Ordre Royal des Chevaliers de la Licorne


 
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 [RP] L'incendie de Ryes

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Brasier

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MessageSujet: Re: [RP] L'incendie de Ryes   Mar 26 Jan 2010 - 17:15

Hum.... Dommage. Voici que son premier jouet n'était plus que cendres en devenir. Oh certes elle n'avait pas tout fini, il durerait quelques heures avant de n'être qu'un tas fumant. Comme des sifflements de rage à sentir qu'en plus ces proies lui avaient échappé. Il restait maintenant à trouver de quoi continuer à se régaler, après tout ce n'était que le début de la fête, un banquet somptueux l'attendait.

D'ailleurs elle avait commencé à étendre ses bras sur une maison voisine et lentement, insidieusement s'infiltrait ici et là. Eh oh joie ici aussi il y avait de quoi se régaler. Des humains, race de ses tortionnaires. Et si plus d'alcool, ou du moins en moindre quantité, d'autres mets à savourer. Elle y avait pris goût avec le peu auquel elle avait eu droit dans la chambre des marchands. Mais là elle sentait qu'elle aurait de quoi faire bien plus qu'une simple mise en bouche.

Ronronnement de contentement, doigts effilés lancés ça et là pour en trouver d'autres cibles, ce bâtiment là sur laquelle elle envoyait ses filles, ses douces flammes. Oui rugir et dévorer, inexorablement, battre ses pitoyables humains.

Au loin un autre grondement, l'ennemi en approche. Seulement avant qu'il ne soit là elle serait tellement étendue que le ciel pourrait déverser sa colère, elle n'en aurait cure.

Les humains eux se battaient mais n'arrivaient pas à grand chose, juste la ralentir mais l'arrêter cela.....Non elle vaincrait, elle n'en doutait pas un instant. Et puis elle sentait qu'il y avait bien plus encore qu'elle ne pouvait percevoir. Un village entier. Voici qui marquerait les mémoires et ils en trembleraient pendant encore longtemps.
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Eragon.

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MessageSujet: Re: [RP] L'incendie de Ryes   Sam 30 Jan 2010 - 0:58

[Perdu dans la poudrière]

Poussière poussière tout n'est que poussière dans cette poudrière ou l'on ne peut pas trouver un baril de poudre. Le Poitevin avait découvert d'incroyables pièces de guerre dont il n'avait jamais imaginé l'existence, la poudre.. voila une invention qui n'avait pas vraiment franchi les portes de son village natal. Il découvrait les yeux ébahis au centre du rez de chaussé une bouche à feu. Rangées sur le côté on pouvait voir des bombardes, des serpentines et des ribaudequins.. Étranges mécanisme, le poitevin était ébahi devant ces monstres, il en avait entendu parler dans des récits d'un p'tit vieux de la Trémouille, à ce qu'il parait ces bêtes la pouvaient détruire des murs aussi épais que ceux du château de Poitiers.. Cela devait être magnifique à voir, pas le château de Poitiers détruit hein! Juste voir ces tonnes d'aciers se mettre à vivre et montrer tout ce qu'elles ont dans le ventre. Mais bref ce n'est pas la qu'il allait trouver de la poudre, il y avait ici seulement des gouffres à poudre.. il avisa des escaliers au bout de la pièce et s'y précipita donc, il monta les marches quatre à quatre et une autre pièce aussi grande que la précédente se présenta à ses yeux. Il allait encore devoir la fouiller de fond en comble... Il y avait la de petites armes à feu dont il connaissait l'existence bien qu'elles n'étaient pas encore couramment répandus. Des dizaines de couleuvrines en cuivre alignées, certains montraient encore la couleur éclatante du bronze et sur d'autres, le temps avait fait son effet et on pouvait noter quelques tâches verdâtres, signe du vieillissement du bronze.

Mais ce n'était pas encore à cet étage qu'il allait trouver de la poudre, aucun signe d'un tonneau ou d'une tonnelet.. encore un escalier qu'il gravit de la même manière que le précèdent, il mena à une pièce étrangement vide, pourtant c'était la que devaient se trouver les stocks de poudre. Pris de panique il gravit le dernier escalier menant au dernier étage, s'il n'y avait rien il devrait y retourner bredouille et ils ne sauraient comment lutter contre le feu..
Mais once d'espoir, au dernier étage trônait un tonnelet rempli au trois quart de poudre, Eragon ne s'y connaissait pas trop en explosion mais cela allait faire juste pour faire sauter le foyer de l'incendie.. Il n'avait que cela sous la main et le temps pressait.. son tonnelet dans les bras il emprunta le chemin inverse jusqu'à se retrouver devant la porte qu'il avait ouverte quelques temps plus tôt.. son cheval n'avait pas bougé mais semblait épuisé de tant de chemin en si peu de temps.. Eragon posa le tonnelet en équilibre sur l'étalon pendant qu'a son tour il grimpait et le cala ensuite entre ses cuisses.. c'était une charge non négligeable un plus de l'homme d'armes pour le cheval..

Allait t'il tenir jusqu'au village?

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Antlia

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MessageSujet: Re: [RP] L'incendie de Ryes   Dim 31 Jan 2010 - 18:04


[ Maison des tisserands - Au rez de chaussée devant l'escalier encore intact malgré leur chute.]


A genoux sur le matelas elle n'allait pas faire sa prière, mais se relever difficilement. La Blonde regardait la vieille Dame qui s'agitait , tandis que un genou à terre, appuis sur sa cuisse, elle se relève doucement. ça va, c'est bon... ça fonctionne. Douleurs de ci , de là , elle jette un oeil a la vieille dame: elle a l'air d'aller elle au moins: elle bouge, elle gexticule même, elle râle, enfin l'on dirait.
la vieille dame parait ne pas se calmer et ses yeux changent d'aspect. Ceux ci un peu fou et ne fixant rien sur leur passage, semblent percevoir quelque chose, moins perdus.


ça va ma petite Dame, pas de dommages?

Le regard se dirige vers elle, de hagard , il semble que la pupille réagit mais les paroles ne suivent pas, malheureusement. Peut être ne peut elle pas remarquez ! Elle est peut être folle ou muette ou je ne sais quoi encore.

Y a le feu et faut qu'je vous emmène au dehors. faut sortir de la maison, maintenant!


Oui trêve de discussion, passons à l'action! La blonde se dirige avec méfiance de la vieille dame, et lui tend une main , regard dans le sien. faut pas qu'elle lui échappe, elle ,n'a pas envie de lui sourire après ni de la porter. Elle ne pourrait pas de toutes les façons vu les bleus qui se profilaient sur son corps endoloris par la chute.
Elle finit par lui prendre le bras fermement s'attendant à une gesticulation digne de ce nom, mais non! A sa surprise, la vieille dame ne fait qu'un petit geste de protestation. Il semble qu'elle ait pris conscience du danger.
Bien on va sortir maintenant entendu?
Mais elle n'attend pas la réponse la blonde, elle embarque son paquet, la tire vers la sortie sans ménagement. D'ailleurs elle est étonnée de la passivité de la femme. Et pourquoi donc elle l'a pas fait avant ça, hein ? cela aurait moins compliqué!
Elle lança aux filles:
j'la fais sortir !
Et elle passe le pallier avec elle, la menant au centre de la place, et la confiant à des villageois.

Une bonne chose de faite!

Elle se retourne et s'arrête sur le spectacle offert: plus d'auberge du vieux Francois, les flammes l'ont entièrement ravagée... son coeur se serre. C'était le premier endroit qu'elle avait vu en arrivant sur Ryes. Son regard passe sur la maison des tisserands, proie des flammes, il faut qu'elle aille leur filer un coup de main. Puis pensées pour Ald ... non il faut évacuer cela, on a encore besoin d'elle. Et Ald sait quoi faire pour sauver les vies.. et la sienne.


DE L'AIDE PAR ICI !!! AMENEZ DE L'EAU, VIIIITE

Un cri là bas, quelqu'un qui semble seul, de l'aide... Elle regarde la maison des tisserands: elles sont deux, elles peuvent bien les assommer si elles n'arrivent pas à les convaincre!
Prendre un seau, le remplir d'eau et y aller... Elle hésite encore mais l'appel lest grand.
Elle regarde autour d'elle mais personne n'a l'air de s'y rendre.
Et la question: où son aide sera le plus efficace!

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Aldraien

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MessageSujet: Re: [RP] L'incendie de Ryes   Dim 31 Jan 2010 - 19:12

Un cocon, oui, c’était cela. Une enveloppe protectrice dans laquelle la jeune femme s’était installée pour ne plus ressentir la douleur, néant de souvenirs doux et confortables, oubli du monde extérieur le temps d’un battement de cœur. Pas longtemps et pourtant une éternité lorsque l’on se demande si ce battement sera le dernier ou si un autre arrivera laborieusement à reprendre la chaîne de la vie pour la perpétuer jusqu’au prochain.
Un combat contre le feu et contre elle-même, il serait tellement facile d’abandonner simplement maintenant et de se laisser aller dans les bras de la mort qui l’envelopperait définitivement cette fois, elle qui lui avait échappé tant de fois, se jouant d’elle comme on se joue des plans d’un ennemi, jouant à cache-cache même parfois et pourtant il arrive un moment où l’esprit, cette chose qui est sensée être infiniment puissante, immortelle tant qu’elle ne souhaite pas périr, se fatigue et abandonne.
Et pourquoi pas d’abord ?
Après tout elle avait abandonné sa vie depuis longtemps au profit d’une richesse beaucoup plus importante à ses yeux, pourquoi alors ne pas abandonner tout ce qui la rattache encore ici. Elle savait au fond, Ald, que si elle s’en sortait, sa vie en serait changée à jamais, elle en était consciente : les blessures étaient trop profondes, elle avait trop perdu dans cet accident qu’elle avait elle-même provoqué. Ne serait-ce que par la perte de son pendentif…et l’idée saugrenue qui lui traverse la tête de se lever là, et d’y retourner : elle devient folle. De cette folie passagère qui vous prend quand vous ne voyez plus d’espoir nulle part.
Elle aurait pu y rester dans son cocon, y mourir sans se soucier du reste, des autres, de Erwyn qui avait été aux limites de ses forces pour la sauver, de Flaiche qui été en ce moment même au-dessus d’elle à l’ausculter, à chercher comment la sauver, des autres qui se battaient en ce moment même contre l’incendie dévastateur et de tous ceux qui faisaient la vie de la Louve…elle aurait pu, mais la petite voix dans sa tête en avait décidé autrement. Conscience ou raison, appelez cela comme vous le souhaitez, elle rappelait sans cesse Ald vers l’extérieur, vers ce qui se passait tout autour d’elle, le bruit, les flammes, le froid, la douleur.

