autorisation… Vous n’êtes pour moi rien de plus qu’un valet… Vous n’êtes pas mon égal… Alors cessez…

La voix était devenue plus adulte… Plus grave… Plus sérieuse…. Ses yeux azurs étaient devenus de glace… Rien qu’avec ce regard il aurait pu éteindre n’importe quelle flambée… Pour à nouveau redevenir moins dur lorsqu’il se mit à scruter la jeune Bérénice… Lui rappelant étrangement sa jeune Sœur donnée en pâture à un sale Impérialiste à demi poney, alors qu’elle devait avoir à peu près le même âge qu’elle…

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MessageSujet: Re: Evaluation d'un filleul   Jeu 12 Nov 2009 - 20:37

"Quitte à ce que je brise cette gosse moi-même, elle ne deviendra pas chevalier! C'est hors de question! " Ce sont deux perles à la couleur changeante qui se teintèrent d'effroi lorsque le vieux Fain fit claquer dans sa bouche ses mots douloureux. Si elle n'avait pas saisi le sens du verbe briser et la promesse qui en émanait, elle l'apprendrait bien plus tard. C'est plutôt cette promesse qu'elle ne deviendrait pas Chevalier qui lui glaça les sangs. Elle n'avait jamais eu peur de cet homme considéré comme vieux, et les accumulait plus que de nécessaire, mais là, c'était autre chose. Il y avait dans son regard sombre cet éclair qu'elle n'avait jamais vu jusque là. Un long frisson lui parcourut l'échine et elle se tourna vivement vers la Brune qui n'avait pas l'air de meilleure humeur.

- Mais...
- Alors vous, la ferme! grogna Fain tandis qu'il posait sa main osseuse sur l'épaule de la jeune lionne, sans pour autant la regarder. Il était comme figé dans le regard de la Licorneuse, du moins s'essayait à ne pas baisser les yeux. Baisser son regard devant une femme était le pire du déshonneur pensez vous! Une femme qui non seulement se prétendait chevalier, qui lui hurlait dessus comme une hystérique et qui en plus autorisait un jeune homme mal poli à parler sans y être invité par dessus le marché! Si cette petite peste dont il avait la charge ne se comportait pas aussi bêtement, il n'en serait pas là. Elle allait le regretter la donzelle. Parce que vous croyez vraiment qu'il est vivant le Comte? Après toutes ses années? Peuh! Il est soit mort, soit il est parti avec une donzelle de beaucoup plus jeune sa cadette! Que croyez vous qu'il est préférable de dire à cette gamine pourri gâtée? Que son père courre les jupons ou qu'il est mort? Quant à sa mère, j'en parle même pas! Complètement folle et irresponsable, on dit qu'elle se plait à faire entrer nombre d'hommes dans son lit! Ca aussi on doit le dire à la jeune peste que voilà? Elle ne reverra jamais ses parents, alors autant lui dire qu'ils sont morts!

- Ils sont ou alors...? Parce que je veux leur dire que je veux pas me marier...

Taisez vous! Considérez les comme morts et vous allez obéir à leurs dernières volontés!

- Et... Et Adrian...? Etrangement, le ton était plus timide, plus angoissé, juste celui d'une petite fille qui, même si elle avait clamé haut et fort qu'elle détestait son frère, ne l'en aimait que plus passionnément.

- Je vous ai dit de vous taire! De toute façon ce n'est que votre demi-frère et... oh et puis je n'ai aps à discuter avec une enfant qui ne comprend rien! Il s'aperçut alors qu'il s'était détourné de Zalina pour crier après Bérénice. Comble du comble, cette gosse lui avait fait détourner le regard. C'est un regard encore plus noir qu'il adressa à la Brune. Son frère... son demi-frère n'a certainement pas à s'occuper d'elle. Il n'a certainement pas que ça à faire, lui. Alors autant qu'elle arrête de penser à lui et qu'elle soit déçue plus tard parce qu'il ne sera pas là pour elle! A y regarder de plus prêt, il ne faisait quand même pas trop le fier le vieux précepteur. Surtout lorsque le jeune homme qu'il avait rembarré prit la parole et qu'il butta sur son prénom. Parce qu'il n'avait pas vraiment calculé lorsque Zalina l'avait présenté. Son sang ne fit qu'un tour et sa main se referma douloureusement sur la fine épaule de Bérénice, qui ne put que grimacer de douleur et de mécontentement. Ce n'est pas une identité qui allait la traumatisée, du fait que Fain de lui avait jamais dit comment s'appelait celui auquel elle était destinée.


- Guilhem de Vergy... répéta le vieux, tandis que Guilhem continuait sa présentation. Se pouvait-il qu'il ai effrayé Fain? Bérénice trouva au jeune écuyer un intérêt soudain, presque admiratif. D'autant qu'il fit allusion à sa mère et au compagnon de la meilleure amie de sa génitrice. On ne dira pas que le reste lui passa complètement au dessus de la tête. Guilh... mon dieu... La jeune lionne tenta de profiter d'un instant de relachement de son précepteur, en vain. Le vieux s'accrocha un peu plus à elle. Tremblait-il? Il la poussa sèchement devant lui en direction du jeune de Vergy, qu'elle se trouva à regarder avec les yeux comme deux ronds de flan et des joues d'un rouge pétillant.
-Haem... Il ne faisait vraiment pas le fier. Carrant ses épaules noueuses, il toussota pour s'éclaircir la gorge et se perdit dans des courbettes toutes tremblantes les unes que les autres. Vraiment, faudrait qu'elle ose demander à ce Guilhem son truc pour mettre Fain dans un tel état. Ca pouvait pas être à cause de tous ses titres. Elle en avait elle aussi, ou du moins elle allait bientôt en avoir et c'est pas pour ça qu'il se courbait devant elle. Au contraire.