Le cocon se fissure.
Elle avait perdu ce combat là, celui contre l’air qui pénétrait en elle à chaque respiration telle une lame enfoncée dans ses poumons mais sans la tuer, froid comme l’acier et pourtant brûlant comme s’il faisait fondre sa gorge à chaque nouveau passage pour la laisser un peu plus épuisée encore : même respirer, chose pourtant tout à fait naturelle, devenait un calvaire pour la jeune femme.
Que devait penser l’homme qui se tenait devant elle, elle était pitoyable à haleter ainsi sous la douleur comme un chien le ferait sous la chaleur, et pourtant c’était plus fort qu’elle.
Elle aurait aimé aussi ouvrir les yeux pour regarder celui qui allait sans doute être son sauveur, pour voir si elle le connaissait, pour voir si le vieux Chevalier allait bien, s’il allait s’en sortir. Pour dire au médicastre de s’occuper d’Erwyn, de ne pas le laisser ainsi alors qu’il avait tout fait pour la sortir de cet enfer de feu. Mais ouvrir les yeux lui était impossible, même en y mettant toute sa volonté elle en aurait été incapable, trop faible, trop mal : Il ne lui restait qu’à espérer.
Espérer et ne pas mourir.
Ne pas mourir…respire Ald, continue, c’est tout ce que tu as à faire.
Il est des jours où respirer n’apporte plus d’intérêt, quand on est au bout et qu’on aimerait simplement s’endormir pour ne plus jamais se réveiller et ne plus avoir mal, mais si c’était aussi facile ça se saurait, ça ne l’a jamais été et ne le serait jamais. Nous sommes bien trop lâche pour prendre cette décision seul, surtout quand il y a encore des personnes auxquelles on tient.
Et là justement, devant Ald c’est une silhouette blonde qui se profile, indistincte et pourtant elle sait de qui il s’agit. Elle est là dans sa tête, dans son cœur, et lui tend la main pour l’aider avec ce regard qu’elle seule a pour la rouquine.
Est-ce qu’elle la regarderait encore de la même façon après tout cela…voudrait elle encore d’une vassale défigurée ? La réponse était évidente pourtant, mais la question rongeait la jeune femme plus si jeune que ça d’ailleurs.



DE L'AIDE PAR ICI !!! AMENEZ DE L'EAU, VIIIITE

Mais pourquoi murmurait il s’il voulait qu’on l’entende…il fallait qu’il y mette de la voix ! Avec les bruits environnants, personne n’avait du entendre la petite voix qui n’était déjà qu’un murmure aux oreilles de Ald. Elle avait du délirer oui, puisque très peu de temps après cet appel deux personnes arrivèrent, affolées un peu quand même, enfin vue la situation quoi de plus normal…
Malheureusement au son des voix, elle ne les connaissait pas non plus, étaient ils des Chevaliers ?
Visiblement pas, des villageois plutôt.
Qui proposaient leur aide, si infime soit elle, pour aider les blessés et le pauvre Flaiche tout seul.
Ils allaient la déplacer, encore une fois et allait souffrir, encore plus. C’était sans compter sur l’idée de Ald, il fallait que quelqu’un trouve Antlia…Elle voulait la voir, encore une fois au moins et entendre sa voix surtout, un simple « tu vas t’en sortir » qui lui redonnerait l’espoir qu’elle avait perdu. Mais comment faire pour que les villageois la reconnaissent ? Ils avaient déjà du la voir dans le village oui, mais connaissaient ils son nom ?
Premier effort : sa poitrine se soulève lui arrachant un gémissement de douleur, tentative de récupération d’air, il fallait qu’elle parle, même juste un mot suffirait peut-être. Elle recommence, l’air pénètre vif dans ses poumons pour en ressortir aussi rapidement mais elle devait le faire, garder l’air en elle et articuler son nom dans un souffle.
Suite du calvaire…
Il fallait qu’elle le dise assez fort, qu’ils entendent. Qu’ils l’appellent eux aussi, allez Ald nom de Dieu !
Et soudain, ultime effort, soulèvement à nouveau alors que le son s’échappe de ses lèvres tel un mince filet d’eau sous une cascade, mais présent tout de même alors que les yeux sont restés clos, pas trop d’efforts à la fois. Pourvu qu’ils comprennent, Ald ne pourrait plus refaire cet effort.


Antlia…

Son buste se repose sur le sol, gémissant le corps meurtri, pitoyable et sans défenses, sans force et presque sans volonté, mais c’ est ce presque qui ferait toute la différence, du moins elle l’espérait. Ils pouvaient faire ce qu’ils voulaient d’elle à présent, elle ne pourrait plus réagir.
Prier. Une prière pour elle, qu’elle ne soit pas trop loin…Tlia.
Quand on est aux portes de la mort, il parait qu’il faut se raccrocher à quelque chose pour tenir, continuer à se battre encore pour quelqu’un qui n’est pas nous, car pour nous le combat est futile : que ce soit tôt ou tard, nous finirons par mourir. Mais Ald voulait mourir tard, elle ne voulait pas la laisser, Elle, et c’est à ça qu’elle se raccrochait la rouquine, à une femme qui avait toujours été là pour elle, aussi loin qu’elle s’en souvienne et à qui elle voulait rendre la pareille encore longtemps, pour cela elle resterait. Pour les autres…

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Akane

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MessageSujet: Re: [RP] L'incendie de Ryes   Dim 31 Jan 2010 - 21:59

[ Enfer et damnation…]

Akane toujours le sourire sadique fixé aux lèvres, fixait la bonne femme, bon, elle y était allée un peu fort certains diront, mais le cynisme commençait à poindre depuis un certain moment chez la brune, une nouvelle arme, qu’elle saurait utiliser si on venait à la tourmenter à tort. Guetter une réaction, malgré l’épaisse fumée, la batarde toujours à la main. Réaction qui ne se fait pas attendre, voix de stentor qui s’élève dans ce qui serait bientôt, si elles ne se dépêchaient pas, un véritable… Brasier (facile celle là, je le concède)

-NON MAIS CA VA PAS LA TETE ! ASSOMMER GEORGES ! IL A RAISON VOUS N’ETES QUE DE PERFIDES VOLEUSES ! ET MES TISSUS, MES BEAUX TISSUS, QUI VA M’AIDER MAINTENANT A LES SORTIR ! HEIN QUI !

Teint de la grosse dondon qui s’empourpre, pied qui tape le sol tel un taureau enragé devant un toréador, naseaux, plutôt narines qui s’écartent… Akane ne pouvait pas percevoir ces quelques détails mais l’attitude de la bonne femme, ça, elle pouvait le remarquer assez facilement…Le cynisme qui avait laissé place à la rage qui titillait la brune disparaissait peu à peu, et son tempérament d’origine reprit le dessus…

C’est vrai qu’ils étaient beaux ces tissus mine de rien, et alors ? Le temps pressait de plus en plus, et dans un geste quasiment désespéré, elle prit avec la pointe de la batarde une pièce de soie d’une couleur rouge, un rouge que la brune aurait pu apprécier de porter, un instant le regarder…

-Très joli en effet, cependant en ce moment je doute de son utilité, voyez vous…

Et de faire retomber le tissu au sol avant de le piétiner avec violence et de le lacérer pour faire comprendre que de toute façon, tout cela sera perdu, regard à Bess l’invitant à se joindre à elle pour faire passer le message tant bien que mal…


-Si vous voulez, on peut mourir ici, mais d’une manière ou d’une autre vous perdrez… Oui vous perdrez ou vos tissus, ou vos tissus et la vie, ainsi que vostre époux, au choix, alors amusons nous non puisque vous ne voulez pas sortir, j’ai toujours rêvé de faire cela, quitte à périr nous aussi car nous ne sortirons pas sans vous !


Entêtée la brune ? Peut être ! Et de colère continuer à lacérer des pièces… Malgré la fumée qui lui irrite les bronches, fumée nocive qui la fait tousser bruyamment et la fait cracher soudainement sur certains tissus. A ce rythme là, elle ne tiendrait plus longtemps, de tempête, elle était devenue tornade éphémère, qui s’amenuiserait si les choses ne se décantaient pas au plus vite…Pourvu que...
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Bess Saincte Merveille

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MessageSujet: Re: [RP] L'incendie de Ryes   Dim 31 Jan 2010 - 23:19

[Nan mais là hein ...ça devient du grand n'importe quoi ma p'tit dame !!!]

Nan mais là hein ... c'est pas possible, le jour ou on le racontera y a personne qui voudra y croire ! La maison qui prend feu et cette pauvre folle ne pense qu'à son stock ! Trop c'est trop et apparemment pas que pour la Bess. Akane toujours bastarde à la main qui commence à regarder les tissus, qui semble en plus s'y connaitre s'attaque à une pièce de soie... pauvre pauvre soie qui n'a rien fait à personne.

Ben oui mais quand faut y aller faut y aller, Bess sourit et baisse sa dague et regarde la tisserande qui, les yeux écarquillés d'horreure regarde la scène n'ayant l'air de pas y croire.

Le coup est bref mais fort, Bess à relevé la dague pour l'abaisser de toutes ses forces sur les pièces de tissus que tiens la femme, celle-ci regarde avec effroi Bess, lâche les dis tissus pour faire un pas en arrière ...

- Vous...c'est ... vous z'avez pas l'droit !!! ça nous appartient ! Georges et mo....

- On s'en fout ! mais alors complètement ma p'tite dame !!! on a dit DEHORS ! Alors vous prenez vos jupons et vous DEGAGEZ FOUTRE DIEU !

[i]Oui ben là elle a gagné ! c'est vrai quoi à la fin ? toute manière elle à plus vraiment le choix, la dague de Bess est à nouveau levée, et tourne autour de sa proie, parce qu'il n'y a plus le choix, que c'est elle ou tout le monde, et que quitte à ce que la mort frappe autant que ça soit une seule fois et pas toutes les fois. Donc la tisserande n'est plus QUE un paquet encombrant, mais une proie s'il n'y a pas d'autre choix que ça.

L'escuyère s'approche à nouveau pour faire reculer la femme, ce qu'elle ne manque pas de faire, un pas, puis un autre en arrière, les yeux toujours écarquillés, passant de Bess qui la menace à Akane qui sacage ses beaux tissus, aux beaux tissus qui bientôt ne seront plus, les larmes perlent au coin des yeux, la porte est derrière elle mais elle semble n'en avoir cure. Va-t-elle enfin comprendre ? on peut entendre Antlia de l'autre côté de cette porte qui lance qu'elle à sorti quelqu'un.

Pour ces femmes le temps semble arrêté, mais ça n'est pas la réalité, la chaleur est suffoquante, la fumée de plus en plus nocive. Les gorges souffrent, et la maison craque de toute part, si elles ne sortent pas rapidement, c'est quatres corps qu'on sortira des décombres lorsque l'incendie sera circonscrit... s'il l'est un jour. Perdre du temps à convaincre une folle à lier n'est plus possible.


- Bon écoutez vous faites ce que vous voulez aprés tout, moi je sors votre Georges, ma soeur va me suivre, et si vous préférez mourir grand bien vous fasses...

Bess baisse sa dague, la remet à sa ceinture et se retourne pour se diriger vers le corps du tisserand, au moins lui sera moins lourd à sortir que son épouse. Elle se baisse et le retourne alors qu'il est face contre terre, il est toujours hors service mais c'est tant mieux, l'attrapant sous les épaules, elle appuie sur ses talons et donne un coup de rein en tirant. Avec un peu de chance elle saura le sortir avant qu'il ne soit trop tard.

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Guillaume_de_Jeneffe l'a dit :
Citation :
Je plussoie la Bess, sur le coup...
Ce qu'a dit Bess sur la proactivité, je plussoie.
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Mackx

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MessageSujet: Re: [RP] L'incendie de Ryes   Dim 31 Jan 2010 - 23:51

[Devant l'auberge, enfin feu l'auberge ... enfin, vous m'avez compris ! !]

L'auberge était en fin d'existence ...

Cette auberge, qui possédait de nombreuses soeurs dans le Royaume, et qui ne ressemblait jamais qu'à la majorité d'entre-elles ne survivrait pas à cette nuit et à ces flammes qui dévoraient tout sur leur passage sauf l'eau que les villageois et le Cavalier s'échinaient à lancer. S'il avait eu le temps d'avoir l'âme poétique, chose qui avait un peu de mal à arriver lorsque la chaleur de l'endroit dépassait allègrement les 40 degrés, le poitevin eût peut-être pu improviser une ode à la gloire du bâtiment tombé au combat.

Avec tes vieilles boiseries, qui semblent patinées,
Et tes alcools de fruit, pour mes yeux avinés,
Avec ton vieux François, qui sert et qui ressert,
Les clients sont les rois, mais sans aucun grand air,
Avec tes draps de lit, ni neufs, ni beaux, ni sales,
Avec des gens qui rient, aux quatre coins de ta salle,
Vieille taverne ... tu étais mienne !

Seulement, le Cavalier n'eût pas le loisir d'improviser pareil poème ... car ses bras étaient sans cesse quémandés par des seaux vomissant et que sa tête ne faisait que penser à viser les flammes tout en se demandant où était Eragon.

Un cri le fit tourner la tête brièvement, bien que ce fusse complètement inutile au vu de la fumée. Si son interprétation ne le trompait pas, c'était Flaiche qui avait hurlé après de l'eau. C'était vraiment étrange de demander de l'eau en plein milieu d'un incendie, franchement étrange ...
Le Vicomte eût alors un mouvement qu'on peut appeler de lâche, à moins qu'on n'appelle cela neutre. Ce mouvement fut d'ignorer l'appel en se disant que quelqu'un d'autre allait bien s'en charger. De toute façon, il fallait bien quelqu'un pour tenir tête aux flammes ici et pour engueuler les villageois qui auraient essayé de fuir. Cela ne servait à rien d'aller briser l'élan de la chaine qui commençait à atteindre une vitesse de croisière en quittant le plan là maintenant. Un vieux principe militaire disait : "Chacun à sa place et y reste". C'est ce principe que suivait le poitevin.

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Brasier

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MessageSujet: Re: [RP] L'incendie de Ryes   Lun 1 Fév 2010 - 17:37

L'auberge n'avait plus aucun intérêt hormis celui d'essayer de s'étendre un peu plus loin. Quelques craquements sinistres se faisaient régulièrement entendre mais cela ne l'amusait plus du tout. Non là le nouveau jouet c'était la maison des tisserands, une petite course contre ces fourmis, peut-être même qu'elle pourrait en attraper un ou deux. Une flamme peut-elle sentir la peur qu'elle inspire? Un feu peut-il se délecter à l'avance des ravages? Préférer un bois à un autre? En tout cas c'était le cas là.

La maison au sud résistait encore et toujours à ses assauts, pas grave, avec le temps elle en aurait raison de toute façon. Et puis ses efforts payaient ailleurs. L'eau jetée ne servait plus à rien, s'évaporait à peine lancée, ne sauvant, ne préservant plus rien du tout. Le toit était sa proie, tombait par morceaux sur l'étage, l'entrepôt, en plein sur les ballots qui, même si lacérés pour certains, n'en étaient pas moins délectables. Et puis là, juste là, un être humain s'entêtait, restait là, juste à sa portée. Hum mais quelle amabilité de sa part et comme ils étaient risibles les efforts de ses comparses. Mais qu'ils continuent, après tout plus ils resteraient sur place, plus il y aurait des chances qu'ils succombent soit à sa fumée soit à ses flammes. Et de rugir de faim. Etage, rez de chaussée, tout finirait en cendres ici aussi. Tout sans exception.

Et pourtant ils étaient de plus en plus nombreux, organisés, quelques seaux s'additionnaient à ceux déjà sur place. Ils avaient un peu de mal mais se battaient et c'était cela le plus amusant. Les voir espérer, combattre, se débattre, croire qu'ils seraient vainqueurs et les réduire au désespoir à la fin.

Le tonnerre grondait, lançait ses éclairs zébrer le ciel, le soleil, que l'on pouvait voir entier désormais, montait lentement pour sa course journalière. Mais pour l'heure, rien ne venait à bout d'elle. Et elle espérait bien que rien n'y parviendrait.
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Antlia

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MessageSujet: Re: [RP] L'incendie de Ryes   Jeu 4 Fév 2010 - 22:51

[ Face à un choix Cornélien qui ne va plus l'être trop longtemps, sur la place du village de Ryes ]

Trop de temps, elle perdait trop de temps à se décider entre l'appel et la maison du tisserand. Sans aucun doute quelqu'un avait du se présenter à l'appel. Se demander où elle serait le plus utile, mais surtout reprendre son souffle et ses esprits après la première vague d'actions en cette catastrophe.
La vieille dame était sauvée, au moins une.
Ni une ni deux , on lui mit un seau dans les mains, ce qui enfin la décida.
Hey on a besoin d'monde ! Faut pas rester rêvasser !
L'homme qui venait de lui coincé le seau parti en courant devant sans aucun doute chercher des secours.
Elle regarda où se placer avec son seau .... Il est vrai que courir du point d'eau avec le seau dans les mains et en perdant une bonne partie en cours de route et jeter les trois gouttes qui y restes sur un brasier ou une fournaise ... non aucune chance de gagner.
Un coup d'oeil vers le ciel ... il s'assombrissait, de grandes masses sombres venant vers eux. La Blonde grimaça lorsqu'elle entendit la Foudre.
Il ne manquerait plus quelque chose d'autre prenne feu ! Ce serait bien notre vaine.

Mains serrées sur la anse du seau, elle vient conforter la chaine de villageois, venant passer des seaux vides à son voisin de droite et des seaux pleins à son voisin de gauche .
Entre deux manipulations, elle vint s'armer de ses gants de cuir et à force de coup de reins et d'épaules, elle s'enquit de sa tache au mieux qu'elle pouvait jetant un oeil inquiet à la maison des tisserands et pensées pour les deux Licorneuses qu'elle ne voyait toujours pas sortir.

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Bess Saincte Merveille

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MessageSujet: Re: [RP] L'incendie de Ryes   Ven 5 Fév 2010 - 22:07

[Chez le Tisserand - ENFIN !!! on se bouge ]

Il est temps ! à peine à t'elle tiré le corps inanimé du Tisserand de quelques pousses que le toit n'en peut plus. L'incendie à prit beaucoup plus vite qu'elles ne le pensaient, ou alors c'est la résistance des habitants qui leur a fait perdre notion du temps. Des morceaux enflammés tombes sur les tissus qui commencent à s'embraser vite fait bien fait.