- Et bien.. Haem... je... Vostre Grandeur... Veuillez ... je vous prie accepter mes excuses... Je ne pouvais pas savoir qui vous étiez... Ce qu'il ne fallait pas faire pour éviter de se retrouver avec les tripes à l'air, n'est-ce pas? Cette petite peste lui paierait vraiment. D'un ton fort mielleux, il continua à l'adresse du jeune Comte. Vostre Grandeur... Puis-je vous... vous présenter votre future femme...? Se faisant, il en profita pour lui donner une claque plus qu'irraisonnablement violente sur l'épaule de la jeune fille et lui parla comme il aurait parlé à une vulgaire servante. Vouvoiement de rigueur, bien sûr. Vous attendez le déluge? Saluez donc comme il se doit votre futur époux, seigneur et maître! Montrez donc comme vous savez être obéissante et bienséante! Sans attendre de réponse, il reprit, pour continuer à se faire bien voir. Je promets à sa Grandeur que je la préparerais à devenir une bonne épouse, comme il se doit. Et que je lui ferais sortir du crane par tout moyen ce rêve stupide de devenir chevalier, bien sur.

Et bien jeune fille? Vous attendez quoi?


Sauf que la jeune fille n'écoutait plus et qu'elle levait désormais sur le jeune Comte un regard terrifié. Il n'avait finalement plus le même intérêt le charmant jeune garçon aux yeux bleus qui avait mouché le vieux Fain.
- Veux pas... me marier...
- On ne vous demande pas votre avis. Saluez le Comte, c'est un ordre! Ce qu'elle ne fit pas, tétanisée comme elle l'était.

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MessageSujet: Re: Evaluation d'un filleul   Dim 15 Nov 2009 - 18:07

Guillaume mort ou en train de courser les jupons de donzelles ??? Non, là il dépassait les bornes.
Guillaume mort était déjà une insulte qui rendait la Peste hystérique.
Prétendre qu’il était homme à courir les filles comme un moins que rien, sans honneur ! Son Maistre !!! Le visage de Zalina vira rouge écarlate. Sa main lâcha la garde de l’épée pour serrer le poing ainsi libéré et qui pourrait s’abattre sans ménagement sur la figure de cet énergumène qui ne respectait pas SON Maistre.
Tigresse en passe d’être lâchée et crocs sortis. Cible verrouillée et grognement qui suit inévitablement.
Ce soir, un minable vidé de son sang sera servi au diner.

Zalina s’apprêtait à demander à Guilhem d’accompagner la jeune Lionne à la taverne pour lui offrir un bon verre de lait, histoire de ne pas trop avoir de témoins, quand elle vit le visage ciblé se décomposer. Sa colère diminua légèrement, juste le temps d’essayer de comprendre le pourquoi du comment. Mais les paroles de l’irrespectueux ne restèrent pas moins gravées dans sa mémoire. Lui, c’était un homme mort. ON NE TOUCHE PAS à Maistre Guillaume ! Et à sa réputation non plus, Nom d’une Biquette en bois ! Elle avait déjà tué et tuerai encore qui viendrait manquer de respect à SON Maistre.
Bon, pas touche non plus à la famille de Guillaume. Mais là, la Peste est focalisée sur son Guillaume. Daresha et Adrian, on verra çà après, s’il reste encore un bout du Fain.

Visiblement, c’est bien la liste de titres qui a mit l’homme dans cet état. Zalina se doutait bien que çà allait l’impressionner, mais pas à ce point. Elle jette un coup d’œil à son filleul. Bon, là c’est elle qui lui avait demandé, mais il ne fallait pas non plus qu’il prenne trop l’habitude de se vanter ainsi de ses titres et liens de parenté. C’était manquer d’humilité et elle y tenait à l’humilité des membres de l’Ordre, particulièrement des membres dont elle était la marraine.
Regard du « bien joué mais ne recommence pas çà trop souvent si tu tiens à ton fondement » qui est interrompu par le « votre future femme » de Fain. Zalina ouvrit de grands yeux qui passèrent de son filleul, au visage décomposé du gardien de Bérénice, à la jeune Lionne, avant de revenir sur l’Ecuyer.


Tu étais au courant de çà ?

Elle le savait bien la Peste que dans les familles de Haute Noblesse, les enfants sont mariés dès leur plus jeune âge, voir avant leur naissance pour certain. Bien sure qu’elle se doutait que Guilhem n’allait pas épouser la gueuse du coin, même après avoir appris sa paternité. Tout comme elle se doutait que Daresha et Guillaume avaient prit des dispositions pour Bérénice, probablement pour Adrian aussi. Mais de là à se trouver devant la nouvelle du mariage entre Guilhem et Bérénice… çà lui fit un choc qu’elle n’avait pas anticipé.
Rien qui puisse lui ôter de la mémoire le manque de respect du vieux, mais de quoi remettre le règlement de compte à plus tard.

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