Le temps à fait son oeuvre, l'incendie à user de se temps pour avancer, gonfler et se propager, si elles ne vont pas plus vite, il y aura bientôt quatres victimes à déplorer dans ce bâtiment.

Est-ce ce qui fait bouger la grosse femme ? Si vous posiez la question à Bess elle vous dirait que c'est peut être ses derniers propos, si c'était à Akane, elle vous dirait que c'était de voir les étoffes saccagées. En tout cas, c'est enfin à ce moment qu'elle se décide à suivre la Licorneuse, en trainant la patte, et grognant sur le stock, les écus qui s'envolent, son mari estourbi, peut être même qu'on l'a tué m'sieur dame ! si c'est pas honteux ! des Chevaliers ! mais ou va l'monde mes bonnes gens !.

Le feu ronffle et grogne, se propage et enfle, entre par les fenêtres et le toit, allume mille un minuscules foyers pour mieux croître. Une sorte de procréation accélérée, passant de la fenêtre au chambranle pour attaquer un bout de parquet, qui enflame un bout de toile qui se met à enfler sous l'air chauffé. Nos trois femmes toussent et avancent, la fumée est telle qu'on n'y voit quasi plus, la grosse dame devant, Akane toujours la bastarde à la main suivant de prés afin d'éviter tout demi tour intempestif, et surtout pour faire avancer plus vite, car l'air de rien elle sort la dame, mais un peu plus et on pourrait dire qu'elle y va à reculons.

Bess quand à elle tire et pousse, tire son ballot et pousse sur ses jambes, encore et encore, avançant petit à petit, s'arrêtant pour tousser et se frotter les yeux qui commencent à piquer avec cette fumée. Et cette chaleur ... elle rêverait presque d'une baignade sur le lac de Ventadour si encore elle savait nager, mais là elle est pas loin de justement regretter de ne pas savoir nager ! il fait si chaud... on tire et on pousse, on souffle et on grogne sous l'effort, on avance coûte que coûte, pouce par pouce, pas aprés pas, dans cette fournaise qui ne cesse de progresser.

Elles n'ont plus le temps de savoir si elles ont du temps. La seule chose qui compte c'est de sortir d'ici au plus vite, avant qu'il ne soit trop tard. La porte de l'entreprot, les voilà derrière le comptoir, encore trois ou quatres toises une fois qu'ils auront contourné ce foutu comptoir ! trois ou quatres toises qui ne doivent pas être celles de trop, on tire et on pousse, Akane aide Bess à tirer sur le Tisserand à le sortir de derrière cet obstacle. Le feu est là, le feu est arrivé à entrer et il n'a pas l'intention de repartir si vite, il a des choses à dévorer, surtout ici, un des rares endroit ou il n'aurait jamais du mettre les pieds, un des rares ou il trouvera tout le nécessaire pour encore grossir et grandir, s'abreuver tel un mort de soif dans un abreuvoir... il va gagner cette partie, la seule chose qu'elles peuvent faire elles ... c'est gagner le droit de vie pour elles et leurs fardeaux.

La mégère c'est arrêtée, le regard tourné vers la porte de l'entreprot, une sorte de doute dans le regard, comme si malgré la chaleur et la fumée, elle espérait faire demi tour et sauver quelque chose, mais personne ne lui laisse le temps de vérifier si elle peut, la main d'Akane reste ferme sur l'arme qu'elle tiend toujours en main, légère pression d'estoc et voilà notre tisserande qui reprend sa marche vers l'extérieur.

Encore deux toises... puis une ... la porte... et enfin l'air frais. On avance encore pour s'éloigner autant que faire ce peu, assez loin pour être à l'abri, et on s'effondre au sol, Bess avec toujours dans les bras un Tisserand certe moins lourd que son épouse, mais sans doute plus que l'escuyère. Akane à genoux, toussant et crachant, essayant de reprendre son souffle alors que la fumée à fait des ravages dans sa gorge, elle suffoque, les deux mains posées au sol pour ne pas choir.

Et notre maritorne pendant ce temps ? Elle reste là, avec toujours une pièce de soie dans les mains, regardant les yeux écarquillés sa maison.

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Guillaume_de_Jeneffe l'a dit :
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Je plussoie la Bess, sur le coup...
Ce qu'a dit Bess sur la proactivité, je plussoie.
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MessageSujet: Re: [RP] L'incendie de Ryes   Sam 6 Fév 2010 - 0:26

A dada sur mon bidet, quand il trotte il fait des pets.. C'était grossièrement la situation du Poitevin sur son étalon. Ils avaient passés la poste de garde pour la troisième fois depuis qu'il avait réveillé la forteresse à coup de cor.. sans changer de cheval, ce qui fait que le pauvre étalon était complétement lessivé, déjà qu'à la base faire du cheval ce n'est pas de tout repos mais quand on à un baril de poudre coincé entre les jambes c'est encore pire..
Les aléas de la route faisaient que le cheval avançait par à coups.. sans que l'homme d'Armes ne s'en aperçoive, la plaque de bois qui faisait office de bouchon au tonnelet se retirait peu à peu..

Oh que voila ? le cailloux préféré d'Eragon qu'il ne loupait pas depuis le premier jour il était monté à la forteresse pour passer son entretien.. Oui vous savez le cailloux qui ressemble a la tête d'un curé avec la mousse sur les côtés.. Eh bien c'est juste ce moment précis que le couvercle de bois choisit pour choir contre le sol, le Poitevin surprit fît un geste brusque pour arrêter le cheval.. malheureusement il lâcha sa prise sur le tonnelet qui tomba aux côtés du couvercle.. renversant la moitié du contenu en poudre sur le sol


"Oh Malheur.. Ohhh Désespoir! "
lança t'il alors qu'il sautait à terre.. enfin non c'était plutôt un "Bordel de nom de Gu de crotte de ..." Mais il se retînt quand même.. peut être que le père Eudes l'avait entendu .. paraît qu'il a des grandes oreilles qui entendent loin le père Eudes.. et qu'il s'énerve beaucoup.. Mais le Trémouillois avait la beaucoup d'autres problèmes que les réprimandes du Père Eudes.. car un tonnelet pas très rempli au départ + une moitié de perte au sol = pas une explosion suffisante pour arrêter le feu à Ryes.. Mais devait-il privilégier le temps a l'efficacité ? Voila un beau dilemme..
Soit il se pressait d'arriver a Ryes avec le peu de poudres et le feu aurait moins avancé mais il risquait de ne pas être efficace avec l'explosion.. soit il ramassait ce qu'il pouvait de poudre au sol et il arriverait à Ryes avec un peu de retard.. mais l'explosion était encore incertaine.

Il ne tergiversa pas longtemps.. décision prise il posa le tonnelet au sol, bien stable et s'activa à repérer les quelques petits tas de poudre qui s'étaient formés.. veillant à ne pas mettre trop de cailloux avec la poudre, il joignait ses deux mains récupérant la poudre noir et la reposait dans le récipient..
Il fît ce geste plusieurs fois jusqu'à en avoir récupéré une quantité qu'il jugea suffisante.. il n'en n'avait pas trop perdu.. et pas trop de temps non plus..
Refermant le couvercle beaucoup plus minutieusement que la première fois, il repartit en direction de Ryes.. et du lavoir..

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Dernière édition par Eragon_Killer le Sam 13 Fév 2010 - 11:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [RP] L'incendie de Ryes   Sam 6 Fév 2010 - 1:48

L'attente...

Que pouvait il faire d'autre en cet instant ? Il avait deux blessés sur les bras, et étit terriblement seul.
L'un de ses patients nécessitait des soins rapides, mais dans ces conditions il ne pourrait rien y faire. L'autre avec un peu de chance n'avait besoin que de repos, encore fallait la pouvoir s'en assurer, et Flaiche tenait à rester non loin de la jeune femme.

Longue attente...

Le temps passait, inlassablement, seconde après seconde, prenant des allures d'éternité. Fouillant son esprit, retournant la situation dans tous les scénarios possibles, tentant de trouver une solution pour s'occuper des deux. Choisir ? Le chevalier ne portait il pas la jeune femme quelques secondes auparavant ? Sans doute avait il succombé au surmenage, sauver les damoiselles en détresse n'était pas ce qu'il y avait de plus reposant. Mais comment savoir ? De plus cela impliquait de le laisser à terre, seul, non loin de bâtiments en flamme, avec tous les risques que cela comportait. Soigner des brulures mais en provoquer d'autres....Flaiche n'y tenait pas.
S'occuper du chevalier ? Il était celui qui avait le plus de chance de s'en sortir après tout, et ne nécessitait sans doute que peu de soin. Si Flaiche se focalisait pour rien sur la jeune femme...il pouvait encore moins se permettre de perdre les deux.

Interminable attente...

De celles qui rendent fou, pressé par l'urgence d'une situation contre laquelle on ne peut rien, pas sans aide, et qui font passer chaque seconde pour de longues heures d'un jour sans pain.
Alors quoi ? Il n'aimait pas se sentir inutile, cherchant sans relâche une solution qui se refusait à lui.
Réfléchir semblait vain, agir serait alors la seule chose a faire pour l'instant.
Il ne pouvait choisir, étant médicastre et souhaitant devenir chevalier, il ne se résignerait pas à perdre l'un des deux, il trouverait quoi faire, car c'était son devoir, c'était sa voie.
Flaiche allait hurler a nouveau, inspirant profondément pour donner corps et force à ce nouvel appel. Il fut cependant coupé par l'arrivée d'un couple, constatant à leur tour le motif de son appel.

Et la chance tourne...

Quelques rares minutes s'étaient écoulés qu'un couple s'approcha d'eux. L'attente avait été couronnée de succès bien plus qu'il ne l'aurait cru possible, car non seulement deux habitants venaient prêter main forte, ce qui permettait un déblocage de la situation, mais ils étaient rien de moins que les apothicaires du village. Voila qui serait fort utile pour la suite.
Plus de temps à perdre cette fois, les consignes furent donnés sans la moindre once d'hésitation.


Il nous faut transporter la jeune femme avec précaution jusqu'à chez vous, on la mettra dans un grand baquet d'eau fraiche pour stopper la brûlure et tenter de réduire les douleurs qui ne manqueront pas d'arriver.
Madame, prenez un seau d'eau et balancer le sur cet homme si il le faut, mais il faut le réveiller. J'ai besoin de savoir si il va bien. Il n'est surement que dans les vapes mais il faut s'en assurer. Méfier vous toujours, l'incendie n'est pas loin.


Corps de la jeune femme qui remue, regard Flaiche qui se pose sur elle. Etrange sensations en regardant ses traits, comme s'ils cachaint quelque chose aux yeux du médicastre, quelque chose sur lequel il ne parvenait pas à mettre le doigt. Instructions donnés à l'apothicaire pour soulever et transporter celle ci, ponctué d'un nouveau soubresaut de la jeune femme laissant échapper un so de ses lèvres. Plus qu'un son, un nom. D'ailleurs, celui ci n'était pas inconnu au gardon. Tout comme ce visage....cette voix. Oui, il connaissait la femme qui se tenait à ses cotés, même si cela faisait un temps certain qu'il ne l'avait pas vu...Le nom lui échappait encore. Il se pencha et glissa à son oreille:

Je la ferais quérir dès que possible, mais déjà, nous devons veiller à vous soigner.

Coup d'oeil en direction de la femme de l'apothicaire et du chevalier, ce dernier n'était pas encore sur pied. Signe de tête au mari, et la jeune femme est transportée précautionneusement jusqu'à une maison un peu plus loin. Alors qu'il l'a déposait dans un endroit sur pour aller préparer le baquet d'eau froide, le nom revint à Flaiche. S'il ne s'y trompait, elle s'appelait Aldraien et faisait partie es membres de la confrérie troubadour. Soit, mais cela ne l'aiderait pas pour la suite, sinon que d'être un peu plus précis lorsqu'il pourrait faire prévenir Antlia de ce qui arrivait. Si la femme de l'apothicaire revenait avec le chevalier, peut être pourrait il la faire prévenir, sinon, cela attendrait les soins.

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Aldraien

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MessageSujet: Re: [RP] L'incendie de Ryes   Dim 7 Fév 2010 - 22:03

Je la ferais quérir dès que possible, mais déjà, nous devons veiller à vous soigner.

Presque un souffle, paroles lointaines qui résonnent dans sa semi-conscience mais qu’elle entend. Voix qu’elle reconnait même, elle l’a déjà entendu très loin en arrière, des années, alors même qu’elle était encore montilienne. Pas le nom mais ce souvenir…
Il connaissait visiblement Antlia, à moins que ce ne soit qu’une stratégie pour que la rouquine ne s’affole pas, de toute façon elle ne le saurait jamais alors autant ne pas y penser. C’était bien assez compliqué comme situation pour ne pas chercher à la brouiller encore plus par des réflexions stériles.
Revenons à la voix donc, une voix rassurante, murmure à son oreille comme une promesse de soutient. Le chevalier d’abord, et maintenant Flaiche, tous cherchaient à la sauver alors qu’elle s’était elle-même mise en danger et en avait mis d’autre en situation périlleuse par la même occasion. Autant dire qu’elle s’en voulait, malgré les douleurs qu’elle supportait tant bien que mal, cette impression qu’on lui arrache la peau du corps centimètre par centimètre. Une torture de tous les instants à laquelle elle devait cependant résister pour continuer à vivre et les revoir.
Les revoir, eux, toutes ces personnes qui comptaient dans la vie de la jeune femme ou qui avaient compté. A cet instant elle aurait tout donné pour pouvoir serrer contre elle ses enfants ou sa filleule, pouvoir discuter de tout ce qui venait de se passer avec Antlia en rigolant.
Juste revivre sa vie d’avant, révolue à jamais avec les événements qui venaient d’avoir lieu.

Une moitié de corps brûlée, défigurée par les flammes mais ce n’était pas tout, c’était également son âme qui avait brûlé dans cet accident. Son amour-propre et sa fierté, elle qui pensait qu’elle ne courait aucun danger et qui ne pouvait pas mourir autrement que l’épée à la main, c’était le feu qui avait eu raison d’elle.
Quel regard les autres poseraient-ils sur elle à présent ? Pitié ou dégout ? Réussiraient-ils à nouveau à la regarder dans les yeux, à braver les deux émeraudes taillés à vif sans être pris de répulsion ?
Le regard d’Antlia pour elle changerait il ? Et celui de ses enfants ?
Elle était mère de trois enfants, trois petits qui grandissaient beaucoup trop vite et en l’absence de leur mère partie sur les routes du royaume. Sa fille était même devenue maman sans qu’elle ne soit là, elle n’avait pas assisté à la naissance de la petite Eloane et n’avait pas pu aider sa fille, la soutenir durant ce moment là. Et même maintenant, depuis plusieurs mois que la petite était née, elle ne l’avait toujours pas rencontré, n’étant pas rentrée en Lyonnais Dauphiné depuis. Le duché ne lui manquait pas non, mais les personnes qu’elle y avait laissé voir abandonné, si. Deux fils, Kylian et Arthan, qui grandissaient, héritiers des valeurs de la rouquine, sans même qu’elle ne soit là pour les leurs inculquer, quelle mère…Est-ce qu’ils pensaient qu’elle les avait abandonné ? Ils vivaient sur ses terres, à Chamaret, étaient instruits par de très bons précepteurs et la nourrice s’occupait d’eux comme de ses propres enfants, mais elle n’était pas là pour eux et maintenant la reconnaitraient ils, dévisagée comme elle l’était ?

Mais cette vie, elle l’avait choisi, c’est elle en toute connaissance de cause qui avait écrit sa candidature à la Licorne, c’est elle aussi qui a pris la décision de se rendre en personne à Ryes pour prendre des nouvelles et qui a décidé d’y attendre une réponse, c’est encore elle qui a passé plusieurs mois dans un abri de fortune défiant la nature et mangeant des lapins pour survivre en attendant un possible entretien et c’est toujours elle qui est allée à cet entretien, qui a répondu aux questions avec son cœur. C’était là sa voie et sa vie, et c’était de cette façon qu’elle voulait vivre à présent.
On l’avait prévenu des sacrifices à faire, elle les a accepté et les a fait. Ils sont durs, ils nous arrachent une partie de nous-mêmes, mais ils sont nécessaires à la vie, à cette vie qu’Ald a décidé de choisir.
Une vie non pour soi mais au service des autres.
C’est ces sacrifices qui l’avaient mené ici, dans cette auberge, à attendre le résultat de l’entretien et à vivre l’enfer sur terre. Pourtant, loin de ressentir de la colère, elle ne regrettait pas d’avoir perdu tout ça, pas du tout car depuis qu’elle avait décidé de poser sa candidature à la Licorne, sa vie n’avait fait que s’améliorer, et la rouquine de gagner en confiance tout en vivant à nouveau. Un second souffle, une nouvelle vie jusqu’au bout.

Réflexion interrompue.
Faut dire qu’elle ne servait pas à grand-chose, mais qu’au moins ainsi l’esprit d’Ald était focalisé sur autre chose que la douleur, des images plutôt apaisantes, ça aide il parait. Sauf que les bonnes choses ont toujours une fin et là en l’occurrence elle était un peu brutale la fin.
Gémissements de douleur alors que son corps se soulève du sol direction la boutique des apothicaires, avec cette impression que les deux hommes ont les mains non pas sur ses habits mais sur sa chair mise à vif, laissée à nue par les brûlures, sans la peau protectrice, plus de cocon…Derrière eux, la femme de l’apothicaire et le vieux chevalier, elle occupée à tenter de réveiller par tous les moyens possible le vieil homme, l’acolyte d’Ald et sans aucun doute une personne de grande valeur à qui la rouquine vouera un profond respect après cette mésaventure.
La boutique est là, et la jeune femme d’être posée précautionneusement dans un coin tranquille alors que le médicastre déjà était parti préparer les soins qui devenaient de plus en plus urgent à mesure que le temps passait, la douleur irradiait le corps de la rouquine et elle luttait pour rester aux limites de la conscience, ne pas sombrer, pas tout de suite…
Qu’allait il lui faire ? Elle avait beau avoir quelque peu pratiqué comme barbier chirurgien à l’Ost, ses connaissances n’en restaient que très sommaires, quelques usages de plantes, quelques techniques, mais jamais elle n’avait affronté de brûlures, encore moins des brûlures si graves. L’inconnu devant elle, l’ignorance comme toujours, l’impuissance…
…Et un bain.
En un rien de temps on lui avait retiré le peu d’habits qui avaient résisté au feu, gémissements les accompagnant alors que le tissu dévoilait la peau meurtrie puis on la porta jusqu’au baquet, l’y déposant délicatement.
L’eau froide qui enflamme sa peau encore brûlante lui arrache un cri déchirant de douleur, encore un.
Des larmes sur ses joues alors que finalement elle se laisse aller aux doux bras de l’inconscience, bastion lui permettant un répit même de courte durée dans son combat contre la douleur intense. Ce n’était pas grand-chose cette eau, assurément une solution qui ne durerait pas longtemps, mais finalement la brûlure ressentie au contact de l’eau finit par s’estomper et laisser place au soulagement bien mérité après ce calvaire. Se reposer…elle voulait juste dormir à présent et prier dans ses songes pour que le vieux chevalier se réveille et pour voir un visage familier se pencher au-dessus d’elle.
Néant sans rêves et sans repos, mais absence de douleur dans ce cocon froid.

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MessageSujet: Re: [RP] L'incendie de Ryes   Lun 8 Fév 2010 - 11:14

IL continuait à hurler et rugir.
La taverne n'était plus qu'un délicieux souvenir, et il devait à présent concentrer ses forces sur cette nouvelle maison qui déjà avait commencé à bruler. Les ballots d'étoffe l'attiraient. Il les voyait déjà bruler et envahir la pièce d'une chaleur étouffante. Mais la résistance des hommes était plus importante qu'il ne l'avait pensé.
Il était en train de perdre la façade et le rez de chaussée. Et dans la réserve, ces ballots de tissus tant convoités devenaient de plus en plus emplis de cette eau haïe projetée en feu continu dans les lieux. Il lui restait toutefois l'étage, qu'ils n'avaient pas encore réussi à atteindre. Avec un peu de chance, il pourrait y reprendre de la force, peut être reconquérir le terrain perdu, voir, doux cauchemar, rejoindre nouvelle place, nouvelle demeure, tout prête à accueillir ses flammes et sa fureur.

Au dehors, la maison au sud de ce qui avait été la taverne résistait toujours. Seule. Isolée. Sans aide aucune. Il perdait du temps, mais il n'en avait cure. Car il savait que sans soutien bientôt elle cèderait à son tour, et il pourrait là aussi se répandre sur tout pièce inflammable.

La chaine au milieu de la fournaise avait pris de l'ampleur, dirigée qu'elle était par les licorneux venus en renfort. Elle se faisait de plus en plus efficace, même si peu de bras à présent venaient renforcer les rangs de ceux qui luttaient avec ardeur, risquant de s'épuiser rapidement.

La partie n'était encore gagnée par aucun des deux camps, tandis que dans les cieux le vent s'était levé, le ciel se chargeant de plus en plus de nuages noirs. Si seulement il pouvait souffler plus fort encore.
Juste assez pour lui donner cette force dont il avait encore besoin.
Juste assez...
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MessageSujet: Re: [RP] L'incendie de Ryes   Jeu 11 Fév 2010 - 19:20

[ Enfin sorties…]

Tant bien que mal, elles étaient sorties, tant bien que mal… Les deux âmes se trouvaient sauvées d’un grand danger… Mais elles…Une limousine tenant un homme dans ses bras, et une normande à genoux, la bâtarde de sa camarade à côté d’elle. Elle souffrait depuis un long moment dans cette boutique, mais n’écoutait pas son corps qui la rappela à l’ordre, le poussant des extrêmes. Elle avait tenu bon, elle n’avait pas failli durant cette évacuation des plus forcées, mais maintenant elle suffoquait, essayait de respirer la bouche ouverte, dans un râle étrange, les yeux toujours rivés au sol. Sa poitrine lui brulait de l’intérieur, comme si les flammes la dévoraient, la toux se fit violente… Un instant, juste l’espace d’un instant, ses mains se crispèrent au sol. Sa vue commence à se troubler, elle retient ses larmes et son envie de crier qu’elle souffre qu’elle a mal, qu'elle voulait qu'on l'aide au mieux, mais une tempête qui demande de l'aide, était ce concevable ? Orgueilleuse à l'excès, comme toujours...

Encore une fois, elle tente de respirer et de se battre, lentement, pour continuer à vivre, pour ne pas choir, pour ne pas paraître faible… Sans succès… Elle entendait au loin l’agitation environnante qui peu à peu ralentissait, elle sentait sa tête devenir lourde, très lourde, si lourde… Et peu à peu, des images de sa vie lui revinrent en tête… La fin… Non pas maintenant, elle qui avait survécu à pire que cela, pourquoi maintenant ? Pourquoi ? Elle voulait survivre pour ceux qui l’aimaient, à tout prix, encore un dernier effort, juste un, et elle se laisserait aller ensuite
Un murmure rauque…


-Aidez... moi…


Et l’inconscience.
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MessageSujet: Re: [RP] L'incendie de Ryes   Ven 12 Fév 2010 - 23:43

[Devant la maison du Tisserand - m'enfin ... ]

On tousse et on crache, on reprend son souffle, on se dit qu'il fait meilleur dehors que dedans parce qu'aprés cette chaleur un petit bain glacé ça sera pas du luxe !

Alentour c'est ... enfumé ! on n'y voit pas plus que dans une purée de pois. De la taverne il ne reste qu'un tas de gravats. Y a-t-il des victimes ? Il y a de grandes chances. De la maison du tisserand on peut voir les flammes toujours sur le toit. L'au est enfin arrivée avec des villageois alors qu'elles sortaient du bâtiment, il semble que les villageois se bougent enfin et le feu semble pour l'instant tenu à distance. Bess esquisse un sourire en pensant au pauvre stock qui avait été tant protégé et qui pour l'instant devait sans aucun doute regorger d'eau. Les arroseurs ont visiblement prit un certain rythme et c'est aussi bien pour le moment.

La mégère est toujours pétrifiée, serrant un morceau de toile entre ses bras, les yeux rivés sur ce qui fut son chez elle, et qui pour l'instant tenait encore tête face aux flammes. Bess baisse enfin les yeux sur son fardeau. L'homme est toujours inconscient, d'ailleurs c'est pas vraiment normal, depuis qu'il a reçu ce coup d'Akane il devrait au moins avoir l'air de se reprendre... ou de gémir peut être. Tandis que là ... rien ! Ca fait pourtant un moment qu'il s'est prit l'épée sur la caboche, devrait râler et tempêter crier au scandal et à la plainte pour coups et blessures. Tandis que là ... rien ! En gros il semble plus atteind que Bess ne l'aurait penser. Akane aurait-elle été plus fort qu'il ne fallait ? Légèrement inquiète elle se baisse sur le corps du Georgeounet à sa mégère, colle son oreille sur les lèvres de l'imbécile qui s'est mit tout seul dans cet état (ben oui quoi ? on lui a demandé gentiment de sortir, s'il avait obéit il serait pas là boudiou !). Bon il respire au moins, c'est déjà ça. Elle tate maintenant la Bessou, le crâne bien évidemment, à la recherche de la bosse qui devait mainteant orner la tête du malheureux. Avec un peu de malchance cet idiot n'aura rien trouvé de mieux que de se fendre le crâne sous l'assaut de la bastarde.

A l'instant ou elle sent quelque chose de poisseux sous ses doigts, sans doute du sang, elle entend un faible appel et se tourne vers Akane qui s'effondre sur elle même. Ah ben oui mais non !


M'enfin...

Et elle fait quoi maintenant la Bess ? mmhhh ? nan mais y a des fois j'vous jure on ferait mieux de rester couché

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MessageSujet: Re: [RP] L'incendie de Ryes   Sam 13 Fév 2010 - 11:57

[Suite de l'épopée équidéenne]

Récapitulons, 4 fois qu'il prend cette route de la matinée.. Un tonnelet dans les bras.. pas très plein à la base.. et encore moins suite à la chute du dit tonnelet..
Bref il fonçait sur l'entrée Nord de Ryes tenant fermement le précieux "or noir" ainsi que son couvercle.. il allait pas se faire avoir deux fois sur la même bêtise..
L'étalon que montait le héraut depuis le début était pour le coup épuisé.. si bien qu'arrivant à la porte Nord le Trémouillois mit pied à terre et laissa l'équidé aux portes de la ville.. il pourrait ainsi brouter et se reposer à l'écart du bruit et des flammes.. Il n'aurait même pas la force de s'enfuir si l'envie lui prenait..

Le Poitevin continua le reste de la route au pas de course.. la dernière fois qu'il avait parlé à Mackx il était le dernier maillon de la chaine contre le feu.. Eragon fonça donc droit en direction de l'œil de la fournaise.. Écartant quelques passants effrayés sans ménagement..
Il arriva en vue de la chaîne humain qui était maintenant rodée.. on aurait dit un seul corps qui partait du lavoir a l'incendie.. tous étaient synchronisés et bien que l'incendie prenait de l'importance.. l'action de la chaîne n'était pas non plus vaine puisque chaque parcelle de bois qui ne brûlait pas était une victoire à part entière..

Et par magie, le vicomte était toujours au même endroit, luttant contre les flammes, lançant l'eau sur la maison enflammée..


MACKX!! Hurla t'il de loin.. Il n'allait pas s'approcher si près des flammes la poudre pourrait prendre aisément.. et la le Poitevin ne donnerait pas cher de sa peau..

J'ai la poudre.. enfin ce qu'il restait.. les réserves de Ryes sont au plus bas en poudre..

Et il lui tendit le tonnelet.


Et tu comptes t'y prendre comment.. Va falloir éloigner la populace..

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MessageSujet: Re: [RP] L'incendie de Ryes   Mer 17 Fév 2010 - 16:17

La lutte se faisait de plus en plus difficile pour ses flammes destructrices. La maison du tisserand résistait plus qu'il ne l'avait de prime pensé, avec l'aide de l'eau apportée par les villageois. Son espoir sur ce front était d'arriver assez rapidement à la maison suivante, où il pourrait redémarrer à zéro son oeuvre.

Alors que la taverne finissait de se consumer et que ses flammes là bas se faisaient moins vives fautes de quoi bruler, il avait enfin réussi à prendre pied sur cette maison du sud qui pour l'heure lui avait offert lutte acharnée. Le toit commençait à bruler et bientôt le brasier pourrait à nouveau s'étendre.

Les nuages au loin s'amoncelaient et déjà le ciel était d'un gris plombé. Le vent soufflait de plus en plus fort, mais pas encore suffisamment pour qu'il puisse se répandre tel trainée de poudre.
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MessageSujet: Re: [RP] L'incendie de Ryes   Jeu 25 Fév 2010 - 17:09

BRAOUMMMMMM

Soudain le ciel s'obscurcit, s'emplissant de nuages d'un noir d'encre, occultant toute lumière du soleil naissant. Le tonnerre résonna à nouveau, se répercutant contre les contreforts de la montagne sur laquelle se trouvait nichée la forteresse. Zeus et Thor réunis s'étaient mis en colère et envoyaient sur les hommes des éclairs annonciateurs d'un nouveau déluge.

Et la flamme elle se mit à trembler sous la force du vent et de la crainte primaire de son ennemi ancestral. L'eau. Oh certes l'orage la faisait naitre souvent, avec frères et soeurs, mais là elle sentait en son être que ce ne serait point le cas.

Quelques minutes plus tard le ciel commença à déverser un rideau d'une pluie froide et pénétrante, martelant toits, sols et humains de milles lames meurtrières.

Le brasier essaya de résister, se recroquevilla pour ramasser ses forces et les lancer de nouveau dans la bataille mais rien n'y fit. Après une heure de ce traitement, il ne restait plus une sale trace de sa chaleur à part les vestiges d'une auberge à reconstruire, des blessés et deux toits à rebâtir.
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Antlia

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MessageSujet: Re: [RP] L'incendie de Ryes   Dim 28 Fév 2010 - 22:37

[ Sur la place au milieu des porteurs d'eau, seau à la main : La délivrance ou les prémices d'un nouveau combat ]

Le feu se déplaçait encore et toujours, et la chaine de porteurs d'eau se déformait les uns ne sachant où aller, les autres allant là où ils pensaient être utiles sans perdre de leur utilité. Il fallait réorganiser le tout et certains villageois semblaient en prendre conscience et commençaient à rassembler et donner des ordres afin d'accroitre leur efficacité.
Aussi Tlia se redressa, massa sa chute de reins qui sous les seaux pleins d'eau avaient souffert, fermé et réouvert ses mains gantées afin de les dégourdir alors que ses yeux tombèrent sur "feu" la taverne du vieux François.
Elle s'arrêta un moment et n'avait qu'une envie: courir afin de voir, de savoir si tout allait bien de ce côté là. Où plutôt savoir si Ald allait bien. C'est surtout cela qui la prenait aux tripes. Elle ne l'avait pas aperçue parmi toute cette foule qui allait et venait au devant des flammes ou des blessés.
Un vide? non , un doute venait prendre part d'elle - Y a pas intérêt à ce qu'elle ait risqué ses fesses sinon ça va mal aller pour elle!
Et ce cri qui résonnait en elle, une demande d'aide... oui elle l'avait entendue, et ce n'était pas un bon présage: des blessés, il y avait des blessés là bas.
C'était des paroles de colère, masquant ainsi sa crainte... Qu'il était plus facile d'exprimer une colère, qui en fait, n'était que contre soit même. Une peur de l'inconnu, de ne savoir ce qu'il était advenu de Ald. Et qui y avait il donc dans cette taverne qui n'était plus qu'à présent ruines ?

Tout cela se passa en un court espace temps, fermant les yeux afin de se concentrer à nouveau sur ce qu'il restait à faire, le feu, cette gangrène qui prenait tout sur son passage, l'avalait et le dissolvait avec une facilité déconcertante.
Yeux ouverts, la Blonde regardait la maison des tisserands d'où Bess et Akane étaient sorties. Le toit prenait feu, et les maisons derrière allaient subir le même sort si personne n'y faisait rien. Elle reprit son seau à la main, le remplit d'eau. Elle pouvait combattre les flammes de ce côté là, prenant au passage quelques villageois afin d'être le plus rapide possible et gagner contre celui ci. Prier Aristote que l'orage craque et qu'enfin la pluie salvatrice gagne Ryes? Peut être mais elle n'en avait ni le temps, ni l'énergie pour le moment.
Et son souhait se réalisa! Le ciel se zébra d'un éclair blanc, illuminant comme en plein jour la campagne de Ryes. Puis ce bruit sourd qui éclate dans un fracas tel que tout son être vibre au son de celui ci. Elle reste alors suspendu au ciel, à l'avenement de ce qu'ils espéraient tous : la pluie.
Les villageois s'arrêtaient eux aussi. Ils auraient bien pu mener une danse de la pluie avec leur seau à la main et le nez en l'air!
Nez tendu vers la grisaille qui noircissait, peau à l'affut de la moindre trace d'humidité froide, qui aurait fait contraste avec celle qui ruisselait le long de sa peau sous les efforts qu'elle entreprenait depuis le début de l'incendie.
Et suspendue au bruit qui continuait à faire vibrer les parcelles de son corps, une lourde goutte d'eau froide vint s'écraser sur son front, puis une seconde, laissant les habitants en suspend dans leurs gestes.
Oui ils observaient cette pluie, allait elle être assez forte, où n'était ce qu'encore un coup du sort venu juste les narguer ?

Le silence tel un murmure ou une prière. Le silence tel un souhait que tout s'achève maintenant !
Et un bruit de plics et de plocs gagnant en intensité prend en ses bras le village, et d'un seul homme, ces villageois laissèrent échapper un cri, un chant, sans doute à la gloire de la pluie. Effusions qui firent sourire la Licorneuse qui laissa échapper le seau qu'elle avait en main.

Et là, de suite, une seule image lui vint en tête : celle de la Rousse .

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Aldraien

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MessageSujet: Re: [RP] L'incendie de Ryes   Lun 1 Mar 2010 - 0:46

Parce que ce n’est pas la fin…

Elle n’avait pas vu grand-chose de la suite des soins la petite, trop occupée à être évanouie pour comprendre quoi que ce soit. L’eau cependant était soulageant pour le corps meurtri de ce petit bout de femme qui se croyait immortelle, permettant un petit moment de répit si bien à elle qu’aux personnes qui s’occupaient d’elle. Que faisaient elles d’ailleurs ? Où était passé le Chevalier Erwyn et les autres ? Tout était bien silencieux mais sans doute Flaiche et l’Apothicaire étaient encore en train de s’occuper d’elle, faire tout leur possible pour réduire la gravité des blessures dont souffrait Ald. Peut-être essayaient ils de la rendre…présentable ? Toujours est-il que la rousse s’était sentie transportée hors de l’eau, même que ça l’avait fait réagir, qu’elle s’était débattue un peu…enfin débattre, c’était un bien grand mot, disons qu’elle avait bougé la main et gémit pour montrer que ça lui plaisait pas de quitter ce petit cocon.
Les soins avaient continué, un moment, un long moment même, si bien qu’Ald a vécu un espèce d’espace temps indistinct durant lequel elle n’aurait pas été capable une seule seconde de dire ce qu’on lui avait fait, et puis même si elle avait senti elle n’aurait surement pas pu dire ce qu’on lui avait fait…Faut dire que dans l’état où elle se trouvait ça paraissait difficilement concevable d’être capable de sortir comme ça en claquant des doigts toutes les manœuvres effectuées pour la soulager, rendre moins visibles les cicatrices qui allaient bientôt venir prendre place ad vitam sur son visage. Cicatrices ou plutôt marques du destin. Comme quoi elle avait encore échappé une fois à la mort par on ne savait quel miracle, mais jusqu’à quand serait elle sous la protection du Très-Haut ou de la chance ? Ca ne pouvait de toute évidence pas durer éternellement, restait seulement à croiser les doigts pour que ça dure le plus longtemps possible, un petit jeu morbide avec la faucheuse qui se riait d’elle.

Ce n’est pas la fin tant qu’on ne l’a pas décidé…Et Ald ne l’avait pas encore décidé. Vivre, vivre pour survivre et donner, donner encore sans jamais rien prendre en retour, donner de l’amour, beaucoup d’amour sans forcément que cela soit visible…Tout donner sans rien demander, sans jamais rien prendre de force. Chemin de vie parfois difficile à suivre et pourtant son choix à elle, celui qu’elle suivra quitte à en mourir pour de bon. Peu importe après tout, seul ce qu’elle donne a de l’importance, trace indélébile qui restera ici bas lorsque tout sera fini.
Prière à elle-même, prière à Dieu, le seul qui puisse l’entendre en cet instant, le seul à qui elle puisse confier ses doutes, ses craintes et ses angoisses les plus profondes et les plus noires parce qu’on a tous besoin d’un confident…Ald se réfugie dans la prière à défaut d’avoir sa confidente près d’elle et pourrait elle seulement lui confier tout ce qu’elle a sur le cœur sans risquer de l’inquiéter encore plus ? Non, sans doute pas, ce n’est d’ailleurs même pas la peine d’y réfléchir, la chose va d’elle-même, son cœur est brûlé lui aussi en cet instant, improbable idée que celle d’en parler à quelqu’un d’autre que celui qui a bien failli lui reprendre la vie qu’il lui avait offert mais qui finalement l’avait épargné encore une fois. Simple caprice de sa part ou destinait il ce répit à une fin précise ?
Peut être destinait il Ald à se dévouer corps et âme à la Licorne ce qu’elle était déjà entrain de faire et par ce geste l’empêchait à présent de trouver le bonheur, de trouver un homme pour partager sa vie. Possible amour qui serait terrifié par le visage que la rouquine allait montrer aux autres à présent, amour même de ses proches qui s’en trouvait compromis, comment allait réagir Tlia ? Tlia…

Obsédée qu’elle était par l’image qu’elle allait montrer aux autres Ald, qu’elle n’avait même pas remarqué s’être réveillée, du moins elle ne l’aurait pas remarqué si les douleurs ne l’avaient pas fait redescendre les pieds sur terre, ou plutôt le corps allongé sur une table en bois.
Elle grelottait la petite, pas sous l’effet du froid non, mais sous la fièvre de cheval qui la tenaillait encore alors même que les personnes s’occupant d’elle avaient fait tout leur possible. Les soins avaient été efficaces, certes, pas pour ça qu’elle allait se remettre sur pieds et courir de suite…le rétablissement allait être long, très long et peu sûr pour le moment. Il fallait qu’elle se repose, qu’on continue de s’occuper d’elle et surtout…
Tlia…
Il lui fallait son amie, sa sœur, son âme-sœur presque, il fallait qu’elle soit à ses côtés pour l’aider à se battre, pour que la rouquine survive comme elle l’avait toujours fait même dans les situations les plus…périlleuses et risquées. Cette épreuve qui allait la changer à jamais…elle devait avoir un soutient pour la surmonter. Tlia…
D’où vient la force, d’une volonté de conservation de la vie ? Ald n’en avait rien à faire de tout cela, sa propre vie n’avait pas d’importance, seule comptait celle des personnes qu’elle aimait. Et c’est cela, la volonté de protéger et d’être présente pour les autres, qui fait que l’on a la force de se battre, on ne se bat jamais pour soi, c’est une utopie, seul l’égoïsme peut mener à une telle folie. Et les autres…c’était Elle. C’était eux.

Maintenant, elle se retrouvait allongée sur une table en bois, recouverte d’un très léger tissu, du lin surement, et avec un apothicaire qui régulièrement changeait le tissu humide qui recouvrait son front et en passait un autre sur son visage pour la rafraichir un peu. De l’eau froide, très froide, que sa peau brûlée absorbait presque immédiatement ou que son front brûlant réchauffait en quelques secondes à peine. Au milieu de tout ça, une Ald à moitié dans les vapes qui se bat pour rester éveillée, pour forcer cette fois l’apothicaire à sortir et à ramener l’Etoile, parce qu’elle en a besoin aujourd’hui plus que jamais pour la guider hors des ténèbres, parce qu’elle en a besoin cette fois pour survivre.
Son regard se pose sur l’apothicaire, voilé, presque sans vie et les émeraudes ternes lui font comprendre qu’elle a quelque chose à dire…les lèvres qui remuent légèrement pour appuyer son geste et l’homme ,qui après avoir les avoir humidifiées (les lèvres hein) avec le tissu, s’approche de la rouquine brûlée pour l’entendre murmurer.


Allez…chercher Antlia…Une blonde…cape azur de la Licorne…Trouvez là et…sa vassale a besoin d’elle.

Tout ce qu’elle a pu dire, mais l’homme dans ses yeux réussit très bien à lire la détresse et la supplique dans ces quelques mots, enfin…Après avoir changé à nouveau le tissu de son front, il se dirige dehors, laissant pénétrer à l’intérieur l’odeur de la pluie ainsi que le bruit des gouttes frappant le sol avec fureur, on aurait presque dit des larmes…[Il pleure sur mon cœur comme il pleut sur la ville, quelle est cette langueur qui pénètre mon cœur ?*]
Saveur amer que celle de la rouquine, entre joie d’entendre la pluie venir sonner le glas du dernier frémissement du brasier et peine que celle-ci ne soit pas arrivée plus tôt afin d’étouffer le feu dans l’œuf…mais ça aurait été trop facile sans doute.
[Ô bruit doux de la pluie par terre et sur les toits !*] Saveur exquise pourtant de savoir que plus aucun mal ne sera fait à Ryes ou à ses habitants…qu’elle en soit la seule victime la soulage presque finalement et c’est en fermant les yeux qu’elle chante intérieurement sa victoire sur la mort qui ne pourra se réjouir d’avoir fait un festin ce jour alors qu’à l’extérieur, l’apothicaire s’active.

Il passe à travers les gouttes d’eau l’homme, direction l’auberge où moins d’une heure auparavant brûlait encore et dont à présent il ne restait que des ruines dont s’échappaient encore quelques fumées impuissantes mais qui avaient déjà fait bien assez de ravages. Mine dépitée de l’homme qui prie intérieurement pour que les flammes n’aient pas fait d’autres victimes sinon sa boutique risquait de ne pas être assez grande pour tous les recueillir…
Et finalement il l’aperçoit, la cape dont lui a parlé la blessée. La cape azur, symbole des Chevaliers de Ryes. Ils sont beaucoup de villageois là-bas, mais il y a quelques capes…il la trouvera peut-être, là-bas. Alors il s’approche à grandes enjambées, penchant la tête en entendant les cris de joie…savent-ils qu’il y a des blessés ? Peu importe, sa mission avant le reste, il irait les sermonner plus tard, pas maintenant. Les yeux scrutent, observent, détaillent et finalement tombent sur une évidence : il n’y a pas une seule femme blonde et portant la cape azur dans l’assemblée. Pourtant il y a bien deux trois blondes, dont une qui attire son attention plus que les autres de par sa prestance différente des simples paysannes et habitantes du modeste village de Ryes…enfin dans le doute, il allait la jouer à l’ancienne : mains mises de sorte à faire porter sa voix, il se met à hurler non-loin de la foule :


ANTLIAAAAA !!!! VOT’ VASSALE A B’SOIN D’VOUS !!!!!


___________

Note : * Extrait du poème "Il pleure sur mon coeur..." de Verlaine.

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MessageSujet: Re: [RP] L'incendie de Ryes   Sam 6 Mar 2010 - 20:59

[Finalement, pas de prémices mais un nouveau combat]


La pluie... enfin la pluie qui lavait sa figure de la suie et la crasse qui s'étaient accumulées. De longues trainées noires se dessinaient sur son visage, formant vagues et torrents d'un maquillage fort malhabile. Cette eau aurait tout aussi bien pu laver les âmes meurtries de certains, mais l'euphorie était présente.
Exténuée, elle n'en pouvait plus, et la tension qui l'avait prise toute la journée s'évacuait. Mais les yeux toujours rivés sur cette maudite auberge quant un homme se met à crier sur la place, essayant de couvrir les bavardages, les angoisses mais aussi le bruit de l'orage et du bois qui cède sous le feu qui phagocyte tout sur son passage; mais plus pour longtemps.


ANTLIAAAAA !!!! VOT’ VASSALE A B’SOIN D’VOUS
Ce cri a pour effet bénéfique de balayer la fatigue et toute affaire cessante, lâchant ce qu'elle a dans les mains, elle y va. Non elle court, elle se dirige vers l'homme qui planté sur la place, les mains en porte voix hurle pour attraper quelqu'un: elle.
Il a le visage de ceux qui paniquent, de ceux qui ont vu non pas un fantôme mais presque. Cette expression glace le sang de l'Errante. Sa respiration se fait douloureuse comme pour se prémunir de quelque chose de grave .
La distance diminue, et la voilà devant lui .


Antlia. Où est elle mon Brave?

L'homme lui montre d'un doigt hésitant l'endroit d'où il venait, juste à côté de l'auberge et une réflexion : Aldraien n'a pas bougé, elle est là bas, elle a besoin d'aide , donc ça ne va pas .
Alors, elle laisse en plan le Sir un peu à côté de ses chausses . Elle se met à courir la Belle, la respiration presque coupée par les sensations n et voit un petit attroupement... mauvaises ondes, mauvais pressentiment.
Elle s'approche presque au ralenti de découvrir ce qui est et sera. Elle se faufile, passant de coté, se faisant petite pour voir. Elle s'arrête pour voir le carnage, et une envie de vomir lui prend les tripes la gorge. Une nausée lorsque ses yeux se posent sur la chaire brulée, à vif, ce ramassis de noir, rouge sanguinolent et cette odeur si caractéristique de la chaire brulée.
Elle a envie de s'enfuir lorsqu'elle voit Ald dans cet état, mais ... ses yeux .ce sont ses yeux qui la retiennent de par sa demande d'assistance qu'elle peut y lire. Elle vomira après!
Elle prend respirations courtes puis s'approche et regarde ceux qui sont à coté.
Délicatement elle prend sa main, et délicatement elle en caresse la peau.
Ald, c'est Antlia. Nous allons te ramener à la Forteresse avec le Chevalier.
Coup d'oeil à l'ancien, qui n'a pas l'air non plus dans son assiette. Un rapide coup d'oeil atteste qu'il n'a pas été brulé mais les feux sont souvent cause de maux internes.
Alors elle regarde les villageois agglutinés puis demande au Médicastre :
Sont ils transportables?


Et de sa voix à peine audible elle récite, comme une complainte des mots sur la souffrance .... Et doucement , près de Ald, elle psalmodie juste pour elle, assise a ses côtés, le fondement dans la terre .

Citation :


Quand je suis ivre de tourment,
Gisant malade au fond du gouffre,
Je ne me meurs pas faiblement,
C'est par ma force que je souffre.

Par tant de force, et par l'essai
De calmer l'âme belliqueuse !
Qui peut comprendre cet excès ?
La douleur, c'est ce que l'on sait,
La douleur n'est pas partageuse.

Elle est notre savoir secret,
Notre silence, quoi qu'on fasse ;
Si nos cris remplissaient l'espace,
Personne encore ne saurait ;

La douleur, c'est le point de rage
Où le sort le plus redouté
Vient défier notre courage
La douleur, c'est la volonté,

La volonté des coeurs sans bornes,
Bondissant comme des taureaux,
Qui, le front dur, le regard morne,
L'épée ancrée entre les cornes,
Sont étonnés de souffrir trop !

Ô volonté simple et féroce,
Que tout méprise et veut dompter,
Toi qui connait la gloire atroce
De ne pouvoir pas accepter,

C'est toi l'horreur et la noblesse
Du désir, qui triste, assagi,
Ne saigne plus quand tout le blesse,
Et qui se tait quand il rugit !

Anne de Noailles - La douleur c'est la volonté

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